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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2107061

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2107061

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2107061
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantLERAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 juillet 2021 et 25 avril 2024, M. A Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne, représentés par Me Lerat, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la décision implicite née le 22 juin 2021 par laquelle le maire de Bussy-Saint-Georges a rejeté leur demande de régularisation de la situation administrative de M. Bories ;

2°) de condamner la commune de Bussy-Saint-Georges à payer à M. Bories la somme totale de 30 954 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis, résultant des fautes commises par son maire dans la gestion de sa carrière, assortie des intérêts à taux légal ;

3°) de condamner la commune de Bussy-Saint-Georges à payer au syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne la somme de 500 euros en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi, résultant des fautes commises par son maire dans la gestion de la carrière de son adhérent, M. Bories, assortie des intérêts à taux légal ;

4°) d'enjoindre à la commune de Bussy-Saint-Georges d'inscrire rétroactivement M. Bories au tableau d'avancement au grade d'attaché territorial principal au titre des années 2019 et 2020, de le nommer rétroactivement à ce grade au titre de l'année 2019, d'en tirer toutes les conséquences de droits, de rétablir sa charge de travail et de lui confier des fonctions correspondant à son grade et à sa fiche de poste ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Bussy-Saint-Georges la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne soutiennent que :

- le maire de Bussy-Saint-Georges a commis des fautes, de nature à engager la responsabilité de la commune, en refusant l'inscription de M. Bories au tableau d'avancement au grade d'attaché territorial principal au titre des années 2019 et 2020, en refusant de présenter son dossier pour avis à la commission consultative paritaire et de le nommer au grade d'attaché principal au titre de l'année 2020, en l'affectant à un poste dénué de responsabilités et de missions correspondant à son grade et à sa fiche de poste ;

- l'ensemble de ces agissements révèlent une discrimination syndicale, de nature à engager la responsabilité pour faute de la commune de Bussy-Saint-Georges ;

- M. Bories a subi un préjudice financier devant être réparé à hauteur de 10 953,68 euros ;

- il a subi un préjudice moral devant être réparé à hauteur de 10 000 euros ;

- il a subi un préjudice résultant des troubles dans ses conditions d'existence devant être réparé à hauteur de 10 000 euros ;

- le syndicat CFDT Interco du Val-de-Marne a subi un préjudice moral devant être réparé à hauteur de 500 euros ;

- au regard des fautes commises, le maire de Bussy-Saint-Georges était tenu de faire droit à la demande de régularisation de la situation administrative de M. Bories, et la décision implicite née le 22 juin 2021 du silence gardé par cette autorité est, dès lors, entachée d'illégalité.

Par une intervention, enregistrée le 25 avril 2024, le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne demande que le tribunal fasse droit à toutes les conclusions de la requête de M. Bories.

Par des mémoires en défense enregistrés les 30 septembre 2022 et 16 mai 2024, présentés par Me Beguin, la commune de Bussy-Saint-Georges, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. Bories et du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne la somme globale de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation présentées par le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne sont irrecevables, dès lors qu'il est dépourvu d'intérêt pour agir ;

- aucun moyen soulevé n'est fondé ;

- les préjudices allégués par les requérants ne sont pas établis.

Par une ordonnance du 16 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 30 mai 2024 à midi.

Une pièce a été enregistrée le 30 mai 2024 pour les requérants, et n'a pas été communiquée.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Massengo, rapporteure,

- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- les observations de Me Lerat, représentant les requérants, et celles de Me Karim-Zadeh, se substituant à Me Beguin, représentant la commune de Bussy-Saint-Georges.

Une note en délibéré, présentée par les requérants, a été enregistrée le 20 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. Bories, secrétaire adjoint de la section locale de la commune de Bussy-Saint-Georges du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne, a été titularisé dans le grade d'attaché territorial le 2 juin 2013, au sein de cette commune. Par un courrier du 21 avril 2021 reçu le lendemain, M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne ont saisi le maire de Bussy-Saint-Georges d'une demande tendant à ce que M. Bories soit inscrit rétroactivement au tableau d'avancement au grade d'attaché principal au titre des années 2019 et 2020, et nommé à ce grade au titre de l'année 2019, à ce qu'il en soit tiré les conséquences de droit, et à ce que sa charge de travail soit rétablie et qu'il lui soient attribuées des missions correspondant à son grade et à sa fiche de poste. Cette demande tendait également à l'indemnisation des préjudices que M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne estimaient avoir subis, résultant des fautes commises par le maire de la commune dans la gestion de la carrière de M. Bories. Par la présente requête, M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne demandent la condamnation de la commune à leur payer respectivement les sommes de 30 954 euros et de 500 euros en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis, et l'annulation de la décision implicite de rejet de leur demande du 21 avril 2021 née du silence gardé par le maire de Bussy-Saint-Georges.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Si un syndicat est recevable à intervenir, le cas échéant, à l'appui d'une demande d'annulation d'une décision individuelle présentée devant le juge administratif par le fonctionnaire intéressé, il n'a pas qualité pour en solliciter lui-même l'annulation. Par suite, les conclusions du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne tendant à l'annulation de la décision implicite née le 22 juin 2021 du silence gardé par le maire de Bussy-Saint-Georges sur la demande de régularisation de la situation administrative de M. Bories sont irrecevables, et la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.

Sur la recevabilité de l'intervention du syndicat :

3. Le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne, dont les statuts prévoient qu'il a pour but de " regrouper les salariés d'un même secteur d'activité en vue d'assurer la défense individuelle et collective de leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux, par les moyens les plus appropriés ", dispose d'un intérêt lui donnant qualité pour intervenir au soutien de la requête présentée par M. Bories. Par suite, l'intervention de ce syndicat doit être admise.

Sur la responsabilité de la commune :

En ce qui concerne les fautes relatives à l'avancement de grade de M. Bories :

4. Aux termes de l'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur : " L'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur. Il peut être dérogé à cette règle dans les cas où l'avancement est subordonné à une sélection professionnelle. /()/ 1° Soit au choix par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. () ". Et aux termes de l'article 19 du décret du 30 décembre 1987 portant statut particulier du cadre d'emplois des attachés territoriaux : " Peuvent être nommés au grade d'attaché principal après inscription sur un tableau d'avancement dans la limite fixée à l'alinéa suivant : / 1° Après un examen professionnel organisé par les centres de gestion, les attachés qui justifient au 1er janvier de l'année au titre de laquelle est dressé le tableau d'avancement d'une durée de trois ans de services effectifs dans un cadre d'emplois, corps ou emploi de catégorie A ou de même niveau et ont atteint le 5ème échelon du grade d'attaché ; /2° Les attachés qui justifient, au plus tard le 31 décembre de l'année au titre de laquelle le tableau d'avancement est établi, d'au moins sept ans de services effectifs dans un cadre d'emplois, corps ou emploi de catégorie A ou de même niveau et ont atteint le 8e échelon du grade d'attaché ".

5. S'il n'est pas contesté par la commune que M. Bories remplissait les conditions statutaires requises pour être nommé au grade d'attaché principal après inscription au tableau d'avancement, celles-ci ne lui conféraient pas pour autant un droit à l'avancement à ce grade. Par suite, le maire de Bussy-Saint-Georges n'a commis aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune en décidant de ne pas établir de tableau d'avancement au grade d'attaché principal au titre de l'année 2019, malgré un avis favorable de la commission administrative paritaire à la promotion de M. Bories, puis en décidant de ne pas soumettre à cette même commission un projet de tableau d'avancement au titre de l'année 2020 comportant le nom de l'intéressé.

En ce qui concerne la faute relative à l'affectation de M. Bories au poste de chargé de mission :

6. Il résulte de l'instruction que M. Bories a été affecté à compter du 7 octobre 2019 au poste de " chargé de mission environnement, cadre de vie et lutte contre les violences urbaines ". Il soutient que les missions prévues par sa fiche de poste ne correspondent pas à des fonctions susceptibles d'être exercées par un fonctionnaire de catégorie A et que ce changement d'affectation implique des responsabilités très réduites eu égard aux différents postes qu'il a occupés au sein de la commune depuis sa titularisation dans le grade d'attaché territorial. Il résulte toutefois de l'instruction que la fiche de poste de M. Bories prévoit un nombre important de missions qui, si elles n'impliquent pas de fonctions d'encadrement, supposent la mise en œuvre de compétences susceptibles de correspondre à celle d'un fonctionnaire territorial de catégorie A. En outre, M. Bories soutient que depuis son affectation, il est " désœuvré " (sic) et que les tâches qui lui sont confiées sont en réalité de moindre importance que celles prévues par sa fiche de poste. Toutefois, il n'apporte aucune pièce permettant d'établir qu'il aurait été empêché de remplir les missions qui lui ont été assignées au moment de son changement d'affectation, telles qu'elles sont synthétisées dans sa fiche de poste. Il ressort également du compte-rendu d'entretien professionnel relatif à l'année 2020, réalisé en novembre, plus d'un an après ce changement d'affectation et seulement quelques mois avant la transmission au maire de sa demande indemnitaire et de régularisation de sa situation, que l'intéressé n'a aucunement évoqué une éventuelle insatisfaction ou un quelconque désœuvrement à son poste. Il ne justifie pas non plus d'échanges avec sa hiérarchie, au cours desquels il aurait demandé, en vain, à pouvoir davantage valoriser ses compétences. Dans ces conditions, M. Bories n'est pas fondé à soutenir que le maire de Bussy-Saint-Georges aurait commis une faute en l'affectant à un poste sans réel contenu, de nature à engager la responsabilité de la commune.

En ce qui concerne la discrimination syndicale :

7. Aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race ".

8. Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

9. M. Bories soutient que l'ensemble des décisions prises par la commune, relatives à son avancement de carrière et à son changement d'affectation, présentaient un caractère discriminatoire, à raison de son engagement au sein du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne. Au soutien de cette allégation, il produit le témoignage de la secrétaire de la section locale du syndicat, attestant des rapports conflictuels entre les représentants syndicaux et le maire de Bussy-Saint-Georges, en raison des démarches actives des premiers pour dénoncer divers dysfonctionnements dans certains services de la commune et notamment au sein de la police municipale. La secrétaire de la section locale fait notamment état d'une " agression " commise à son encontre par plusieurs responsables de ce service et de menaces de " représailles " formulées par le maire lors d'une réunion du 12 septembre 2019 à l'encontre de tous les agents " qui ne seraient pas considérés comme loyaux ". Toutefois, les différentes allégations contenues dans ce témoignage ne sont corroborées par aucune autre pièce du dossier et certaines sont même contredites par un tract du syndicat UNSA du 14 octobre 2019 produit par le requérant, dénonçant vivement l'insincérité avec laquelle le syndicat CFDT a relaté publiquement, par un tract diffusé sur les réseaux sociaux et par voie de presse, les propos du maire lors de la réunion du 12 septembre 2019. En tout état de cause, aucune des allégations de la secrétaire de la section locale ou de M. Bories ne permet de faire présumer la volonté du maire de Bussy-Saint-Georges d'agir de manière discriminatoire à l'encontre de l'intéressé, en raison de son engagement syndical.

Sur les préjudices :

10. Il résulte des constatations opérées aux points 4 à 9 que M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne ne sont pas fondés à demander réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis, résultant des fautes commises par le Maire de Bussy-Saint-Georges.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

11. Il résulte des constatations opérées aux points 4 à 9 qu'aucune faute commise par le maire de Bussy-Saint-Georges dans la gestion de la situation administrative et professionnelle de M. Bories ne peut être retenue. Par suite, ce dernier n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite, née le 22 juin 2021, par laquelle cette autorité a rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit inscrit rétroactivement au tableau d'avancement au grade d'attaché principal au titre de l'année 2019 et 2020, et nommé rétroactivement à ce grade au titre de l'année 2019 avec toutes les conséquences de droit afférentes, et qu'il soit rétabli dans des fonctions correspondant à son grade et à sa fiche de poste.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née le 22 juin 2022 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bussy-Saint-Georges, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. Bories et le syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. Bories et du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne une somme totale de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Bussy-Saint-Georges et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne est admise.

Article 2 : La requête de M. Bories et du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne est rejetée.

Article 3 : Il est mis à la charge de M. Bories et du syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne une somme totale de 1 000 euros à verser à la commune de Bussy-Saint-Georges sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. Bories et au syndicat CFDT Interco de Seine-et-Marne et à la commune de Bussy-Saint-Georges.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Leconte, première conseillère,

Mme Massengo, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 juillet 2024.

La rapporteure,

C. MASSENGOLa présidente,

I. BILLANDON

La greffière,

L. LE GRALL

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme

La greffière,

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