mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2105625 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | AULIBE - ISTIN - DEFALQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juin 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Service Logistique du Transport, représentée par Me Aulibe-Istin, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge au titre des années 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- elle n'a pas reçu notification de l'avis de vérification ;
- elle n'a pas reçu notification de la proposition de rectification.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2021, l'administrateur des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que le tribunal administratif de Melun est incompétent territorialement pour statuer sur la requête, que cette dernière est irrecevable faute de réclamation préalable et que les moyens développés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Meyrignac ;
- et les conclusions de M. Delmas, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée (SAS) Service Logistique du Transport qui exerce une activité de transport, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 26 octobre 2015 au 31 décembre 2016, à l'issue de laquelle elle a été rendue destinataire d'une proposition de rectification du 28 juin 2019, selon la procédure de taxation d'office. Par un courrier du 10 février 2021, l'intéressée a contesté avoir été rendue destinataire d'un avis de vérification et d'une proposition de rectification. Par courrier du 30 mars suivant, l'administration a rejeté ces arguments. Des cotisations supplémentaires d'impôts sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des années 2015 et 2016 ont été mises en recouvrement le 30 avril 2021. Par la requête susvisée, la société requérante demande la décharge de ces impositions.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, alors en vigueur : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition () ". En application de ces dispositions, le contribuable qui entend contester son imposition doit adresser une réclamation à l'administration avant de saisir le tribunal administratif.
3. Par un courrier du 10 février 2021, le conseil de la requérante a écrit au service vérificateur en soutenant que la proposition de rectification avait été envoyée à une mauvaise adresse, ainsi que l'avis de vérification, avant de conclure que la procédure engagée à son encontre était nulle. Par courrier du 30 mars suivant, l'administration a répondu que l'avis de vérification et la proposition de rectification avaient été valablement notifiés, de sorte que les arguments de la société étaient rejetés.
4. Il résulte de ce qui précède que le courrier du 10 février 2021, envoyé avant la mise en recouvrement des impositions intervenue le 30 avril suivant, ne constituait pas la réclamation préalable exigée par les prescriptions précitées de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Par suite, la présente requête, présentée sans que la société requérante ait saisi l'administration fiscale, postérieurement à la mise en recouvrement des impositions litigieuses, d'une réclamation préalable, est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée, sans qu'il y ait lieu, en application de l'article R. 351-4 du code de justice administrative, de transmettre ladite requête au tribunal administratif territorialement compétent pour en connaître.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Service Logistique du Transport est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Service Logistique du Transport et à l'administrateur des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 18 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Le Broussois, président,
M. Meyrignac, premier conseiller,
Mme Jean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé : P. Meyrignac Le président,
Signé : N. Le Broussois
La greffière,
Signé : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre chargé du budget et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026