jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104818 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre, JU |
| Avocat requérant | DELOFFRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2021, M. B A, représenté par Me Deloffre, demande au tribunal :
1°) de prononcer la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2019 et 2020, à raison du local dont il est propriétaire à Vert-Saint-Denis (Seine-et-Marne) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a déclaré à tort que la surface de 834m² correspondait à des parties secondaires non couvertes - dépôt et lieu de stockage - (P3), alors qu'il s'agit de voies de circulation des véhicules autour du bâtiment, sans stationnement ni stockage ;
- les surfaces de stationnement ne sont taxables que si elles sont destinées au stationnement des véhicules conformément à l'article 231 ter du code général des impôts ; en outre, les locaux de stockage étant inférieur à 5.000 m2 et en l'absence de surface de stationnement faisant l'objet d'une exploitation commerciale, l'ensemble immobilier n'a pas à être soumis à la taxe additionnelle ;
- l'administration n'identifie pas les surfaces en cause et les modalités de calcul.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 octobre 2021, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné Mme Van Daële, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Daële ;
- et les conclusions de M. Philipbert, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été assujetti à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2019 et 2020, à raison d'un local commercial situé à Vert-Saint-Denis, classé dans la catégorie des lieux de dépôts couverts (DEP2). Par deux réclamations des 12 novembre 2019 et 25 novembre 2020, M. A a sollicité la réduction de ces impositions. L'administration fiscale a rejeté sa demande le 23 mars 2021. Par la requête susvisée, M. A demande au tribunal de prononcer la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2019 et 2020.
2. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. ".
3. Aux termes de l'article 1498 du code général des impôts : " I. - La valeur locative de chaque propriété bâtie ou fraction de propriété bâtie, autres que les locaux mentionnés au I de l'article 1496, que les établissements industriels mentionnés à l'article 1499 et que les locaux dont la valeur locative est déterminée dans les conditions particulières prévues à l'article 1501, est déterminée selon les modalités prévues aux II ou III du présent article. Les propriétés mentionnées au premier alinéa sont classées dans des sous-groupes, définis en fonction de leur nature et de leur destination. A l'intérieur d'un sous-groupe, elles sont classées par catégories, en fonction de leur utilisation, de leurs caractéristiques physiques, de leur situation et de leur consistance. Les sous-groupes et catégories de locaux sont déterminés par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article 310 Q du code général des impôts : " Pour l'application du second alinéa du I de l'article 1498 du code général des impôts, les propriétés bâties mentionnées au premier alinéa de ce même I sont classées selon les sous-groupes et catégories suivants : () Sous-groupe III : lieux de dépôt ou de stockage et parcs de stationnement : () Catégorie 2 : lieux de dépôt couverts. () ".
4. Il est constant qu'au titre des années 2019 et 2020, les locaux du requérant, établissement secondaire de l'activité de commerce de voitures et de véhicules automobiles légers, ont été classés dans le sous-groupe des " lieux de dépôt ou de stockage et parcs de stationnement " puis dans la catégorie DEP2 " lieux de dépôt couverts ", comprenant 1 063m² de partie principale (P1), 264m² de parties secondaires couvertes (P2) et 834m² de parties secondaires non couvertes (P3). Il n'est pas contesté que la surface totale, compte tenu de l'activité qui y est exercée, ressortit à la catégorie des lieux de dépôts couverts. Si le requérant conteste uniquement la prise en compte, par l'administration fiscale, de surfaces des parties secondaires non couvertes (P3), au motif que la surface de 834m² équivalente correspondrait en réalité à des voies de circulation des véhicules autour du bâtiment, exclues du champ d'application de la taxe, il n'apporte aucun élément de nature à en justifier. L'administration fiscale, qui a précisé les surfaces en cause et les modalités de calcul, a d'ailleurs procédé à l'évaluation de la valeur locative des locaux à partir des éléments mentionnés par le requérant dans sa déclaration 6660-REV du 21 mai 2019, mentionnant 834m² de parties secondaires non couvertes. Il ressort en outre de la photo aérienne de la parcelle en cause, extraite du site Géoportail et produite en défense, que la partie en litige est occupée par une activité de stockage en plein air des véhicules dans la quasi-totalité de sa surface. Enfin, M. A ne saurait utilement se prévaloir des dispositions de l'article 231 ter du code général des impôts, relatives à la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement perçue dans la région Ile-de-France, qui concernent une taxe distincte de celle en litige. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à contester les éléments retenus par l'administration fiscale pour établir les cotisations de taxe foncière auxquelles il a été assujetti au titre des années 2019 et 2020.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de réduction de M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
La magistrate désignée,
Signé : M. VAN DAËLE
Le greffier,
Signé : G. NGASSAKI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026