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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2102356

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2102356

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2102356
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantBARROIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 15 mars 2021, 1er juillet 2022, 30 septembre 2022 et 10 mars 2023, Mme A B, représentée par Me Barrois, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la commune de Meaux à lui payer la somme de 100 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la mauvaise gestion de sa carrière, assorties des intérêts au taux légal et de l'anatocisme ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Meaux la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité pour faute de la commune est engagée du fait de la mauvaise gestion de sa carrière, de son refus d'augmenter le montant de la prime qu'elle percevait au titre de la nouvelle bonification indiciaire et des faits de harcèlement moral dont elle a été victime ;

- la responsabilité sans faute de la commune est engagée du fait de la rupture d'égalité de traitement dont elle a été victime vis-à-vis de ses collègues ;

- ces faits générateurs lui ont occasionné un préjudice financier qui s'évalue à 4 813,68 euros ainsi qu'un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qui doivent être indemnisés à hauteur de 35 334 euros.

Par un mémoire en défense et des mémoires complémentaires, présentés par le cabinet Bardon et de Faÿ et enregistrés les 25 mai 2021, le 24 août 2022 et le 19 octobre 2022, la commune de Meaux, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par ordonnance du 25 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 11 octobre 2023 à midi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006 ;

- le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Issard,

- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- et les observations de Mme B,

- la commune de Meaux n'étant pas représentée.

Une note en délibéré présentée par Mme B a été enregistrée le 24 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a été recrutée par la communauté d'agglomération du pays de Meaux en 2006 en qualité d'agent non titulaire puis titularisée au sein de la commune de Meaux en 2011 au grade de rédactrice territoriale de 2ème classe. Par un courrier en date du 13 novembre 2020, elle a présenté une demande indemnitaire préalable au maire de Meaux qui a fait l'objet d'une décision expresse de rejet en date du 20 janvier 2021. Par la présente requête, elle demande la condamnation de la commune de Meaux à lui verser la somme de 100 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la mauvaise gestion de sa carrière.

Sur la responsabilité pour faute :

En ce qui concerne l'avancement au grade de rédacteur territorial principal de 1ère classe :

2. En premier lieu, Mme B soutient qu'en ne procédant pas à son avancement au grade de rédactrice territoriale principale de 1ère classe dès l'année 2018, la commune de Meaux a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

3. Aux termes de l'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée : " L'avancement de grade a lieu () : 1°) au choix par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 16 décembre 2014 susvisé, définissant le contenu de l'entretien professionnel annuel permettant d'apprécier la manière de servir du fonctionnaire territorial : " Les critères à partir desquels la valeur professionnelle du fonctionnaire est appréciée, au terme de cet entretien, sont fonction de la nature des tâches qui lui sont confiées et du niveau de responsabilité assumé. Ces critères, fixés après avis du comité technique, portent notamment sur : 1° Les résultats professionnels obtenus par l'agent et la réalisation des objectifs ; 2° Les compétences professionnelles et techniques ; 3° Les qualités relationnelles ; 4° La capacité d'encadrement ou d'expertise ou, le cas échéant, à exercer des fonctions d'un niveau supérieur ". Aux termes de l'article 8 du même décret : " Pour l'établissement du tableau d'avancement (), il est procédé à une appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, compte tenu notamment : 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels ; 2° Des propositions motivées formulées par le chef de service ; 3° Et, pour la période antérieure à la mise en place de l'entretien professionnel, des notations. / Les fonctionnaires sont inscrits au tableau d'avancement par ordre de mérite () Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade ".

4. L'inscription au tableau d'avancement, qui ne constitue pas un droit, relève d'une appréciation comparée et approfondie des seuls mérites et de la qualité des services des agents. A cette fin, l'administration doit procéder à la consultation préalable de la commission administrative paritaire et mettre ainsi à la disposition de cette instance les éléments d'information nécessaires à l'appréciation des mérites des agents susceptibles d'être inscrits au tableau.

5. Il résulte de l'instruction que la commission administrative paritaire a été dûment saisie de la demande d'inscription au tableau d'avancement de Mme B au titre de l'année 2018 et que la commune de Meaux a mis à sa disposition les éléments d'information nécessaires à l'appréciation des mérites de tous les agents susceptibles d'y être inscrits. Si la requérante soutient que ses qualités professionnelles auraient dû lui permettre d'y figurer également, la commune fait valoir sans être utilement contredite que l'intéressée a fait l'objet de deux rapports de sa hiérarchie en 2016 et 2018 et que les comptes-rendus d'évaluation professionnelle établis entre 2015 et 2018 démontrent que certains des objectifs qui lui ont été fixés n'ont pas été atteints, en premier lieu ceux concernant sa capacité à travailler en équipe de manière apaisée ou à respecter les consignes de la hiérarchie. La requérante ne démontre pas, par ailleurs, qu'auraient été inscrits sur le tableau d'avancement des agents moins méritants qu'elle. Par suite, la commune n'a pas commis de faute en ne l'inscrivant pas sur le tableau d'avancement au grade de rédacteur territorial au titre de l'année 2018.

En ce qui concerne le montant de la nouvelle bonification indiciaire :

6. La requérante soutient, par ailleurs, que le montant de la nouvelle bonification indiciaire qui lui est versé depuis 2011 est inférieur à celui qu'elle aurait dû percevoir, dès lors que sa situation correspondrait aux critères fixés par le décret du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale exerçant dans des zones à caractère sensible.

7. Aux termes de l'article 1er du décret du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale exerçant dans des zones à caractère sensible, dans sa rédaction applicable au litige : " " Les fonctionnaires territoriaux exerçant à titre principal les fonctions mentionnées en annexe au présent décret dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville dont la liste est fixée par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 fixant la liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans les départements métropolitains () et dans les services et équipements situés en périphérie de ces quartiers et assurant leur service en relation directe avec la population de ces quartiers bénéficient de la nouvelle bonification indiciaire. ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Les agents attributaires de la nouvelle bonification indiciaire au titre de l'exercice de fonctions dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville bénéficient d'une majoration maximale de 50 % des points déjà acquis en cette qualité lorsqu'ils sont confrontés à des sujétions plus particulières ou lorsqu'ils assument des responsabilités spécifiques ou participent à la mise en œuvre d'actions liées à la politique de la ville, définies dans le cadre de l'organisation du service par l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou de l'établissement après avis du comité technique. ". Il résulte de ces dispositions qu'a droit à une nouvelle bonification indiciaire, le fonctionnaire territorial qui exerce ses fonctions à titre principal au sein d'un quartier prioritaire de la politique de la ville ou dans un service situé en périphérie d'un tel quartier, sous réserve, dans ce second cas, que l'exercice des fonctions assurées par l'agent concerné le place en relation directe avec des usagers résidant dans ce quartier. Par ailleurs, le quartier Beauval-Dunant figure parmi les quartiers de politique de la ville de la commune de Meaux tels qu'énumérés dans l'annexe du décret du 30 décembre 2014 fixant la liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans les départements métropolitains.

8. Il résulte de l'instruction que si la requérante a effectivement occupé les fonctions de référente famille au sein du centre social municipal à compter du 3 décembre 2010, ce qui l'a amenée à traiter les dossiers d'administrés résidant dans le quartier Beauval-Dunant, elle ne démontre ni même n'allègue avoir exercé ses fonctions à titre principal au sein de ce quartier ni, qu'étant affectée dans un service située en périphérie de ce quartier, cet exercice l'a placée en relation directe avec des usagers résidant dans ce quartier. Elle n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que la commune de Meaux aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne lui versant pas la nouvelle bonification indiciaire prévue par les dispositions précitées du décret du décret du 3 juillet 2006.

En ce qui concerne le harcèlement moral :

9. Mme B recherche la responsabilité de la commune de Meaux sur le fondement de la faute à raison d'agissements de harcèlement moral qu'elle estime avoir subis dans l'exercice de ses fonctions.

10. Aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires, désormais codifiées aux articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ".

11. D'une part, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

12. D'autre part, pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.

13. Mme B invoque d'abord avoir été sollicitée à de nombreuses reprises par ses collègues pour effectuer des tâches relevant des fonctions d'écrivain public ne relevant pas de ses fonctions de référente famille. Il résulte cependant de l'instruction que de telles tâches étaient prévues dans sa fiche du poste. Si l'intéressée dénonce également les conditions de travail dans lesquelles elle a exercé ses fonctions qui lui auraient causé un surmenage, les pièces qu'elle verse au dossier, et notamment les demandes de prises de contact formulées par des administrés de la commune et relatifs à diverses demandes administratives que lui auraient adressées ses collègues dans le cadre de son emploi, ne laissent pas présumer qu'elle aurait eu à assumer une charge de travail excédant celle qu'elle était tenue d'assumer dans le cadre d'un exercice normal de ses fonctions.

14. Mme B invoque, par ailleurs, la circonstance selon laquelle sa hiérarchie n'aurait pas pris de mesure pour mettre un terme aux situations de conflits avec ses collègues et pour la protéger de souffrances au travail. Il résulte cependant de l'instruction que la commune a systématiquement fait droit à ses demandes de mutation. Si la requérante se prévaut également de ce que plusieurs des locaux dans lesquels elle a été amenée à travailler ou à assurer des permanences auraient été dépourvus de matériel ou n'auraient pas été suffisamment chauffés, les échanges de courriers électroniques dont elle se prévaut démontrent au contraire que la commune a systématiquement fait appel à ses services logistiques pour répondre à ses demandes d'installation et lui a laissé réorganiser son planning de permanence en conséquence. Les photographies de plusieurs bureaux où elle a exercé ses fonctions ne permettent pas de constater qu'elle aurait travaillé dans des conditions indignes. Par suite, ces faits ne sont pas susceptibles de laisser présumer des agissements de harcèlement moral. Enfin, s'il est constant que la commune a reçu une administrée accusée d'avoir harcelé plusieurs agents du centre social municipal, dont Mme B, la collectivité fait valoir que cet entretien avait pour objectif de mettre fin à ces faits de harcèlement plutôt que de lui apporter son soutien comme l'affirme la requérante.

15. Mme B se prévaut ensuite de ce que la procédure de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime en 2018 aurait été entachée de plusieurs vices. Pour regrettable que soit la circonstance que le courrier de convocation à la séance de la commission de réforme prévue dans ce cadre lui soit parvenu tardivement, en conséquence de quoi elle a dû demander un report de séance, ce fait, au demeurant isolé, ne peut à lui seul faire naître une présomption de harcèlement moral. Par ailleurs, la commune a pu, dans le cadre normal de l'exercice hiérarchique, solliciter des éléments supplémentaires afin d'évaluer l'apport thérapeutique de la cure thermale dont la requérante demandait le financement dans le cadre de son parcours de soin relatif à l'accident de service dont elle a été victime en 2018 et qui impliquait une altercation avec une collègue qui lui aurait " fait péter les plombs ".

16. Mme B fait, par ailleurs, état de ce que la commune n'aurait pas donné suite à ses candidatures aux postes de chargée de mission " Aide aux victimes " et de responsable du pôle social/logement et de ne pas l'avoir nommée au poste d'assistante sociale. Il résulte, cependant, de l'instruction que ces postes nécessitent la détention d'un diplôme équivalent à une licence ou à un master que Mme B, titulaire d'un brevet des collèges, ainsi qu'en atteste le curriculum vitae datant de 2008 qu'elle verse au dossier, ne possède pas. La commune a ainsi pu à bon droit refuser de donner suite à ses candidatures sans que cela n'excède le cadre normal du pouvoir hiérarchique.

17. Enfin, la circonstance que les services de la commune n'aient pas répondu avec suffisamment de célérité aux demandes de télétravail de la requérante ou encore que le dispositif de suivi des passes sanitaires ait nécessité des corrections ne fait pas présumer de harcèlement moral.

18. Il résulte des constatations opérées aux points 13 à 17 que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la responsabilité de la commune de Meaux serait engagée à raison d'agissements de harcèlement moral à son encontre.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à rechercher la responsabilité pour faute de la commune de Meaux.

Sur la responsabilité sans faute :

20. La requérante se prévaut de ce que la gestion de sa carrière par la commune de Meaux aurait causé à son encontre une rupture d'égalité devant les charges publiques.

21. La responsabilité de la puissance publique peut se trouver engagée, même sans faute, sur le fondement du principe d'égalité des citoyens devant les charges publiques, lorsqu'une mesure légalement prise a pour effet d'entraîner, au détriment d'une personne physique ou morale, un préjudice grave et spécial, qui ne peut être regardé comme une charge lui incombant normalement.

22. Il résulte de l'instruction que, pour justifier du préjudice grave et spécial qu'elle aurait subi, Mme B allègue avoir été dans la nécessité de quitter son logement et de signer un nouveau bail, en conséquence de quoi elle devrait supporter le coût du remboursement de son prêt ainsi que des traites des loyers à payer. En l'absence de lien de causalité entre l'action de l'administration et le préjudice allégué, la responsabilité de la commune de Meaux ne saurait être engagée sur ce fondement.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions, présentées par Mme B, tendant à la condamnation de la commune de Meaux à réparer le préjudice qu'elle estime avoir subi, doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Meaux, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 000 euros en remboursement des frais exposés par la commune de Meaux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à la commune de Meaux une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Meaux.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Issard, conseillère,

Mme Bourrel Jalon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

La rapporteure,

C. ISSARD

La présidente,

I. BILLANDON La greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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