vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2201737 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre, JU |
| Avocat requérant | NGAI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2022, M. A C, représenté par Me Ngai, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI du 7 septembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'annuler la décision portant retrait de 3 points correspondant à l'infraction commise le 20 juillet 2021 ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme d'argent visant à rembourser, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les frais irrépétibles exposés par le requérant.
Il soutient que :
- le décompte des points affectant son permis de conduire est entaché d'erreur de fait dès lors que l'intéressé avait récupéré des points à la suite d'un stage spécifique ;
- la décision 48 SI du 7 septembre 2021 est entachée d'erreur de droit dès lors que les retraits de points ne peuvent être infinis et sont circonscrits au seul capital de validité fixé à 12 points.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mai 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a commis les 12 juillet 2017, 10 avril 2018, 3 février 2019, 19 février 2019, 26 juin 2019, 3 septembre 2019, 9 septembre 2020, 6 octobre 2020, 7 février 2020, 11 février 2020, 13 février 2020 à 6h16, 13 février 2020 à 6h28, 19 septembre 2020, 30 septembre 2020, 1er octobre 2020, 7 octobre 2020, 27 octobre 2020 et 20 juillet 2021 différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de 23 points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 7 septembre 2021, le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par deux lettres reçues le 22 octobre 2021 et le 13 décembre 2021, M. C a formé deux recours gracieux à l'encontre de la décision 48 SI du 7 septembre 2021. Par deux lettres du 3 novembre 2021 et du 14 janvier 2022, le ministre de l'intérieur a rejeté ces deux recours gracieux. Dans le cadre de la présente instance, M. C demande l'annulation de la décision 48 SI du 7 septembre 2021 et la décision portant retrait de 3 points correspondant à l'infraction commise le 20 juillet 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'erreur de fait :
2. M. C soutient que le décompte des points affectant son permis de conduire est entaché d'erreur de fait dès lors qu'il avait récupéré des points à la suite d'un stage spécifique. Toutefois, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C, établi le 2 mai 2022, que le stage réalisé les 18 et 19 août 2021 a donné lieu à l'ajout de 4 points, enregistré le 20 août 2021. Dès lors, le solde de points affectant son permis de conduire tel qu'il apparait dans la décision 48 SI du 7 septembre 2021 tient compte de cet ajout. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
En ce qui concerne l'erreur de droit :
3. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () / Lorsque le nombre de points est nul, le permis perd sa validité. () ".
4. M. C soutient que la décision 48 SI du 7 septembre 2021 est entachée d'erreur de droit dès lors que les retraits de points ne peuvent être infinis et sont circonscrits au seul capital de validité fixé à 12 points. Toutefois, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C, établi le 2 mai 2022, qu'à la date d'enregistrement de l'ajout des 4 points lié au suivi d'un stage de sensibilisation aux risques routiers, le 20 août 2021, le solde de points affectant le permis de conduire de M. C était crédité de 5 points. M. C a, par la suite, commis 3 infractions, les 7 octobre 2020, 27 octobre 2020 et 20 juillet 2021, ayant entrainé respectivement le retrait d'un point, un point et trois points, pour un total de 5 points retirés. Dès lors, le solde de points affectant le permis de conduire de M. C est devenu nul avec la décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction commise le 20 juillet 2021. Dans ces conditions, le nombre de points affectant le permis de conduire de M. C étant nul, le permis a, conformément aux dispositions du troisième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route, perdu sa validité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, une somme au titre des frais exposés par M. C dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
La magistrate désignée,
N. MULLIELa greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026