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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2101777

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2101777

jeudi 28 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2101777
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7ème chambre, JU
Avocat requérantCABINET DE CAUMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 février 2021 et 29 juin 2021, M. A B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 22 janvier 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;

2°) d'annuler les décisions de retrait de points intervenues à la suite des infractions commises les 18 juin 2014, 12 septembre 2014, 10 février 2015, 9 août 2015, 25 octobre 2016, 4 décembre 2016, 13 décembre 2016, 31 janvier 2017, 21 février 2017, 5 juillet 2017, 9 août 2017, 4 septembre 2017, 25 septembre 2017, 26 septembre 2017, 7 octobre 2017, 8 juin 2018, 6 octobre 2018, 9 octobre 2018, 25 juin 2019, 15 janvier 2020 à 3h50 et 15 janvier 2020 à 3h51 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconstituer son capital de points dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les décisions attaquées portant retrait de points sont entachées d'un vice de procédure dès lors que l'obligation d'apporter au contrevenant l'ensemble des informations préalables prévues par les dispositions des articles L.223-3 et R. 223-3 du code de la route n'a pas été respectée ; il appartient à l'administration d'établir l'accomplissement de cette formalité, la seule production du relevé d'information intégral étant insuffisante pour rapporter cette preuve ; en particulier, les justificatifs apportées par l'administration sont insuffisants s'agissant des infractions constatées les 15 janvier 2020 à 3h50 et 15 janvier 2020 à 3h51 dressées par procès-verbal électronique et celle du 25 juin 2019

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juin 2021, , le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 10 février 2015, 9 août 2015, 4 septembre 2017, 7 octobre 2017 et 9 octobre 2018, au motif qu'elles sont dépourvues d'objet, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a commis les 18 juin 2014, 12 septembre 2014, 10 février 2015, 9 août 2015, 25 octobre 2016, 4 décembre 2016, 13 décembre 2016, 31 janvier 2017, 21 février 2017, 5 juillet 2017, 9 août 2017, 4 septembre 2017, 25 septembre 2017, 26 septembre 2017, 7 octobre 2017, 8 juin 2018, 6 octobre 2018, 9 octobre 2018, 25 juin 2019 et 15 janvier 2020 à 3h50, différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de 35 points sur son permis de conduire. A la suite d'une nouvelle infraction commise le 15 janvier 2020 à 3h51, le ministre de l'intérieur, par une décision référencée " 48 SI " du 22 janvier 2021 a retiré trois nouveaux points puis, après avoir récapitulé les décisions de retrait de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Dans le cadre de la présente instance, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision ainsi que les décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de M. B édité le 17 juin 2021 que les points retirés sur son permis de conduire suite aux infractions constatées les 10 février 2015, 9 août 2015, 4 septembre 2017, 7 octobre 2017 et 9 octobre 2018 lui ont été restitués avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions de la requête dirigées contre les décisions procédant à ces retraits de points sont sans objet et doivent, pour ce motif, être rejetées.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.

4. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises. Il en va autrement si le contrevenant qui conteste les éléments du relevé d'information intégral et l'attestation de paiement établie par le comptable public produite en défense par le ministre, apporte la preuve que le paiement de l'amende forfaitaire majorée est intervenu par la voie du recouvrement forcé engagée par le comptable public.

En ce qui concerne les infractions commises les 12 septembre 2014, 25 octobre 2016, 4 décembre 2016, 31 janvier 2017, 21 février 2017, 9 août 2017, 26 septembre 2017 et 6 octobre 2018 :

6. Il ressort des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B, que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions constatées les 12 septembre 2014, 25 octobre 2016, 4 décembre 2016, 31 janvier 2017, 21 février 2017, 9 août 2017, 26 septembre 2017 et 6 octobre 2018 par radar automatique. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. B n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission de ces infractions doit être écarté.

En ce qui concerne les infractions commises les 25 septembre 2017, 5 juillet 2017 et 18 juin 2014 :

7. Il résulte du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que les infractions commises les 25 septembre 2017, 5 juillet 2017 et 18 juin 2014 ont été relevées par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique ainsi que l'atteste la mention " PVE ", et que l'intéressé a payé l'amende forfaitaire émise à la suite de ces infractions. Ces paiements permettent d'établir que M. B a bien reçu les avis d'amende forfaitaire dont le formulaire reprend l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le requérant n'établit pas que les avis reçus n'auraient pas comporté cette information. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant ces infractions doit être écarté.

En ce qui concerne les infractions commises les 13 décembre 2016 et 25 juin 2019 :

8. Il résulte des attestations de paiement produites par le ministre de l'intérieur émanant du comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé que M. B s'est acquitté de l'amende forfaitaire majorée relative à l'infractions constatée les 13 décembre 2016 sans opposer d'objection quant au bien-fondé de la majoration d'amende et, notamment sans former la réclamation prévue à l'article 530 du code de procédure pénale. Dans ces conditions, en l'absence de production par le requérant des avis au vu desquels il a acquitté cette amende et qui démontrerait leur caractère inexact ou incomplet, il doit être regardé comme établi que l'administration a délivré à l'intéressé l'information due, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Si pour l'infraction relevée le 25 juin 2019, le ministre produit également une attestation du comptable public, le requérant établit, par la production d'un avis de saisie à tiers détenteur en date du 1er octobre 2020, que cette amende forfaitaire majorée a fait l'objet d'un recouvrement forcé. Ce seul paiement n'est pas, par suite, de nature à établir que M. B aurait reçu les avis d'amende et d'amende forfaitaire majorée permettant de prouver qu'il a effectivement été informé de la perte de points encourue en raison de l'infraction commise. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur n'établit pas que l'intéressé aurait été destinataire pour cette infraction d'un document écrit reprenant l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à soutenir que le retrait de points afférent à cette dernière infraction du 25 juin 2019 doit être annulé.

En ce qui concerne l'infraction commise le 8 juin 2018 :

9. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B édité le 17 juin 2021, que l'infraction du 8 juin 2018 a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur que le requérant a refusé de signer le procès-verbal établi lors de cette infraction, procès-verbal qui, conformément aux dispositions du II de l'article A. 37-27-2 mises en œuvre à compter du 15 avril 2015, précise que les contraventions relevées entraînent retrait de points et comportent l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La production d'une telle pièce suffit donc à établir que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction du 8 juin 2018 doit être écarté.

En ce qui concerne les infractions commises le 15 janvier 2020 à 03h50 puis à 03h51 :

10. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B, que les deux infractions commises le 15 janvier 2020 à 03h50 puis à 03h51 tenant, la première, à un dépassement de véhicule par la droite et la seconde, à un franchissement d'une ligne continue, ont été relevées au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Les procès-verbaux électroniques produits par le ministre ne comportent, ni la signature du requérant, ni la mention " refuse de signer ", ni, au surplus, l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il s'ensuit qu'ils ne peuvent établir que le requérant aurait reçu l'ensemble des informations légalement requises et, notamment, la connaissance de la qualification juridique de ces infractions. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, que M. B ait pu bénéficier, à l'occasion d'infractions antérieures, d'information relatives à l'existence d'un traitement automatisé et à la possibilité d'y accéder, n'était pas de nature à assurer sa complète information s'agissant des infractions en question. Dans ces conditions, le requérant est fondé à demander l'annulation des décisions prises à la suite des infractions relevées le 15 janvier 2020 à 03h 50 puis à 03h 51 portant retrait, respectivement, de trois points.

En ce qui concerne la légalité de la décision référencée " 48 SI " du 22 janvier 2021 portant invalidation du permis de conduire :

11. Il résulte de tout ce qui précède que seules les décisions de retrait de points consécutives aux infractions relevée le 25 juin 2019 (4 points), 15 janvier 2020 à 3h50 (3 points) et 15 janvier 2020 à 3h51 (3 points) doivent être annulées. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nuls. La décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B fait état des décisions de retraits de point afférentes aux infractions commises le 25 juin 2019 et le 15 janvier 2020 à 03h50 puis à 03h51. Par suite, le solde de points du permis de conduire de M. B n'étant pas nul, la décision ministérielle du 22 janvier 2021 doit être annulée en tant qu'elle invalide le permis de conduire de M. B.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que l'administration reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des dix points illégalement retirés à la suite des infractions commises le 25 juin 2019 et le 15 janvier 2020 à 03h50 puis à 03h51, dans la limite d'un capital maximum de douze points après restitution et sans préjudice des décisions de retrait de points prises à la suite de la commission d'autres infractions routières, et que le ministre de l'intérieur et des outre-mer prenne toutes mesures utiles pour que le titre de conduite du requérant lui soit restitué dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous réserve que M. B ne l'ait pas conservé et qu'il n'ait pas commis une ou plusieurs infractions ayant entraîné des retraits de points non pris en compte par la décision constatant la perte de validité de son permis, faisant obstacle à cette restitution. Il y a donc lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à ces mesures dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que M. B présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de dix points sur le permis de conduite de M. B à la suite des infractions commises le 25 juin 2019 et le 15 janvier 2020 à 03h50 puis à 03h51 et a constaté l'invalidité de son permis de conduire le 22 janvier 2021 sont annulées.

Article 2 : : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer à M. B les points illégalement retirés, dans la limite d'un capital maximum de douze points après restitution et sans préjudice des décisions de retrait de points prises à la suite de la commission d'autres infractions routières et de prendre toutes mesures utiles pour que le titre de conduite du requérant lui soit restitué, sous réserve que l'intéressé ne l'ait pas conservé et qu'il n'ait pas commis une ou plusieurs infractions ayant entraîné des retraits de points non pris en compte par la décision constatant la perte de validité de son permis, faisant obstacle à cette restitution, le tout dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.

Le magistrat désigné,

M. D

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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