jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2112040 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 décembre 2021, Mme B A, représentée par le cabinet de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48SI " du 10 septembre 2021 en tant que le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;
2°) d'annuler les décisions portant retraits de points consécutives aux infractions commises les 5 juillet 2009, 27 septembre 2009, 27 juillet 2010, 16 octobre 2012, 21 octobre 2013, 5 décembre 2014, 18 décembre 2014, 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 3 h 30, 22 décembre 2014,
2 octobre 2015, 5 août 2018, 1er octobre 2020, 29 décembre 2020, 22 mai 2021 et 29 mai 2021 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire et de rétablir le capital de son permis de conduire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas reçu les informations prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la décision portant retrait de points consécutivement à l'infraction commise le 16 octobre 2012, qui ne comporte aucune mention de nature à établir le caractère définitif de la sanction pénale prononcée à son encontre au titre de cette infraction, et en conséquence la décision référencée " 48SI " portant cessation de validité de son permis de conduire prise sur son fondement, ne sont pas motivées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut à titre principal, au non-lieu partiel à statuer sur la requête et, à titre subsidiaire, au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, les mentions concernant la décision référencée " 48SI " du 10 septembre 2021 ont été supprimées de son relevé d'information intégral ; par ailleurs, les infractions commises les 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 18 décembre 2014 n'entraînent plus de retrait de points ; compte tenu de ces rectifications, le solde de points du permis de conduire de Mme A est redevenu positif et est crédité de cinq points ; l'administration est donc réputée avoir retiré la décision référencée " 48SI " ; les conclusions dirigées contre cette décision et celles portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 18 décembre 2014 sont sans objet ;
- les autres moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office tirés de :
- l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation des décisions portant retrait de points consécutivement aux infractions relevées les 27 juillet 2010, 16 octobre 2012,
21 octobre 2013, 20 décembre 2014 à 3 h 30 et 5 août 2018 dès lors que les points retirés ont été restitués à Mme A respectivement les 19 août 2011, 19 octobre 2013, 9 mais 2014,
17 juillet 2015 et 16 février 2019, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la requête ;
- l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation des décisions portant retrait de points consécutivement aux infractions relevées les 5 juillet 2009, 27 septembre 2009, 22 décembre 2014 et 2 octobre 2015 dès lors que les points retirés ont été restitués à Mme A respectivement les 5 août 2019, 14 octobre 2019, 18 septembre 2015 et 9 mai 2016, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Bonneau-Mathelot a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a commis différentes infractions au code de la route les
5 juillet 2009, 27 septembre 2009, 27 juillet 2010, 16 octobre 2012, 21 octobre 2013,
5 décembre 2014, 18 décembre 2014, 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 3 h 30, 22 décembre 2014, 2 octobre 2015, 5 août 2018, 1er octobre 2020, 29 décembre 2020, 22 mai 2021 et 29 mai 2021 ayant entraîné le retrait de vingt-un points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 10 septembre 2021, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures, constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par la présente instance, Mme A, demande au tribunal d'annuler la décision référencée " 48SI " du 10 septembre 2021 ainsi que les décisions de retraits de points consécutives aux infractions qui lui sont reprochées.
Sur l'étendue du litige :
2. Un recours de plein contentieux tendant à l'annulation d'un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait pas lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur.
3. Il résulte de l'instruction que le relevé d'information intégral extrait du permis de conduire de Mme A, édité le 17 mars 2022, et versé au débat par le ministre de l'intérieur, que le solde de points de la requérante, redevenu positif, est de cinq points le
1er août 2021, date de la dernière mise à jour du fichier. En outre, aucune mention concernant l'existence d'une décision référencée " 48SI " portant invalidation du permis de conduire de Mme A et de décisions portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 18 décembre 2014 ne figure sur le relevé d'information intégral. Par suite, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré la décision référencée " 48SI " en tant qu'elle invalide le permis de conduire de l'intéressée et les décisions portant retrait de point consécutives aux infractions des 20 décembre 2014 à
2 h 41 et 18 décembre 2014. Il ne résulte pas de l'instruction que ces retraits n'auraient pas acquis un caractère définitif. Dès lors, il n'y a plus lieu, de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48SI " invalidant le titre de conduite de Mme A et des décisions portant retrait de point consécutives aux infractions des 20 décembre 2014 à 2 h 41 et 18 décembre 2014.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 5 juillet 2009, 27 septembre 2009, 27 juillet 2010, 16 octobre 2012, 21 octobre 2013, 20 décembre 2014 à 3 h 30,
22 décembre 2014, 2 octobre 2015 et 5 août 2018 :
4. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de Mme A, édité le 17 mars 2022, et produit par le ministre de l'intérieur, que les points retirés de son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les
5 juillet 2009, 27 septembre 2009, 27 juillet 2010, 16 octobre 2012, 21 octobre 2013,
20 décembre 2014 à 3h30, 22 décembre 2014, 2 octobre 2015 et 5 août 2018 lui ont été restitués respectivement les 5 août 2019, 14 octobre 2019, 19 août 2011, 19 octobre 2013, 9 mai 2014, 17 juillet 2015, 18 septembre 2015, 9 mai 2016 et 16 février 2019, soit avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions de Mme A, tendant à l'annulation des décisions portant retrait de points consécutivement à ces infractions sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées. Il en va de même des conclusions aux fins d'injonction qui s'y rattachent.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :
5. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et
R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant de l'infraction commise le 5 décembre 2014 :
6. Le ministre de l'intérieur produit une attestation du comptable public, responsable de la trésorerie du contrôle automatisé, relative à l'encaissement, le 14 septembre 2015 de l'amende forfaitaire majorée afférente à l'avis de contravention au code de la route en ce qui concerne l'infraction du 5 décembre 2014. Dans ces conditions, Mme A doit être regardée comme ayant été destinataire de l'avis de contravention préalablement à l'émission du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il suit de là que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que Mme A n'établit pas, à défaut de produire le document qui lui a été remis à cette occasion, que celui-ci ne comportait pas l'ensemble des informations exigées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L.223-3 du code de la route préalablement au paiement de cette amende.
S'agissant des infractions commises les 1er octobre 2020 et 29 décembre 2020 :
7. En premier lieu, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de Mme A, édité le 17 mars 2022, qu'elle a commis des infractions les
1er octobre 2020 et 29 décembre 2020 relevées par radar automatique. Eu égard à la mention " AF " figurant sur ce relevé, et en l'absence de tout élément avancé par l'intéressée de nature à mettre en doute son exactitude, il doit être tenu pour établi que la requérante a acquitté l'amende forfaitaire pour les infractions commises les 1er octobre 2020 et 29 décembre 2020. Ainsi, Mme A, qui s'est acquittée du paiement de l'amende forfaitaire correspondant aux infractions commises les 1er octobre 2020 et 29 décembre 2020, a nécessairement reçu le courrier du ministre de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ce paiement. En outre, Mme A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 22 mai 2021 et 29 mai 2021 :
9. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
10. Il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions du relevé d'information intégral de Mme A, que les infractions commises les 22 mai et 29 mai 2021 ont été constatées par radar automatique et que l'intéressée a payé l'amende forfaitaire émise à l'issue de cette infraction. L'indication de ce paiement de l'amende forfaitaire sur le relevé intégral de Mme A, formalisé pour ces infractions par la mention " amende forfaitaire ", suffit à établir que l'intéressée a nécessairement été mise en possession d'un avis de contravention et d'une carte de paiement, dont la détention est indispensable pour payer l'amende forfaitaire. Par suite, alors que Mme A n'apporte aucun élément tendant à démontrer que les documents qui lui ont été envoyés seraient inexacts ou incomplets au regard des dispositions précitées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations pertinentes lui ont été délivrées. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information préalable ne peut être qu'écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions portant retrait de points en litige. Ses conclusions aux fins d'annulation ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme A, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision référencée " 48SI " du 10 décembre 2021 en tant le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de Mme A pour solde de point nul et des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 20 décembre 2014 à 2 h 41 et
18 décembre 2014.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au
ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
La magistrate désignée,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2112040
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026