lundi 21 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104355 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP MONEYRON & LEVEILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 mai 2021 et le 13 avril 2022, M. et Mme B A, représentés par Me Moneyron, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de les décharger de l'obligation de payer la somme de 1 965 euros correspondant à une cotisation supplémentaire de prélèvements sociaux mise à leur au titre de l'année 2010 dont la mise en demeure du 13 octobre 2020 recherche le recouvrement ;
2°) de leur accorder la remise gracieuse de cette somme de 1 965 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 mai et le 29 novembre 2021, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 21 juillet 2021.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : (). 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R*281-3-1 du livre des procédures fiscales : " La demande prévue à l'article R. * 281-1 doit, sous peine d'irrecevabilité, être présentée dans un délai de deux mois à partir de la notification : () b) A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, de tout acte de poursuite si le motif invoqué porte sur l'obligation au paiement ou sur le montant de la dette ; / c) A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, du premier acte de poursuite permettant de contester l'exigibilité de la somme réclamée. ".
3. Au cas particulier, il résulte de l'instruction et notamment des mentions précises, claires et concordantes figurant sur l'accusé de réception postal produit au dossier, que la mise en demeure tenant lieu de commandement de payer émise le 13 octobre 2020 par le comptable public du pôle recouvrement spécialisé de Seine-et-Marne pour avoir paiement de la somme de 1 965 euros correspondant à une cotisation supplémentaire de prélèvements sociaux mis à la charge des époux A au titre de l'année 2010, a été notifiée aux intéressés le 16 octobre 2020, la date du 31 octobre 2020 apposée par tampon encreur sur l'accusé de réception précité correspondant seulement à la date du retour du volet de cet accusé à son expéditeur. M. et Mme A disposaient alors de deux mois, conformément aux dispositions de l'article R*281-1 du livre des procédures fiscales, pour saisir l'administration fiscale d'une contestation de cet acte, soit en l'espèce jusqu'au 17 décembre 2020. Leur contestation, enregistrée le 26 décembre 2020 était par suite tardive. Il s'ensuit que les conclusions de la requête à fin de décharge sont entachées d'une irrecevabilité manifeste.
4. Par ailleurs, il n'appartient pas au juge administratif de faire œuvre d'administrateur en prononçant la remise gracieuse d'une imposition. Il s'ensuit que les conclusions à fin de remise gracieuse de l'imposition mentionnée au point 3 sont également entachées d'une irrecevabilité manifeste.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. et Mme A peut être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B A, à Me Moneyron et au directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 21 novembre 2022.
La présidente de la 3ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
01/06/2026