lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2202056 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre, JU |
| Avocat requérant | SELARL SAMSON & WEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 mars 2022 et le 22 juin 2022, M. B A, représenté par Me Samson, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de lui donner acte de son désistement s'agissant de ses conclusions à fin d'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré de son permis de conduire 31 points à la suite des infractions commises les 6 août 2019, 16 octobre 2019, 29 juin 2020, 18 juillet 2021, 2 mai 2013, 11 août 2013, 26 décembre 2013, 1er juillet 2014, 28 octobre 2014, 12 août 2015, 16 juillet 2014, 28 avril 2014, 21 août 2013, 30 juin 2019, 16 décembre 2017 et 12 septembre 2017 ;
2°) d'annuler les décisions du ministre de l'intérieur portant respectivement retrait de 1 et 2 points de son permis de conduire à la suite des infractions commises les 20 mai 2019 et 28 mai 2017.
Il soutient que :
- il se désiste de ses conclusions à fin d'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré de son permis de conduire 31 points à la suite des infractions commises les 6 août 2019, 16 octobre 2019, 29 juin 2020, 18 juillet 2021, 2 mai 2013, 11 août 2013, 26 décembre 2013, 1er juillet 2014, 28 octobre 2014, 12 août 2015, 16 juillet 2014, 28 avril 2014, 21 août 2013, 30 juin 2019, 16 décembre 2017 et 12 septembre 2017 ;
- le ministre de l'intérieur n'établit pas que, s'agissant des infractions commises les 20 mai 2019 et 28 mai 2017, il ait reçu l'information prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a vu le capital de points de son permis de conduire affecté d'un retrait de 1 point suite à une infraction commise le 20 mai 2019 et de 2 points suite à une infraction commise le 28 mai 2017. Il demande l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de ces points.
Sur le désistement :
2. Par son mémoire enregistré le 22 juin 2022, M. A se désiste de ses conclusions à fin d'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de 31 points à la suite des infractions commises les 6 août 2019, 16 octobre 2019, 29 juin 2020, 18 juillet 2021, 2 mai 2013, 11 août 2013, 26 décembre 2013, 1er juillet 2014, 28 octobre 2014, 12 août 2015, 16 juillet 2014, 28 avril 2014, 21 août 2013, 30 juin 2019, 16 décembre 2017 et 12 septembre 2017. Ce désistement étant pur et simple, il doit en être donné acte.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
4. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. En outre, avant même que ces mentions aient été rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration rappelait la qualification de l'infraction au code de la route et précisait que l'émission de l'amende forfaitaire majorée pouvait entraîner un retrait de points du permis de conduire, que cette amende pouvait être contestée dans un délai de trois mois, que les retraits et reconstitutions de points faisaient l'objet d'un traitement automatisé et que le titulaire du permis pouvait accéder à ces informations. Ces indications mettaient le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il serait procédé au retrait de points et portaient à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
5. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A, que les infractions des 20 mai 2019 et 28 mai 2017 ont été constatées par voie de radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. L'administration ne justifie toutefois pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route aient été transmises à l'intéressé, faute pour le ministre d'apporter la preuve du paiement par le requérant des amendes forfaitaires majorées en cause et donc de la réception par lui de l'avis de contravention ou du titre exécutoire y afférent. Toutefois, il ressort du relevé d'information intégral que M. A a bénéficié à l'occasion d'au moins 1 infraction similaire à celle du 28 mai 2017 et de 7 infractions similaires à celle du 20 mai 2019, commises au cours des années 2013, 2014, 2015, 2017 et 2019 et constatées par voie de radar automatique, de l'ensemble des informations légalement exigées. Dans ces conditions, l'omission éventuelle de l'information pour les infractions des 20 mai 2019 et 28 mai 2017 n'a pas eu pour effet de priver le requérant de la garantie instituée par la loi pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant des infractions commises les 20 mai 2019 et 28 mai 2017 doit être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré respectivement 1 et 2 points à son permis de conduire à la suite des infractions commises le 20 mai 2019 et 28 mai 2017 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A concernant ses conclusions à fin d'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré de son permis de conduire 31 points à la suite des infractions commises les 6 août 2019, 16 octobre 2019, 29 juin 2020, 18 juillet 2021, 2 mai 2013, 11 août 2013, 26 décembre 2013, 1er juillet 2014, 28 octobre 2014, 12 août 2015, 16 juillet 2014, 28 avril 2014, 21 août 2013, 30 juin 2019, 16 décembre 2017 et 12 septembre 2017.
Article 2 : La requête est rejetée pour le surplus des conclusions.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2024.
La magistrate désignée,
N. MULLIELa greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026