LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2101593

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2101593

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2101593
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantCABINET LANDOT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 février 2021, 31 août 2021 et 14 janvier 2022, la société par actions simplifiée Boulangeries BG, représentée par Me Boumaza, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé à ses déclarations préalables à fin de modification des façades de la construction existante et de création de places de parking sur un terrain situé 3 avenue de la Voulzie à Provins ;

2°) d'annuler les arrêtés du 10 juillet 2019 et 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé à ses demandes d'autorisation d'installation d'enseignes sur un bâtiment situé 3 avenue de la Voulzie à Provins ;

3°) d'annuler la décision du 18 décembre 2020 par laquelle l'adjoint au maire de Provins a rejeté sa demande indemnitaire préalable ;

4°) de condamner la commune de Provins à lui verser la somme globale de 1 433 096 euros à titre de réparation des préjudices subis assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 novembre 2020 ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Provins une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 sont entachés d'une erreur d'appréciation au regard de l'article UX 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la présence des aménagements ne fait pas obstacle à la circulation des piétons et à l'accès à la parcelle en toute sécurité par les services d'incendie et de secours ; en outre, l'existence ou non d'une servitude de passage permettant d'empiéter sur la parcelle voisine est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées ;

- ils sont illégaux dès lors qu'il n'existe aucune contradiction concernant l'existence d'un local affecté à la collecte des déchets ; en outre, ils sont entachés d'une erreur de droit dès lors que les dispositions de l'article UX 4 du règlement du plan local d'urbanisme exigeant la création d'un local ou d'un espace dimensionné pour la collecte sélective et la mise en place d'un dispositif de collecte et d'épuration des eaux pluviales ne sont pas applicables au projet qui consiste uniquement à modifier les façades de la construction existante et le parking ; en tout état de cause, est soulevée l'illégalité du plan local d'urbanisme, par voie d'exception, dès lors que le degré extrêmement prescriptif de la règle locale n'est nullement justifié ;

- ils sont entachés d'une erreur de droit dès lors que l'article UX 11 du règlement du plan local d'urbanisme ne s'applique pas pour un logo directement posé sur le bardage de la façade du bâtiment et d'une erreur d'appréciation dès lors que le logo implanté sur les façades du bâtiment respecte l'exigence de discrétion et d'insertion dans l'environnement ;

- il revient à la commune d'expliquer le motif de refus fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article UX 12 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement ;

- les arrêtés attaqués ne méconnaissent pas les dispositions de l'article UX 13 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux espaces libres, aux aires de jeux et de loisirs et aux plantations dès lors que la société pétitionnaire prévoit d'implanter 8 arbres sur la bordure est de la parcelle ;

- la société requérante a subi un préjudice économique du fait de la caducité du bail commercial conclu le 9 octobre 2018, du fait de la conclusion d'un contrat d'assistance à maîtrise d'ouvrage le 30 avril 2019 à hauteur de 1 750 euros HT, du fait de la perte de chiffre d'affaires à hauteur de 9 781 200 euros sur la durée du bail commercial et du fait de la perte de la valorisation du fonds de commerce de boulangerie à hauteur de 652 080 euros ; en outre, elle a subi un préjudice moral à hauteur de 20 000 euros en raison de l'atteinte sérieuse à sa réputation ; ainsi, elle sollicite l'indemnisation de ses préjudices à hauteur de 1 433 096 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 juin 2021, 6 janvier 2022 et 24 mai 2022, la commune de Provins, représentée par Me Landot, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la société requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que la qualité pour agir du requérant n'est pas établie ;

- les conclusions à fin d'annulation des refus d'autorisation sont tardives ;

- les refus d'autorisation ne sont pas constitutifs d'une faute dès lors que les dispositions de l'article UX 11 du règlement du plan local d'urbanisme ne sont pas méconnues ;

- la commune a pu s'opposer à la déclaration préalable dès lors qu'elle était en présence d'informations contradictoires sur le respect par le projet des dispositions de l'article UX 4 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet ne respecte pas les règles posées par l'article UX 4 du règlement du plan local d'urbanisme en matière de traitement des eaux pluviales ;

- le projet ne respecte pas les règles posées par l'article UX 13 du règlement du plan local d'urbanisme en matière de traitement des eaux pluviales dès lors qu'aucun dispositif paysager n'est prévu ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UX 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la place de stationnement n° 5 aura un espace de dégagement inférieur à 5 mètres compte tenu de l'espace réservé aux vélos prévu juste en face ;

- la commune a pu s'opposer au projet au motif que celui-ci ne garantit pas la sécurité des personnes ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UX 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le terrain est privé d'un accès à la voie publique ;

- le préjudice tiré des frais d'intervention de l'assistant à maîtrise d'ouvrage n'est pas réparable ;

- le préjudice tiré de la perte de bénéfices attendus n'est pas réparable dès lors qu'il n'est qu'éventuel ;

- le préjudice tiré de la perte de valorisation du fonds de commerce n'est pas certain ;

- la réalité du préjudice moral n'est pas établie.

Par une lettre 24 mai 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 15 juin 2022 sans information préalable.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 17 octobre 2022.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'autorité de la chose jugée par les jugements rendus par le tribunal le 18 mars 2022 sur les requêtes nos 1906893, 1909224, 1906894 et 1909487 et du non-lieu à statuer découlant de l'annulation des arrêtés du 10 juillet 2019 et du 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé à la demande d'autorisation d'installation d'enseignes de la SAS Boulangeries BG.

Des observations ont été enregistrées pour la société requérante le 24 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de commerce ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- et les observations de Me Garnerone, substituant Me Boumaza, représentant la société requérante et celles de Me Polubocsko, substituant Me Landot, représentant la commune de Provins.

Considérant ce qui suit :

1. Par deux arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019, le maire de Provins s'est opposé aux travaux de la SAS Boulangeries BG aux fins de modification des façades de la construction existante et de création de places de parking sur un terrain situé 3 avenue de la Voulzie à Provins. Par deux arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019, le maire de Provins s'est opposé à la demande de la SAS Boulangeries BG à fin d'installation d'enseignes sur un bâtiment situé 3 avenue de la Voulzie à Provins. Par la présente requête, la SAS Boulangeries BG demande l'annulation des quatre arrêtés précités et la condamnation de la commune de Provins à lui verser la somme globale de 1 433 096 euros en réparation des préjudices subis assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 novembre 2020.

Sur la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité à agir de la société requérante :

2. Aux termes de l'article L. 226-7 du code de commerce applicable à la société par actions simplifiée (SAS) : " La société est représentée à l'égard des tiers par un président désigné dans les conditions prévues par les statuts. Le président est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société dans la limite de l'objet social. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête a été introduite par le conseil de la société par actions simplifiée Boulangeries BG inscrite au RCS sous le n° 478 455 793. En indiquant que la requête était présentée au nom de son représentant légal, la société requérante doit être regardée comme ayant nécessairement entendu viser son président et la commune de Provins ne faisant valoir aucune circonstance de nature à justifier l'absence de qualité pour agir du président de la SAS Boulangeries BG, alors que le président tire des dispositions de l'article L. 227-6 du code de commerce la qualité pour agir en justice au nom de la société, la fin de non-recevoir ne peut être qu'être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 :

4. En premier lieu, par un jugement nos 1906893-1909224 du 18 mars 2022 devenu définitif, et intervenu après l'enregistrement de la présente requête, le tribunal administratif de Melun a annulé les arrêtés du 10 juillet 2019 et du 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé à la demande d'autorisation d'installation d'enseignes de la SAS Boulangeries BG. Par suite, ces actes ayant disparu rétroactivement de l'ordonnancement juridique, les conclusions du présent recours, tendant à l'annulation de ces arrêtés sont, de ce fait, devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur ces conclusions.

5. En second lieu, par un jugement nos 1906894-1909487 du 18 mars 2022 devenu définitif, le tribunal a rejeté les requêtes de la SAS Boulangeries BG ayant le même objet et la même cause que les présentes demandes à fin d'annulation des arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé aux déclarations préalables de travaux présentées par la SAS Boulangeries BG aux fins de modification des façades et de création de places de parking et a ainsi épuisé sa compétence. Cette circonstance faisant obstacle à ce que le tribunal se prononce à nouveau sur ces demandes, les conclusions à fin d'annulation des arrêtés précités présentées par la SAS Boulangeries BG doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la tardiveté de la présente requête.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 18 décembre 2020 :

6. La décision du 18 décembre 2020 de l'adjoint au maire de Provins refusant de faire droit à la demande indemnitaire préalable de la société requérante a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de la société. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de la société à percevoir la somme qu'elle réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les moyens tirés de l'illégalité de la décision du 18 décembre 2020 sont inopérants.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

7. En premier lieu, le jugement nos 1906894-1909487 a rejeté les demandes en annulation des arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé aux déclarations préalables de travaux présentées par la SAS Boulangeries BG aux fins de modification des façades et de création de places de parking. Si le jugement précité censure certains motifs retenus par la commune, cette illégalité ne saurait être regardée comme à l'origine d'un quelconque préjudice subi par la société dès lors que le jugement a également reconnu la légalité des autres motifs. Ainsi, la société requérante n'établit pas l'existence d'une illégalité fautive commise par la commune de Provins de nature à entraîner sa responsabilité. Par suite, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité fautive des arrêtés des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé aux déclarations préalables de travaux présentées par la SAS Boulangeries BG ne peuvent qu'être rejetées.

8. En second lieu, le jugement nos 1906893-1909224 du 18 mars 2022 devenu définitif retient l'illégalité des arrêtés du 10 juillet 2019 et du 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé aux demandes d'autorisation d'installation d'enseignes de la SAS Boulangeries BG. Cette illégalité constitue une faute susceptible d'engager la responsabilité de la commune de Provins à l'égard de la société requérante et de donner lieu à indemnisation dès lors que celle-ci justifie l'existence de préjudices réels, directs et certains. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que la société requérante a été autorisée à aménager les locaux situés 3 avenue de la Voulzie en boulangerie en raison de l'illégalité des travaux projetés. Dans ces conditions, elle n'établit pas que le fait d'avoir été empêchée d'installer des enseignes aux abords du terrain situé 3 avenue de la Voulzie est à l'origine d'un des préjudices dont elle se prévaut. Ainsi, les décisions fautives du maire de Provins des 10 juillet 2019 et 21 août 2019 ne sauraient constituer la cause directe, certaine et personnelle des préjudices allégués par la société requérante.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité fautive des arrêtés du 10 juillet 2019 et du 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé aux demandes d'autorisation d'installation d'enseignes de la SAS Boulangeries BG doivent être rejetées.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation de la société requérante doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Provins, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la SAS Boulangeries BG au titre des frais liés à l'instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société requérante la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Provins au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 10 juillet 2019 et du 21 août 2019 par lesquels le maire de Provins s'est opposé à la demande d'autorisation d'installation d'enseignes.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La SAS Boulangeries BG versera à la commune de Provins une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiées Boulangeries BG et à la commune de Provins.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Jeannot, première conseillère,

Mme Blanc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

La rapporteure,

F. ALa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions