jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104496 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 mai 2021, Mme A B épouse C, représentée par Me Lesage, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 avril 2021 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de reconstituer partiellement le capital de points affecté à son permis de conduire des points obtenus consécutivement au stage suivi du 12 au 13 février 2021 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de créditer le capital de points affecté à son permis de conduire des quatre points récupérés lors du stage suivi du 12 au 13 février 2021 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a accompli le stage de sensibilisation à la sécurité routière avant la notification de la décision " 48SI " ;
- la décision " 48SI " ne lui a jamais été notifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, les conclusions présentées par Mme B épouse C doivent être regardées comme dirigées contre la décision " 48SI " ; cette décision, qui mentionne les voies et délais de recours, a été notifiée à la requérante le 5 février 2021 ; la requête, enregistrée le 12 mai 2021 est donc tardive ;
- le moyen tiré de ce que les retraits de points n'auraient pas été notifiés à la requérante est inopérant ;
- le moyen tiré de ce qu'en application de l'article L. 223-6 du code de la route, la requérante aurait dû récupérer les points obtenus consécutivement au stage suivi du 12 au
13 février 2021 manque en fait.
Par une ordonnance du 7 juin 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 7 octobre 2021 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () ; / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " (). / Le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui peut être effectué dans la limite d'une fois par an. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le conducteur peut bénéficier de l'ajout de points tant que la perte de tous les points ne lui a pas été notifiée. En revanche, l'administration est tenue de rejeter toute demande de reconstitution de points acquis à la suite d'un stage de sensibilisation lorsque le conducteur a reçu, avant le dernier jour du stage, régulièrement notification d'une décision du ministre de l'intérieur l'informant que son permis de conduire a perdu sa validité par suite de l'épuisement de son capital de points.
4. Par ailleurs, la notification d'une décision relative au permis de conduire doit être regardée comme régulière lorsqu'elle est faite à une adresse correspondant effectivement à une résidence de l'intéressé. Dans la décision procédant à l'invalidation du permis de conduire et au retrait des derniers points, établie selon un modèle de lettre " 48SI ", le ministre récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. Cette lettre mentionne les voies et délais de recours ouverts à l'encontre de ladite décision.
5. Mme B épouse C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 20 avril 2021 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de reconstituer partiellement le capital de points affecté à son permis de conduire des points obtenus consécutivement au stage suivi du 12 au 13 février 2021.
6. Il ressort des pièces du dossier que la lettre " 48SI " par laquelle le ministre de l'intérieur a informé Mme B épouse C de la perte de la totalité de ses points et de la perte de validité de son permis de conduire lui a été notifiée le 5 février 2021 ainsi que cela ressort de l'attestation du directeur des services clients entreprises de La Poste qui précise que le pli, adressé au domicile de la requérante, en recommandé sous le numéro 2C 1553 4478 195, corroborées par les mentions reportées sur le relevé d'information intégral du permis de conduire de la requérante, édité le 9 août 2021 et produit par le ministre de l'intérieur, a été présenté au domicile de Mme B épouse C le 5 février 2021 et distribué à cette même date. Dans ces conditions, la perte de l'intégralité des points du permis ayant été notifiée à la requérante antérieurement à la réalisation du stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'elle a accompli les 12 et 13 février 2021, la requérante ne peut être regardée comme remplissant les conditions pour bénéficier d'une reconstitution de son capital de points à la date de son dernier jour de stage fixé le 13 février 2021. En se bornant à soutenir que la décision " 48SI " ne lui a jamais été notifiée et que le stage a été accompli avant toute notification d'une telle décision, Mme B épouse C ne présente que des moyens inopérants ou qui ne sont assortis que de faits insusceptibles de venir à leur soutien. Il suit de là que le préfet de Seine-et-Marne était en situation de compétence liée pour refuser de lui restituer quatre points au motif qu'elle avait suivi un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 12 et 13 février 2021.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur, que les conclusions de Mme B
épouse C tendant à l'annulation de la décision du 20 avril 2021 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de reconstituer partiellement le capital de points affecté à son permis de conduire des points obtenus consécutivement au stage suivi du 12 au 13 février 2021 doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction ainsi que les conclusions qu'elle a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme B épouse C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 2 février 2023.
La présidente de la 9ème chambre,
S. BONNEAU-MATHELOT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. SCHILDER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026