LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2103416

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2103416

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2103416
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantSCP SAIDJI & MOREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 avril 2021 et 13 octobre 2023, Mme C A, représentée par la Scp Saïdji et Moreau, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge à lui verser la somme de 61 611,74 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis résultant de la rechute d'accident de service du 8 septembre 2016, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts légaux en application de l'article 1343-2 du code civil ;

2°) de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge la somme de 1 500 euros hors taxe en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens incluant les frais d'expertise.

Elle soutient que :

- en cas de rechute auprès d'un employeur autre que celui auprès duquel l'accident de service a initialement eu lieu, la charge financière de la réparation incombe à l'employeur d'origine, et ce, même si l'agent n'a plus aucun lien avec lui ; dès lors, il incombe au centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge de prendre en charge la réparation de ses préjudices résultant de la rechute d'accident de service du 8 septembre 2016 ;

- elle a subi des préjudices extrapatrimoniaux avant consolidation ; elle évalue son déficit fonctionnel temporaire à 586,50 euros, ses troubles dans ses conditions d'existence, d'agrément et son préjudice sexuel à 2 000 euros, son préjudice lié à la nécessité d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne à 825,24 euros, ses souffrances endurées à 2 000 euros et son préjudice esthétique temporaire à 1 000 euros ;

- elle a subi des préjudices extrapatrimoniaux après consolidation ; elle évalue son déficit fonctionnel permanent à 51 200 euros, son préjudice d'agrément à 2 000 euros, son préjudice esthétique permanent à 1 000 euros et son préjudice sexuel à 1 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2023,

l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, représentée par son directeur général, conclut à sa mise hors de cause.

Elle soutient que la requête est irrecevable ; Mme A, qui conteste la décision implicite par laquelle le centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge a rejeté sa demande du 26 mars 2021 tendant à l'indemnisation des préjudices consécutifs à son accident du 8 septembre 2016, rechute de son accident de service du 19 février 2O12, ne peut rechercher sa responsabilité dans le cadre du présent litige ; elle doit donc être mise hors de cause.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, le

centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge, représenté par sa présidente en exercice, représenté par le cabinet Centaure avocats, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que le montant de l'indemnisation soit évalué à la somme de 21 496 euros, correspondant à 496 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel, 2 000 euros au titre des souffrances endurées, 18 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent et 1 000 euros au titre du préjudice sexuel, et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'il a sollicité à plusieurs reprises l'hôpital Charles Foix afin que soit saisie la commission de réforme sans que celui-ci n'apporte de réponse, de sorte qu'il n'est pas en possession de l'avis de la commission de réforme demandé.

Par une ordonnance du 19 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 3 mai 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Réchard,

- les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique,

- et les observations de Me Potterie, représentant le centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, infirmière au sein de l'hôpital Charles Foix d'Ivry-sur-Seine rattaché à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a été détachée au centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-Michel-sur-Orge du 1er mars 2010 au 28 février 2013 puis réintégrée au sein de l'hôpital Charles Foix à compter du 1er mars 2013. Elle a été victime, le

19 février 2012, au cours de son détachement, d'une " lombosciatique L5 gauche franche associée à une atteinte modérée à droite " après avoir voulu prendre un classeur qui se trouvait sur une étagère en hauteur sur son lieu de travail. Cet accident a été reconnu imputable au service par une décision du 8 octobre 2012 du président du CCAS de Saint-Michel-sur-Orge. Le 8 septembre 2016, Mme A a été victime d'un nouvel accident qu'elle a déclaré au titre d'une rechute de l'accident de service du 19 février 2012. Par un courrier du 26 mars 2021, reçu le

29 mars 2021, Mme A a demandé au CCAS de Saint-Michel-sur-Orge d'être indemnisée des préjudices qu'elle estimait avoir subis résultant de la rechute de son accident de service du 8 septembre 2016. Le silence gardé par l'administration sur cette demande a fait naître, le

29 mai 2021, une décision de rejet. Par une ordonnance du 31 mai 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Melun, saisi le 19 novembre 2021 par Mme A, a désigné le Dr B, médecin expert, aux fins de procéder à l'examen médical de Mme A et de se prononcer sur les différents chefs de préjudices invoqués par celle-ci résultant de la rechute d'accident de service déclarée du 8 septembre 2016. Le docteur B a établi son rapport définitif le 29 mars 2023. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner le CCAS de Saint-Michel-sur-Orge à lui verser la somme de 61 611,74 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis résultant de la rechute de son accident de service du 8 septembre 2016.

Sur la mise hors de cause de l'AP-HP :

2. L'AP-HP, qui fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable, doit être regardée comme demandant sa mise hors de cause aux motifs, non contestés, que, d'une part, Mme A " conteste la décision implicite par laquelle le CCAS de

la ville de Saint-Michel-sur-Orge a rejeté sa demande du 26 mars 2021 tendant à l'indemnisation des préjudices consécutifs à son accident du 8 septembre 2016, rechute de son accident de service du 19 février 2012 " et, d'autre part, sa responsabilité ne peut être recherchée. Par conséquent, il y a lieu de faire droit à cette demande de mise hors de cause présentée par l'AP-HP.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Les dispositions des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et, pour les fonctionnaires affiliés à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, le II de l'article 119 de la loi du 26 janvier 1984 et les articles 30 et 31 du décret du 9 septembre 1965, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle un fonctionnaire victime d'un accident de service ou atteint d'une maladie professionnelle peut prétendre, au titre de l'atteinte qu'il a subie dans son intégrité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font cependant pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui a enduré, du fait de l'accident ou de la maladie, des souffrances physiques ou morales et des préjudices esthétiques ou d'agrément, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, distincts de l'atteinte à l'intégrité physique. Elles ne font pas non plus obstacle à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la collectivité, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette collectivité.

4. Il résulte de l'instruction que Mme A, qui a été victime le 19 février 2012 d'un accident dans le cadre de ses fonctions d'infirmière au sein du CCAS de Saint-Michel-sur-Orge reconnu imputable au service, a déclaré le 16 septembre 2016 une rechute de cet accident de service survenue le 8 septembre 2016 alors qu'elle avait réintégré son emploi au sein de l'AP-HP. Toutefois, il est constant que le CCAS de Saint-Michel-sur-Orge, qui a sollicité l'AP-HP aux fins de saisine de la commission de réforme, n'a pris aucune décision relative à la reconnaissance d'imputabilité au service de la rechute du 8 septembre 2016. Dès lors que cette rechute n'a donc pas été préalablement reconnue imputable au service par une décision du CCAS de Saint-Michel-sur-Orge, Mme A n'est pas fondée à rechercher la responsabilité sans faute de cet établissement public.

5. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à rechercher la responsabilité sans faute du CCAS de Saint-Michel-sur-Orge et à solliciter sur ce fondement l'indemnisation des préjudices qui résulteraient de sa rechute d'accident de service du

8 septembre 2016.

Sur les dépens :

6. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, (). / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / () ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais d'expertise, qui ont été taxés et liquidés à la somme de 2 052 euros toutes taxes comprises par une ordonnance du 8 juin 2023 du premier vice-président du tribunal administratif de Melun, à la charge définitive de Mme A, partie perdante dans la présente instance.

Sur les frais liés au litige :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CCAS de Saint-Michel-sur-Orge, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas davantage lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme que le CCAS de Saint-Michel-sur-Orge demande sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris est mise hors de cause.

Article 2 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 3 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 2 052 euros toutes taxes comprises par une ordonnance du 8 juin 2023 du premier vice-président du tribunal administratif de Melun, sont mis à la charge définitive de Mme A.

Article 4 : Les conclusions présentées par le centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au centre communal d'action sociale de Saint-Michel-sur-Orge et à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

Mme Réchard, première conseillère,

Mme Luneau, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

La rapporteure,

J. RECHARD

La présidente,

S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions