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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2109696

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2109696

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2109696
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation9ème chambre, JU
Avocat requérantCABINET KIRMEN & LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée, le 26 octobre 2021, M. B A, représenté par Me Lefebvre, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée " 48SI " du 19 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul ;

2°) d'annuler les décisions portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 15 décembre 2016, 23 mai 2017, 6 juin 2018, 14 février 2019 et 15 octobre 2020 ;

3°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer les points correspondants aux infractions commises sur le capital affectant son permis de conduire et de retirer la décision référencée " 48SI " portant invalidation de son permis de conduire ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions portant retrait de points ne lui ont jamais été notifiées avant le 30 septembre 2021 ; le 19 août 2021, date à laquelle le ministre de l'intérieur a cru devoir prononcer l'invalidation de son permis de conduire, les pertes de points, qui ne lui avaient pas été notifiées, ne lui étaient pas opposables ; de sorte que le ministre de l'intérieur n'a pu prendre une décision " 48SI " portant invalidation de son permis de conduire ;

- les amendes forfaitaires, qu'il entendait par ailleurs contester, afférentes aux différentes pertes de points qui lui sont reprochées n'ont pas été payées à défaut d'avoir reçu ces verbalisations ;

- il n'a jamais été informé, au moment de sa verbalisation lors de la constatation des infractions, dans les conditions fixées aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ; il n'a, en outre, pas reçu le double du procès-verbal de constatation des infractions qui lui sont reprochées ; la seule circonstance que le relevé d'information intégral révèle que les infractions auraient été immédiatement acquittées n'est pas suffisante pour établir que les informations exigées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route aient été bien respectées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 8 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 4 août 2022 à 12 heures.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 15 décembre 2016, 23 mai 2017, 6 juin 2018, dès lors que ces points ont été restitués au requérant les 25 juillet 2017, 24 décembre 2017,

23 janvier 2019, soit antérieurement à l'introduction de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article

R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bonneau-Mathelot a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a commis différentes infractions au code de la route les 15 décembre 2016, 23 mai 2017, 6 juin 2018, 14 février 2019 et 15 octobre 2020 ayant entraîné la perte de neuf points. Par une décision référencée " 48SI " du 19 août 2021, le ministre de l'intérieur a récapitulé les retraits de points, a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de la décision référencée " 48SI " ainsi que celle de l'ensemble des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions qui lui sont reprochées.

Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation des décisions portant

retrait des points consécutives aux infractions commises les 15 décembre 2016, 23 mai 2017 et 6 juin 2018 :

2. Il résulte de l'instruction et, notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 11 janvier 2022, et produit par le ministre de l'intérieur, que les points retirés sur son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les

15 décembre 2016, 23 mai 2017 et 6 juin 2018 lui ont été restitués respectivement les

25 juillet 2017, 24 décembre 2017 et 23 janvier 2019, soit avant l'introduction de sa requête. Il suit de là que les conclusions aux fins d'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions ainsi reprochées au requérant sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées ainsi que, par voie de conséquence et, en tout état de cause, les conclusions aux fins d'injonction.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

Sur la légalité des décisions portant retrait de points :

En ce qui concerne le défaut de notification des décisions portant retrait de points :

3. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. A ne saurait dès lors

utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés.

En ce qui concerne la réalité des infractions :

4. Il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions des quatre premières classes dont la liste est fixée par décret en Conseil d'État, le contrevenant peut soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. S'il s'abstient tant de payer l'amende forfaitaire que de présenter une requête, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public, lequel est exécuté suivant les règles prévues pour l'exécution des jugements de police. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du même code : " Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules ; dans ce dernier cas, le contrevenant n'est redevable que d'une somme égale au montant de l'amende forfaitaire s'il s'en acquitte dans un délai de quarante-cinq jours, ce qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire pour le montant de la majoration ".

5. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

6. Eu égard aux mentions du relevé intégral d'information du permis de conduire de

M. A, édité le 11 janvier 2022 et versé au dossier par le ministre de l'intérieur, et en l'absence de tout élément pertinent avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute leur exactitude, il doit être tenu pour établi que le requérant a acquitté l'amende forfaitaire pour l'infraction commise le 14 février 2019. S'il soutient " qu'il entendait par ailleurs [les] contester ", il ne résulte pas de l'instruction qu'il aurait présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention. Ainsi, le moyen tiré de ce que la réalité de cette infraction ne serait pas établie doit être écarté.

7. Il résulte, par ailleurs, de l'instruction et, notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 11 janvier 2022, que l'infraction contestée et

commise le 15 octobre 2020 a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Il ne résulte pas de l'instruction que le requérant a formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée alors, notamment, qu'il résulte de l'instruction qu'il a payée l'amende forfaitaire majorée afférente à cette infraction. Il suit de là que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité de cette infraction est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la réalité de l'infraction n'est pas établie doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :

8. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ".

9. Aux termes de l'article R. 223-3 du code de la route : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article

L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III.- Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. Si le retrait de points lié à cette infraction n'aboutit pas à un nombre nul de points affectés au permis de conduire de l'auteur de l'infraction, celui-ci est informé par le ministre de l'intérieur par lettre simple du nombre de points retirés. Le ministre de l'intérieur constate et notifie à l'intéressé, dans les mêmes conditions, les reconstitutions de points obtenues en application des alinéas 1, 2 et 4 de l'article L. 223-6. Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l'auteur de l'infraction est informé par le ministre de l'intérieur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis de conduire et enjoint à l'intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d'outre-mer de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. () ".

S'agissant de l'infraction commise le 14 février 2019 :

10. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.

11. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 11 janvier 2022, qu'il a commis une infraction le

14 février 2019 constatée par procès-verbal électronique. Il résulte de la mention " AF " portée sur ce relevé que M. A s'est acquitté de l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de son paiement. Il suit de là que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Dans ces conditions, le moyen tiré d'un défaut d'information ne peut qu'être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 15 octobre 2020 :

12. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Le

formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée contient les informations suffisantes pour porter à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, informations qui doivent figurer dans ces avis en application de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale issu d'un arrêté du 13 mai 2011.

13. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le11 janvier 2022, qu'il a commis une infraction le 15 octobre 2020 constatée par radar automatique ainsi qu'en atteste la mention " CNT-CSA " et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit l'attestation du trésorier principal du contrôle automatisé relative à l'encaissement du montant de l'amende forfaitaire majorée afférente à cette contravention. Ce paiement permet d'établir que M. A a reçu l'avis d'amende forfaitaire dont le formulaire reprend l'ensemble des

informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. A cet égard,

M. A n'établit pas que l'avis reçu n'aurait pas comporté cette information. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'information doit être écarté.

Sur la légalité de la décision référencée " 48SI " portant invalidation du permis de conduire :

14. Pour constater la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de point nul, le ministre de l'intérieur s'est fondé sur ce que l'intéressé avait commis plusieurs

infractions pour lesquelles neuf points ont été retirés du capital affectant son permis de conduire probatoire. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 2. du présent jugement, trois points ont été restitués au requérant en raison du mécanisme de reconstitution de points par l'effet du temps. Cependant, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des autres décisions portant retrait de points édictées consécutivement aux autres infractions relevées contre lui. Par suite, le solde de points afférent au permis de conduire de M. A était bien nul à la date de la décision en litige, et le ministre de l'intérieur ne pouvait légalement que constater la perte de validité de son titre de conduite.

15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision référencée " 48SI " du 19 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par

M. A, n'implique le prononcé d'aucune mesure d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, la somme que demande M. A au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au

ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.

La magistrate désignée,

S. BONNEAU-MATHELOT

La greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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