Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2200173
jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200173 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET SEBAN & ASSOCIES |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2022, M. A B, représenté par Me Ngeleka, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le maire de Choisy-le-Roi a implicitement rejeté ses demandes indemnitaires préalables ;
2°) d'ordonner l'organisation d'une mesure d'expertise ;
3°) de condamner in solidum la commune de Choisy-le-Roi et le syndicat intercommunal pour la restauration collective (Siresco) à lui payer la somme de 100 523,04 euros en réparation de son préjudice de carrière, la somme de 201 046,08 euros au titre de la perte de traitement sur la période du 12 mai 2017 à la date d'introduction de la requête, sous déduction des traitements déjà versés, la somme de 125 653,80 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, la somme de 50 000 euros en réparation de son préjudice moral et la somme de 251 307,60 euros au titre de la reconstitution de ses droits à pension ;
4°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Choisy-le-Roi et du Siresco le versement de la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Siresco a été mis en demeure de produire ses observations en défense dans le délai d'un mois, par courrier du greffe notifié le 3 avril 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, présenté par Me Béguin, la commune de Choisy-le-Roi conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Et aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (). ".
2. Au cas particulier, la requête de M. B est dénuée de moyens au sens de l'article R. 411-1 du code justice administrative. Elle n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux visé à l'article R. 421-1 du même code, lequel délai, dans les circonstances de l'espèce, a commencé de courir à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet de son recours préalable indemnitaire déposé le 29 octobre 2021, soit à compter du 29 décembre 2021. Il s'ensuit que la requête de M. B est manifestement irrecevable et peut être rejetée comme telle sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la commune de Choisy-le-Roi et au syndicat intercommunal de restauration collective.
Fait à Melun, le 12 septembre 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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