mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109871 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre, JU |
| Avocat requérant | NIVAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 octobre 2021 et le 16 novembre 2021, M. B D, représenté par Me Nivault demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'annuler la décision de retrait de points intervenue à la suite de l'infraction commise le 11 mars 2019 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui attribuer les quatre points obtenus à la suite de la réalisation d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 19 et 20 juillet 2021 et de lui restituer les trois points retirés à la suite de l'infraction commise le 11 mars 2019 sur son permis de conduire ainsi que son permis de conduire ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 19 et 20 juillet 2021 ouvrant droit à l'attribution de quatre points sur son permis de conduire, or ces points ne lui ont pas été attribués, s'ils l'avaient été, son solde de points ne serait pas nul ;
- l'infraction du 11 mars 2019 ne lui est pas imputable, elle a été commise par M. C, cela a été signalé à l'administration qui ne l'a pas pris en compte.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen relatif à l'imputabilité de l'infraction commise le 11 mars 2019 est porté devant une juridiction incompétente pour en connaitre ;
- aucune disposition n'impose de mentionner de manière chronologique les infractions dans la décision 48 SI ;
- il ressort du relevé d'information intégral que le stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 19 et 20 juillet 2021 a été pris en compte et que 4 points ont été ajouté le 21 juillet 2021 sur le permis de conduire de M. D.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a commis différentes infractions au code de la route ayant entraîné des retraits de points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI ", le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retrait de points antérieures et notamment l'infraction commise le 11 mars 2019, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Dans le cadre de la présente instance, M. D demande l'annulation de cette décision ainsi que de la décision de retrait de points afférente à l'infraction commise le 11 mars 2019.
2. En premier lieu, M. D soutient qu'il a réalisé un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 19 et 20 juillet 2021 et que la reconstitution de points auquel ce stage ouvre droit n'a pas été prise en compte par l'administration. Toutefois, il ressort du relevé intégral d'information édité le 11 mars 2022 que le requérant a bien bénéficié d'un ajout, le 21 juillet 2021, de quatre points consécutivement à un stage effectué les 19 et 20 juillet 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que le stage de sensibilisation à la sécurité routière réalisé par M. D n'aurait pas été pris en compte par l'administration avant l'édiction de la décision 48 SI portant invalidation de son permis de conduire doit être écarté.
3. En second lieu, M. D soutient que l'infraction commise le 11 mars 2019 ne lui est pas imputable, ce qui a été signalé à l'administration. Toutefois, la juridiction administrative n'est pas compétente pour statuer sur l'imputabilité d'une infraction pénale frappant un usager de la route. Par suite, le moyen tiré de ce que l'infraction commise le 11 mars 2019 n'est pas imputable au requérant doit être écarté comme inopérant.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. D doivent être rejetées. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, la somme que demande M. D au titre des frais exposés dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
La magistrate désignée,
N. MULLIELa greffière,
H. KELI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026