mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2106343 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juillet 2021, Mme B A, représentée par Me Beaulac demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Limeil-Brévannes à lui payer le montant de l'indemnité légale de licenciement qu'elle aurait dû percevoir et la somme de 15 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis, résultant de l'illégalité fautive de la décision du 10 septembre 2019 par laquelle le maire de Limeil-Brévannes l'a licenciée, assortie des intérêts à taux légal ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Limeil-Brévannes la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 10 septembre 2019 par laquelle le maire de Limeil-Brévannes l'a informée du non-renouvellement de son contrat doit être regardée comme une décision de licenciement ;
- cette décision de licenciement a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, de nature à engager la responsabilité de la commune, dès lors que le délai de préavis applicable au regard de son ancienneté n'a pas été respecté et qu'elle n'a pas bénéficié d'un entretien préalable ;
- elle a subi un préjudice résultant du non-respect du délai de préavis, devant être indemnisé à hauteur de 5 000 euros ;
- elle a subi un préjudice financier devant être indemnisé à hauteur du montant de l'indemnité de licenciement qui lui est due ;
- elle a subi un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, devant être indemnisés à hauteur de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, la commune de Limeil-Brévannes, représenté par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est tardive ;
- à titre subsidiaire, les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Massengo,
- et les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée à compter du 1er février 2016 au sein de la commune de Limeil-Brévannes par un contrat d'accompagnement dans l'emploi, en qualité d'agent d'entretien. Le 1er février 2018, elle a été recrutée en qualité d'adjointe technique sous contrat à durée déterminée, dont le terme était fixé au 1er janvier 2019. Elle a poursuivi ses fonctions jusqu'au 22 novembre 2019. Par un courrier du 10 septembre 2019, la directrice générale des services de la commune l'a informée de ce que son contrat ne serait pas renouvelé au-delà de son terme. Par un courrier du 6 avril 2021, reçu le 8 avril 2021, Mme A a adressé une demande préalable d'indemnisation au maire de Limeil-Brévannes. En l'absence de réponse de cette autorité, la requérante demande au tribunal de condamner la commune de Limeil-Brévannes à lui payer la somme correspondant au montant de l'indemnité de licenciement qu'elle aurait dû percevoir, ainsi que 15 000 euros en réparation des autres préjudices qu'elle estime avoir subis, résultant de l'illégalité fautive de la décision du 10 septembre 2019.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. /()/ ".
3. L'expiration du délai permettant d'introduire un recours en annulation contre une décision expresse dont l'objet est purement pécuniaire fait obstacle à ce que soient présentées des conclusions indemnitaires ayant la même portée.
4. La commune de Limeil-Brévannes fait valoir que la décision que Mme A qualifie de licenciement a pris effet le 22 novembre 2019, et qu'elle disposait alors d'un délai de deux mois à compter de cette date pour en demander l'annulation ainsi que la réparation des préjudices résultant de son illégalité. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'aucune décision purement pécuniaire n'est intervenue à la suite de la cessation de la relation de travail entre Mme A et la commune de Limeil-Brévannes. La présente requête, tendant à l'indemnisation des préjudices résultant de l'illégalité fautive de la décision du 10 septembre 2019 de non-renouvellement de l'engagement de Mme A, ne peut ainsi être regardée comme ayant la même portée qu'un recours en annulation contre une décision expresse dont l'objet est purement pécuniaire. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur la responsabilité de la commune :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et pour répondre à des besoins temporaires, les emplois permanents des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 de la présente loi peuvent être occupés par des agents contractuels pour assurer le remplacement temporaire de fonctionnaires ou d'agents contractuels. () Les contrats établis sur le fondement du premier alinéa sont conclus pour une durée déterminée et renouvelés, par décision expresse, dans la limite de la durée de l'absence du fonctionnaire ou de l'agent contractuel à remplacer. Ils peuvent prendre effet avant le départ de cet agent ". Il résulte de ces dispositions que les contrats passés par une collectivité et établissements publics territoriaux en vue de recruter des agents non-titulaires doivent, sauf disposition législative spéciale contraire, être conclus pour une durée déterminée et ne peuvent être renouvelés que par reconduction expresse. De plus, le maintien en fonction de l'agent en cause à l'issue de son contrat initial, s'il traduit la commune intention des parties de poursuivre leur collaboration, a seulement pour effet de donner naissance à un nouveau contrat, conclu lui aussi pour une période déterminée et dont la durée est celle assignée au contrat initial. Enfin, la décision par laquelle l'autorité administrative compétente met fin aux relations contractuelles doit, en principe, être regardée comme un refus de renouvellement de contrat si elle intervient à l'échéance du nouveau contrat et comme un licenciement si elle intervient au cours de ce nouveau contrat.
6. Il résulte de l'instruction que Mme A a été engagée par la commune de Limeil-Brévannes par contrat à durée déterminée valable du 1er février 2019 au 31 janvier 2019. Si la commune de Limeil-Brévannes fait valoir que son contrat a été renouvelé pour les périodes du 1er février 2019 au 22 mai 2019, puis du 23 mai 2019 au 22 novembre 2019, elle n'établit pas avoir notifié à l'intéressé ces deux actes d'engagements. Dès lors que les bulletins de salaire produits par Mme A permettent d'établir son maintien en fonction du 1er février 2019 au 22 novembre 2019, traduisant la commune intention des parties de poursuivre leur collaboration, le contrat de Mme A doit être regardé comme ayant été tacitement reconduit pour une durée identique à celle assignée au contrat initial, soit une année. Dès lors, la décision du 10 septembre 2019 par laquelle le maire de Limeil-Brévannes a décidé de ne pas renouveler le contrat de Mme A, intervenue au cours de ce nouveau contrat, doit être regardée comme une décision de licenciement et non un refus de renouvellement de contrat.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 40 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " L'agent recruté pour une durée indéterminée ainsi que l'agent qui, engagé par contrat à durée déterminée, est licencié avant le terme de son contrat, a droit à un préavis qui est de : /-huit jours pour l'agent qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services inférieure à six mois de services ; /- un mois pour l'agent qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans ; - deux mois pour l'agent qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services égale ou supérieure à deux ans. /()/ ".
8. Mme A soutient que la décision de licenciement est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que le délai de préavis de deux mois, applicable à sa situation, n'a pas été respecté. Toutefois, Mme A n'établit pas avoir été engagée par la commune de Limeil-Brévannes entre le 31 janvier 2017 et le 31 janvier 2018. Ainsi, à la date à laquelle la commune envisageait de mettre fin à la relation de travail, Mme A disposait d'une ancienneté égale à une année et neuf mois. En l'informant de son intention de ne pas renouveler le contrat à son terme prévu le 22 novembre 2022, par un courrier du 10 septembre 2019 dont Mme A a eu connaissance au plus tard le 18 septembre 2019, date à laquelle elle a formé un recours administratif, le maire de Limeil-Brévannes n'a pas méconnu l'obligation de préavis d'un mois prévue par les dispositions précitées.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 42 du décret du 15 février 1988 susvisé : " Le licenciement ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La convocation à l'entretien préalable est effectuée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation. / L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. / L'agent peut se faire accompagner par la personne de son choix. / Au cours de l'entretien préalable, l'autorité territoriale indique à l'agent le ou les motifs du licenciement. En cas de licenciement pour l'un des motifs prévus à l'article 13 ou aux 1° à 4° de l'article 39-3 l'employeur territorial informe l'agent du délai pendant lequel il doit présenter sa demande écrite de reclassement ainsi que les conditions dans lesquelles les offres de reclassement sont présentées ".
10. Il résulte de l'instruction que Mme A n'a bénéficié d'aucun entretien préalable à la décision de licenciement. Par suite, elle est fondée à soutenir que la décision de licenciement a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière et que cette illégalité fautive est de nature à engager la responsabilité de la commune de Limeil-Brévannes.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à rechercher la responsabilité de la commune de Limeil-Brévannes à raison des fautes commises par le maire en considérant que la décision mettant fin à la relation de travail avec Mme A constituait une décision de non-renouvellement de son contrat et non un licenciement, et en s'abstenant, en conséquence, d'organiser un entretien préalable.
Sur les préjudices :
12. Mme A est fondée à demander l'indemnisation des préjudices en lien direct et certain avec les fautes commises par le maire de Limeil-Brévannes mentionnées au point précédent.
En ce qui concerne le préjudice financier résultant de l'absence de versement d'une indemnité de licenciement :
13. Aux termes de l'article 43 du décret du 15 février 1988 susvisé, dans sa version applicable au litige : " En cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, une indemnité de licenciement est versée à l'agent recruté pour une durée indéterminée ou à l'agent recruté pour une durée déterminée et licencié avant le terme de son contrat. /()/ ". Aux termes de l'article 45 du même décret : " La rémunération servant de base au calcul de l'indemnité de licenciement est la dernière rémunération nette des cotisations de la sécurité sociale et, le cas échéant, des cotisations d'un régime de prévoyance complémentaire, effectivement perçue au cours du mois civil précédant le licenciement. Elle ne comprend ni les prestations familiales, ni le supplément familial de traitement, ni les indemnités pour travaux supplémentaires ou autres indemnités accessoires. /()/ ". Et aux termes de l'article 46 du même décret : " L'indemnité de licenciement est égale à la moitié de la rémunération de base définie à l'article précédent pour chacune des douze premières années de services, au tiers de la même rémunération pour chacune des années suivantes, sans pouvoir excéder douze fois la rémunération de base. Elle est réduite de moitié en cas de licenciement pour insuffisance professionnelle. En cas de rupture avant son terme d'un engagement à durée déterminée, le nombre d'années pris en compte ne peut excéder le nombre des mois qui restaient à courir jusqu'au terme normal de l'engagement. /()/ Pour l'application de cet article, toute fraction de service égale ou supérieure à six mois sera comptée pour un an ; toute fraction de service inférieure à six mois n'est pas prise en compte. /()/".
14. Il résulte de l'instruction que Mme A disposait d'une ancienneté d'une année, neuf mois et trois semaines à la date du licenciement. En application des dispositions précitées, l'indemnité de licenciement qu'elle aurait dû percevoir doit être calculée sur la base d'une rémunération de 1 527 euros et d'une ancienneté équivalente à deux années. Par suite, il sera fait une exacte appréciation du préjudice financier résultant de la privation de l'indemnité de licenciement en fixant son indemnisation à une somme de 1 527 euros.
En ce qui concerne les préjudices résultant de l'illégalité fautive de la décision de licenciement :
15. Lorsqu'une personne sollicite le versement d'une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité d'une décision administrative, il appartient au juge de rechercher, en forgeant sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties et, le cas échéant, en tenant compte du motif pour lequel le juge administratif a annulé cette décision, si la même décision aurait pu légalement être prise.
16. En l'espèce, la commune de Limeil-Brévannes ne fait valoir ni même n'allègue que le licenciement de Mme A aurait été justifié au fond. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que la commune aurait pu légalement prendre la même décision et la requérante est fondée à demander réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive de la décision de licenciement.
S'agissant du non-respect du délai de préavis :
17. Il résulte des constatations opérées au point 10 que le maire de Limeil-Brévannes n'a pas méconnu les dispositions relatives au délai de préavis en matière de licenciement. Par suite, Mme A n'est pas fondée à demander réparation d'un préjudice qui résulterait du non-respect du délai de préavis. Dès lors, les conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
S'agissant du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence :
18. Mme A soutient que l'illégalité fautive de son licenciement lui a causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence. Dans les circonstances de l'espèce, dès lors que la décision est intervenue moins de trois mois avant le terme de son contrat, il sera fait une juste appréciation des préjudices subis par Mme A en les indemnisant à hauteur de 500 euros.
Sur les intérêts :
19. Mme A a droit aux intérêts au taux légal, sur les sommes mentionnées aux points 14 et 18, à compter du 8 avril 2021, date de réception par la commune de Limeil-Brévannes de sa demande préalable indemnitaire.
Sur les frais liés au litige :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Limeil-Brévannes une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Limeil-Brévannes demande au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Limeil-Brévannes est condamnée à payer la somme totale de 2 027 euros à Mme A, assortie des intérêts à taux légal à compter du 8 avril 2021.
Article 2 : La commune de Limeil-Brévannes versera une somme de 1 500 euros à Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Limeil-Brévannes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Limeil-Brévannes.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Massengo, conseillère,
Mme Issard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.
La rapporteure
C. MASSENGO
La présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
C. TRÉMOUREUX
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026