LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2200278

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2200278

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2200278
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation15ème chambre
Avocat requérantJOSSEAUME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2022 sous le n° 2200278, M. B A, représenté par Me Josseaume, demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- la décision du ministre de l'Intérieur référencée 48 SI ayant prononcée l'invalidation de son permis de conduire ;

- les différentes décisions de retraits de points ayant conduit au solde nul de points de son permis de conduire ;

- la décision implicite du ministre de l'Intérieur de rejet de son recours gracieux du 10 septembre 2021 réceptionné le 13 septembre 2021 ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer les points correspondant à ces infractions sur le capital de points affectant son permis de conduire.

M. A soutient que les décisions litigieuses violent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route en ce qu'il conteste avoir reçu les informations prévues par ces dispositions la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions visées sur le document 48 SI querellé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2022, le ministre de l'Intérieur conclut au rejet de la requête en faisant valoir que l'unique moyen soulevé est infondé.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Mme Van Daele, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique du 23 septembre 2024, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport.

Ni le requérant, ni le défendeur, ne sont présents ou représentés.

DatesInfractionsCNT/TPPointsRIIRestitutionRemarques17-06-2017CeinturePVE-676TP Melun 19-01-202126-05-2017StopPVE-476TP Melun 19-01-202111-01-2020V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAFM payée le 23-03-202117-12-2018CeinturePVE076TP Melun 19-01-202105-10-2018TéléphonePVE076TP Melun 19-01-202108-12-2020Cduite sans attestationPVE-3AF11-07-2019V ( 30 km/hCNT-CSA-2AMAFM payée le 22-02-202209-05-2019V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAFM payée le 18-01-202231-12-2018V ( 30 km/hCNT-CSA-2AMAFM payée le 21-10-202128-07-2018V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 30-04-2019Irrecevable13-04-2017V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 05-03-2018IrrecevableTOTAL-21+1. Il résulte de l'instruction que M. B A, né le 26 avril 1992, s'est vu successivement retirer 6, 4, 1, 3, 2, 1, 2, 1 et 1 points (soit 21 points en tout) à la suite d'infractions commises respectivement les 17 juin 2017, 26 mai 2017, 11 janvier 2020, 8 décembre 2020, 11 juillet 2019, 9 mai 2019, 31 décembre 2018, 28 juillet 2018 et 13 avril 2017. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI " notifiée le 13 juillet 2021, constaté qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions de retraits de points, de la décision " 48 SI " et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux dont il a été accusé réception le 13 septembre 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il résulte du relevé d'information intégral (R2I) relatif à la situation du requérant au 7 septembre 2021 et produit par le ministre de l'Intérieur en défense que les 2 points retirés suite aux infractions commises les 28 juillet 2018 et 13 avril 2017 ont été restitués respectivement les 30 avril 2019 et 5 mars 2018, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la requête. Ces 2 décisions doivent donc être regardées comme ayant été retirées par le ministre de l'Intérieur antérieurement à l'introduction de la requête ; par suite, les conclusions à fin d'annulation de ces décisions doivent être rejetées comme irrecevables.

3. Restent en litige les décisions de retraits de 19 points consécutives aux 7 infractions commises les 17 juin 2017, 26 mai 32017, 11 janvier 2020, 8 décembre 2020, 11 juillet 2019, 9 mai 2019 et 31 décembre 2018.

4. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Il suit de là que l'absence de notification, préalablement aux décisions de retrait de points opérées sur le permis de conduire de M. A est sans influence sur la légalité de ces retraits, ces modalités de notification ayant pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, le moyen sus-analysé est inopérant et doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 223-3 du même code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de la composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. Il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 2 25-1 à L. 225-9 () " ;

6. Il résulte des dispositions précitées que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a délivré ledit document.

S'agissant des 2 infractions commises les 17 juin 2017 et 26 mai 2017 :

7. Il ressort du R2I afférent à la situation de M. A, et notamment de la mention " 76 ", que les 2 infractions des 17 juin 2017 et 26 mai 2017 représentant un total de 10 points ont fait l'objet d'un jugement définitif du tribunal de police de Melun en date du 19 janvier 2021 dont le requérant ne justifie pas avoir fait appel. Or, lorsque la réalité d'une l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation. Par suite, ce moyen sera écarté comme inopérant s'agissant des 2 infractions commises les 17 juin 2017 et 26 mai 2017.

S'agissant de l'infraction commise le 8 décembre 2020 :

8. Il ressort du R2I afférent à la situation de M. A que l'infraction commise le 8 décembre 2020 a fait l'objet d'un règlement au stade de l'amende forfaitaire ainsi qu'en atteste la mention " AF ". Ainsi, le requérant a nécessairement reçu le courrier du ministre de l'Intérieur l'invitant à s'acquitter de ce paiement, courrier qui comporte l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que le requérant n'établit pas, à défaut de produire le document qui lui a été remis, que celui-ci ne comportait pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable aux retraits de points sera écarté comme infondé s'agissant de l'infraction du 8 décembre 2020.

S'agissant des 4 infractions commises les 11 janvier 2020, 11 juillet 2019, 9 mai 2019 et 31 décembre 2018 :

9. Enfin, il résulte du R2I afférent à la situation de M. A que les 4 infractions des 11 janvier 2020, 11 juillet 2019, 9 mai 2019 et 31 décembre 2018constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique puis télétransmises au centre national de traitement du contrôle sanction automatisé (CNT-CSA), ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Par suite, un avis de contravention puis un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route ont été adressés automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce M. A. La preuve de la réception de ces courriers est rapportée par le ministre qui produit en défense les attestations de paiement du comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé (TCA) faisant état des paiements en date des 23 mars 2021 pour l'infraction du 11 janvier 2020, 22 février 2022 pour l'infraction du 17 juillet 2019, 18 janvier 2022 pour l'infraction du 9 mai 2019 et 21 octobre 2021 pour l'infraction du 31 décembre 2018. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable aux retraits de points sera écarté comme infondé s'agissant des 4 infractions des 11 janvier 2020, 11 juillet 2019, 9 mai 2019 et 31 décembre 2018.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Par voie de conséquence, seront également rejetées les conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'Intérieur.

Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé : C. Freydefont La greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions