vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101930 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre, JU |
| Avocat requérant | SULTAN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2100108 en date du 2 mars 2021 enregistrée le même jour au greffe du tribunal administratif de Melun, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Melun, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par M. A.
Par cette requête, enregistrée le 5 janvier 2021 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B A, représenté par Me Sultan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2020 par laquelle le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris a refusé de prononcer la remise gracieuse des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2013, 2014 et 2015, ainsi que des majorations correspondantes ;
2°) de lui accorder la remise gracieuse de ces impositions ;
3°) à titre subsidiaire, de lui accorder la remise des pénalités de retard et des majorations dont ont été assorties les cotisations d'impôt sur le revenu mises à sa charge ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il existe une disproportion entre ses revenus et le montant de sa dette fiscale et qu'il fait état de circonstances exceptionnelles ;
- l'administration aurait dû tenir compte de sa bonne foi pour lui accorder le bénéfice d'une remise des pénalités et majorations.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2021, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 24 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné Mme Jean, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jean,
- et les conclusions de M. Delmas, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 avril 2019, M. A a sollicité la remise gracieuse d'une dette fiscale d'un montant total de 14 179,22 euros, correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2014 et 2015. Par la présente requête, il doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 25 novembre 2020 par laquelle sa demande a été rejetée.
2. Aux termes de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales : " L'administration peut accorder sur la demande du contribuable ; / 1° Des remises totales ou partielles d'impôts directs régulièrement établis lorsque le contribuable est dans l'impossibilité de payer par suite de gêne ou d'indigence ; / 2° Des remises totales ou partielles d'amendes fiscales ou de majorations d'impôts lorsque ces pénalités et, le cas échéant, les impositions auxquelles elles s'ajoutent sont définitives ".
3. S'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder des remises d'impositions, la décision de l'administration qui refuse une remise gracieuse peut être déférée à ce même juge par la voie du recours pour excès de pouvoir. Cette décision ne peut être annulée que si elle est entachée d'incompétence, d'une erreur de droit, d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation ou encore si elle est révélatrice d'un détournement de pouvoir.
4. D'une part, si M. A se prévaut notamment de difficultés financières et de la baisse de son chiffre d'affaires en conséquence de la crise sanitaire, il ne produit aucun document de nature à établir ses allégations, alors au demeurant, comme le souligne l'administration en défense, que les créances en cause sont anciennes, que des délais de paiement lui ont déjà été octroyés et que son revenu fiscal de référence a augmenté entre 2017 et 2019, contrairement à l'effort consenti au remboursement de ses créances. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le service aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en refusant de lui accorder la remise gracieuse sollicitée.
5. D'autre part, en soutenant qu'il était de bonne foi et que le retard de paiement procédait d'une méconnaissance de la loi fiscale, il ne démontre pas que la décision contestée est entachée d'incompétence, d'erreur de droit, d'erreur de fait, d'erreur manifeste d'appréciation ou encore qu'elle est révélatrice d'un détournement de pouvoir.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et de remise gracieuse présentées par M. A doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter également ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé : A. Jean Le greffier,
Signé : G. Ngassaki
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026