jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2105299 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 juin 2021 et 12 mai 2023, M. B D, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 24 avril 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points intervenues à la suite des infractions commises les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 18 septembre 2018, 28 février 2019, 28 mai 2019, 15 août 2019 à 16 h 43, 15 août 2019 à 17 h 37, 20 septembre 2019, 14 novembre 2019, 31 décembre 2019, 1er février 2020, 9 février 2020, 16 février 2020 et 27 janvier 2021 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconstituer son capital de points de son permis de conduire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les décisions attaquées portant retrait de points sont entachées d'un vice de procédure dès lors que l'obligation d'apporter au contrevenant l'ensemble des informations préalables prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'a pas été respectée ; il appartient à l'administration d'établir l'accomplissement de cette formalité, la seule production du relevé d'information intégral étant insuffisante pour rapporter cette preuve ; en particulier, les justificatifs apportées par l'administration sont insuffisants s'agissant des infractions constatées les 6 juillet 2018, 28 mai 2019, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020 dès lors que le paiement des amendes a fait l'objet d'un recouvrement forcé ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 août 2021 et 4 décembre 2023, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer concernant les conclusions dirigées contre la décision référencée " 48 SI " du 24 avril 2021 et au rejet du surplus de la requête.
Il soutient que
- les conclusions dirigées contre la décision contre la décision référencée " 48 SI " du 24 avril 2021 sont sans objet dès lors que le solde de points du permis de conduire du requérant est redevenu positif et est actuellement crédité de quatre points ;
- les autres moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par courrier du 10 novembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 18 septembre 2018, 28 février 2019 et 31 décembre 2019 dès lors qu'elles sont dépourvues d'objet, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête par des décisions respectivement prises les 4 mai 2019, 1er janvier 2020 et 11 août 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D a commis les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 18 septembre 2018, 28 février 2019, 28 mai 2019, 15 août 2019 à 16 h 43, 15 août 2019 à 17 h 37, 20 septembre 2019, 14 novembre 2019, 31 décembre 2019, 1er février 2020, 9 février 2020 et 16 février 2020, différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de quatorze points sur son permis de conduire. A la suite d'une nouvelle infraction commise le 27 janvier 2021, le ministre de l'intérieur, par une décision référencée " 48 SI " du 24 avril 2021 a retiré un nouveau point puis, après avoir récapitulé les décisions de retrait de points antérieures et tenu compte des éventuelles récupérations de points, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Dans le cadre de la présente instance, M. D demande au tribunal d'annuler cette décision ainsi que les décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de M. D édité le 6 août 2021 que les points retirés sur son permis de conduire suite aux infractions constatées les 18 septembre 2018, 28 février 2019 et 31 décembre 2019 lui ont été restitués avant l'introduction de sa requête par des décisions respectivement prises les 4 mai 2019, 1er janvier 2020 et 11 août 2020. Ainsi, les conclusions de la requête dirigées contre les décisions procédant à ces retraits de points sont sans objet et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
3. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. D édité le 6 août 2021, que le permis de l'intéressé présente à cette date un solde de points positif de quatre points. Le ministre de l'intérieur a ainsi implicitement mais nécessairement retiré la décision " 48 SI " du 24 avril 2021 contestée, qui n'est plus mentionnée dans le relevé d'information intégral du permis de conduire de M. D. Ainsi, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " d'invalidation du permis de M. D pour solde de points nul.
Sur le surplus des conclusions :
4. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
5. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
6. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises. Il en va autrement si le contrevenant qui conteste les éléments du relevé d'information intégral et l'attestation de paiement établie par le comptable public produite en défense par le ministre, apporte la preuve que le paiement de l'amende forfaitaire majorée est intervenu par la voie du recouvrement forcé engagée par le comptable public.
En ce qui concerne les infractions commises les 14 novembre 2019, 16 février 2020 et 27 janvier 2021 :
7. Il résulte des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. D, que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions constatées les 14 novembre 2019, 16 février 2020 et 27 janvier 2021 par radar automatique. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. D n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission de ces infractions doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions commises les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 28 mai 2019, 15 août 2019 à 16 h 43, 15 août 2019 à 17 h 37, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020 :
8. Les infractions commises les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 28 mai 2019, 15 août 2019 à 16 h 43, 15 août 2019 à 17 h 37, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020 ont été relevées pour excès de vitesse inférieur à 20 km/h pour une vitesse autorisée supérieure à 50 km/h. Le ministre de l'intérieur produit les attestations du trésorier principal du contrôle automatisé relatives, d'une part, à l'encaissement le 14 décembre 2020, de l'amende forfaitaire majorée pour les infractions relevées les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 15 août 2019 à 16 h 43 et 15 août 2019 à 17 h 37 et, d'autre part, à l'encaissement le 23 février 2021 de l'amende forfaitaire majorée pour les infractions relevées les 28 mai 2019, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020.
9. Le requérant soutient, cependant, en produisant un bordereau de situation du 10 mai 2023 établi par le trésorier principal du contrôle automatisé sur lequel apparaît notamment la mention " OPPO.ADM.EMP " que les infractions constatées les 6 juillet 2018, 28 mai 2019, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020 ont fait l'objet d'un recouvrement forcé. Toutefois, il résulte de ce bordereau que les exécutions forcées par avis à tiers détenteurs ont été engagées les 28 septembre 2017 et 5 décembre 2019 et que, s'agissant des infractions commises les 28 mai 2019, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020, les titres exécutoires ont été émis respectivement les 19 novembre 2019, 28 janvier 2020, 14 octobre 2020 et 26 octobre 2020. Il en résulte que la procédure d'exécution forcée ne peut concerner les infractions ou le titre exécutoire postérieurs à l'engagement de cette procédure, ni, compte tenu du délai incompressible pour engager une telle procédure afin de permettre au contrevenant de régler l'amende, l'infraction du 28 mai 2019. Par ailleurs, il résulte du bordereau de situation que l'amende forfaitaire majorée due pour l'infraction du 6 juillet 2018 a été réglée par carte bancaire et n'a donc pas été acquittée selon la procédure de recouvrement forcé.
10. Dans ces conditions, M. D doit être regardé comme ayant été destinataire préalablement à ces paiements des documents nécessaires à cet effet. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. D n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis en ces occasions, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route préalablement au paiement es amendes afférentes aux infractions relevées les 31 janvier 2018, 6 juillet 2018, 28 mai 2019, 15 août 2019 à 16 h 43, 15 août 2019 à 17 h 37, 20 septembre 2019, 1er février 2020 et 9 février 2020.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions de retrait de points restant en litige présentées par M. D doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées restant en litige, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies
Sur les frais liés au litige :
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que M. D présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 24 avril 2021 portant invalidation du permis de conduire de M. D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
Le magistrat désigné,
M. C
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026