jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2105090 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre, JU |
| Avocat requérant | MAIRESSE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 mai 2021 et 21 octobre 2021, Mme C A, représentée par Me Mairesse, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 9 avril 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points intervenues à la suite des infractions commises les 25 septembre 2017, 21 octobre 2017, 2 août 2018, 12 septembre 2018, 4 novembre 2018, 4 janvier 2019, 13 août 2019, 9 février 2020, 10 mars 2020, 19 mars 2020, 5 avril 2020 et 10 juin 2020 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer son permis de conduire après avoir reconstitué son capital de points dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les décisions attaquées portant retrait de points sont entachées d'un vice de procédure dès lors que l'obligation d'apporter au contrevenant l'ensemble des informations préalables prévues par les dispositions des articles L.223-3 et R. 223-3 du code de la route n'a pas été respectée ; il appartient à l'administration d'établir l'accomplissement de cette formalité ; les justificatifs apportés par le ministre sont insuffisants pour établir qu'elle a bien reçu préalablement ces informations.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 août 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par courrier du 10 novembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 21 octobre 2017 et 12 août 2019 dès lors qu'elles sont dépourvues d'objet, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête par des décisions prises respectivement les 20 septembre 2018 et 28 avril 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A a commis les 25 septembre 2017, 21 octobre 2017, 2 août 2018, 12 septembre 2018, 4 novembre 2018, 4 janvier 2019, 13 août 2019, 9 février 2020, 10 mars 2020, 19 mars 2020 et le 5 avril 2020 différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de treize points sur son permis de conduire. A la suite d'une nouvelle infraction commise le 10 juin 2020, le ministre de l'intérieur, par une décision référencée " 48 SI " du 9 avril 2021 a retiré un nouveau point puis, après avoir récapitulé les décisions de retrait de points antérieures et tenu compte des éventuelles récupérations de points, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressée du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Dans le cadre de la présente instance, Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision ainsi que les décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de Mme A édité le 13 octobre 2021 que les deux points retirés sur son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 21 octobre 2017 et 13 août 2019 lui ont été restitués avant l'introduction de sa requête par des décisions prises respectivement les 20 septembre 2018 et 28 avril 2020. Ainsi, les conclusions de la requête dirigées contre les décisions procédant à ces retraits de points sont sans objet et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur le surplus des conclusions :
3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
4. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises. Il en va autrement si le contrevenant qui conteste les éléments du relevé d'information intégral et l'attestation de paiement établie par le comptable public produite en défense par le ministre, apporte la preuve que le paiement de l'amende forfaitaire majorée est intervenu par la voie du recouvrement forcé engagée par le comptable public.
En ce qui concerne les infractions commises les 25 septembre 2017, 2 août 2018, 12 septembre 2018, 4 novembre 2018 et 10 mars 2020 :
6. Le ministre de l'intérieur produit les attestations du trésorier principal du contrôle automatisé relative à l'encaissement les 31 janvier 2019, 1er avril 2020, 1er avril 2020, 1er octobre 2020 et 1er juillet 2021, de l'amende forfaitaire majorée afférente aux avis de contravention au code de la route concernant les infractions respectivement relevées les 25 septembre 2017, 2 août 2018, 12 septembre 2018, 4 novembre 2018 et 10 mars 2020. Si la requérante fait valoir qu'eu égard au délai séparant les émissions de l'avis d'amende forfaitaire majorée du paiement de ces amendes, ces paiements sont nécessairement intervenus par la voie du recouvrement forcé et ne sont, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, cette dernière n'apporte pas la preuve que les amendes en cause ont fait effectivement l'objet d'un recouvrement forcé. Dans ces conditions, Mme A doit être regardée comme ayant été destinataire des avis préalablement à l'émission des avis d'amende forfaitaire majorée. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que Mme A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis à cette occasion, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route préalablement au paiement de ces amendes.
En ce qui concerne l'infraction commise le 4 janvier 2019 :
7. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de Mme A édité le 13 octobre 2021 que l'infraction du 4 janvier 2019 a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. L'administration produit le procès-verbal électronique dressé lors de cette infraction dont il résulte qu'il porte la mention " refus de signer " et qu'il comporte la qualification juridique de l'infraction et la possibilité de retrait de points. Par ailleurs, il résulte du point précédent que Mme A a bénéficié à l'occasion d'au moins trois infractions, commise les 2 août 2018, 12 septembre 2018, 4 novembre 2018, de l'ensemble des informations légalement exigées, en particulier de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, l'omission éventuelle de cette information pour l'infraction du 4 janvier 2019 n'a pas eu pour effet de priver la requérante de la garantie instituée par la loi pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant de l'infraction commise le 4 janvier 2019 doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions commises les 19 mars 2020 et 5 avril 2020 :
8. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration et constituant le titre exécutoire en vue du règlement de cette amende, dont l'émission établit la réalité de l'infraction au sens de l'article L. 223-1 du code de la route, est revêtu des mentions permettant au contrevenant de comprendre que, en l'absence de contestation de ce titre exécutoire, il sera procédé au retrait de points, et portant à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
9. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral qu'un titre exécutoire a été émis s'agissant des infractions commises les 19 mars 2020 et 5 avril 2020 en vue du recouvrement de l'amende forfaitaire majorée liée à ces infractions relevées à l'encontre de Mme A au moyen d'un radar automatique.
10. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle soutient que l'auteur d'une infraction donnant lieu à retrait de points a reçu notification du titre exécutoire émis en vue du recouvrement de l'amende forfaitaire majorée liée à cette infraction, d'établir que cet acte a été régulièrement notifié à l'intéressé. La preuve d'une telle notification permet de considérer comme établie la délivrance des informations que contient cet acte. Lorsque cet acte est notifié par lettre recommandée avec avis de réception, et en cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, de ce pli, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle il a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte, soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que l'agent des services postaux a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste. La circonstance que le destinataire du pli ne l'a pas retiré au bureau de poste mentionné sur l'avis de passage dans le délai imparti est sans incidence sur l'existence d'une notification régulière.
11. Le ministre de l'intérieur produit les avis d'amende forfaitaire majorée expédiés les 4 décembre 2020 et 11 décembre 2020 correspondant respectivement aux infractions des 19 mars 2020 et 5 avril 2020 relevées à l'encontre de Mme A. Ces documents comportent les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il n'est pas contesté qu'ils ont été envoyés à l'adresse de l'intéressée par lettre recommandée avec avis de réception. Le ministre de l'intérieur produit également la photocopie des plis retournés au service expéditeur sur lequel apparaît bien et de manière lisible sur chacun des courriers, contrairement à ce que soutient la requérante, la date à laquelle elle a été avisée de leur présentation et le motif de réexpédition, à savoir "pli avisé et non réclamé". La valeur probante de ces éléments n'est pas sérieusement discutée par Mme A. Ainsi, au regard de l'ensemble des mentions précises, claires et concordantes figurant sur les photocopies des plis adressés à l'intéressée contenant l'avis d'amende forfaitaire majorée, ces avis doivent être regardés comme lui ayant été régulièrement notifiés et l'information y figurant doit être ainsi considérée comme lui ayant été délivrée, quand bien même elle n'a pas reçu personnellement ces actes. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté en ce qui concerne le retrait de points lié à ces infractions.
En ce qui concerne les infractions commises les 9 février 2020 et 10 juin 2020 :
12. Il ressort du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de Mme A, que les infractions des 9 février 2020 et 10 juin 2020 pour excès de vitesse inférieur à 20 km/h, avec une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h ont été constatées par voie de radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. La requérante n'a donc pas reçu lorsqu'elle a commis ces infractions les informations légalement requises et, notamment, n'a pas eu connaissance de leur qualification juridique. Dans ces conditions, la circonstance que Mme A ait pu bénéficier, à l'occasion d'infractions antérieures, d'informations relatives à l'existence d'un traitement automatisé et à la possibilité d'y accéder, n'était pas de nature à assurer sa complète information s'agissant des infractions en question. L'administration ne justifie pas davantage que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route aient été transmises à l'intéressée, faute pour le ministre d'apporter la preuve du paiement par la requérante des amendes forfaitaires majorées en cause et donc de la réception par elle des avis de contravention ou des titre exécutoire y afférant comportant notamment les informations précitées. Par suite, Mme A est fondée à soutenir que les décisions de retrait de points consécutives à ces infractions, pour un total de deux points, sont intervenues au terme d'une procédure irrégulière, ce qui l'a ainsi privée d'une garantie.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation des décisions portant retrait de points, pour un total de deux, prises consécutivement aux infractions relevées les 9 février 2020 et 10 juin 2020.
En ce qui concerne la légalité de la décision référencée " 48 SI " du 9 avril 2021 portant invalidation du permis de conduire :
14. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nuls. En l'espèce, pour constater le solde de points nul attaché au permis de conduire de Mme A, la décision du ministre de l'intérieur prend en compte les deux points retirés à la suite des infractions relevées les 9 février 2020 et 10 juin 2020. Il résulte, toutefois, de ce qui précède que les décisions procédant au retrait de ces points doivent être annulées. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 2, deux points ont été restitués sur le permis de conduire de l'intéressée. Par suite, et en l'état des énonciations du relevé d'information intégral versé aux débats par le ministre, le solde de points du permis de conduire de Mme A n'étant pas nul, la décision référencée " 48 SI " du 9 avril 2021 doit être annulée en tant qu'elle invalide le permis de conduire de Mme A.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que les deux points retirés à la suite des infractions relevées les 9 février 2020 et 10 juin 2020 soient restitués sur le permis de conduire de Mme A. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, à cette restitution, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis de conduire de Mme A, compte tenu d'éventuelles infractions ultérieures, et de restituer le permis si le solde est positif.
Sur les frais liés au litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que Mme A présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de deux points sur le permis de conduite de Mme A à la suite des infractions constatées les 9 février 2020 et 10 juin 2020 et sa décision référencée " 48 SI " du 9 avril 2021 constatant l'invalidité du permis de conduire sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à la reconstitution de deux points sur le permis de conduire de Mme A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis de conduire de l'intéressée, compte tenu d'éventuelles infractions ultérieures, et de lui restituer son titre de conduite si le solde est positif.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
Le magistrat désigné,
M. D
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026