LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202111

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202111

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202111
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre, JU
Avocat requérantCABINET DE CAUMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 mars et le 7 juin 2022, Mme B A, représentée par le cabinet de Caumont, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision 48 SI du 2 février 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;

2°) d'annuler les décisions de retrait de points intervenues à la suite des infractions commises les 15 février 2014, 4 août 2014, 13 avril 2015, 3 septembre 2016, 17 mars 2018, 24 octobre 2019, 12 novembre 2019, 3 juillet 2020, 22 avril 2021, 9 mars 2021 et 31 juillet 2021 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions de retrait de points attaquées ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui a pas été préalablement délivrée ;

- la décision référencée 48SI du 2 février 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire est illégale en conséquence de l'illégalité de ces décisions de retrait de points ;

- les moyens présentés en défense sont inopérants.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 mai 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI du 2 février 2022 et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI du 2 février 2022, qui est réputée avoir été rapportée, dès lors que le solde de points du permis de Mme A est redevenu positif à la faveur de sa participation à un stage de sensibilisation aux causes et accidents de la route effectué les 5 et 6 janvier 2022 par l'intéressée ;

- les autres moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 17 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 2 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a commis les 15 février 2014, 4 août 2014, 13 avril 2015, 3 septembre 2016, 17 mars 2018, 24 octobre 2019, 12 novembre 2019, 3 juillet 2020, 22 avril 2021, 9 mars 2021 et 31 juillet 2021 différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de 15 points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI ", le ministre de l'intérieur a récapitulé les décisions de retraits de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressée du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Dans le cadre de la présente instance, Mme A demande l'annulation de cette décision ainsi que des décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision.

Sur l'étendue du litige :

En ce qui concerne l'exception de non-lieu à statuer :

2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de Mme A édité le 19 mai 2022, que le permis de Mme A présente à cette date un solde de points positif d'un point et que le 7 janvier 2022, 4 points ont été crédités sur le permis de conduire de cette dernière. Le ministre de l'intérieur a ainsi implicitement mais nécessairement retiré la décision 48 SI du 2 février 2022 contestée, qui n'est plus mentionnée dans le relevé d'information intégral du permis de conduire de Mme A. Ainsi, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI d'invalidation du permis de Mme A pour solde de points nul.

En ce qui concerne la recevabilité des conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 15 février 2014, 4 août 2014, 3 septembre 2016, 17 mars 2018 et 3 juillet 2020 :

3. Il ressort du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de Mme A édité le 19 mai 2022 que les points retirés sur son permis de conduire suite aux infractions constatées les 15 février 2014, 4 août 2014, 3 septembre 2016, 17 mars 2018 et 3 juillet 2020 lui ont été restitués avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions de la requête de Mme A dirigées contre les décisions procédant à ces retraits de points sont sans objet et doivent, pour ce motif, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 13 avril 2015, 24 octobre 2019, 12 novembre 2019, 22 avril 2021, 9 mars 2021 et le 31 juillet 2021 :

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

4. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.

S'agissant de la décision portant retrait de points consécutive à l'infraction commise le 13 avril 2015 constatée par radar automatique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire :

5. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un outil dédié ou par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

6. Il ressort des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme A, que l'intéressée s'est acquittée de l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction constatée le 13 avril 2015 par radar automatique. Ainsi, la requérante a nécessairement reçu un courrier du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ce paiement. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que Mme A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission de cette infraction doit être écarté.

S'agissant des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions commises les 24 octobre 2019, 12 novembre 2019 et 9 mars 2021 constatées par radar automatique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire majorée :

7. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. En outre, avant même que ces mentions aient été rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration rappelait la qualification de l'infraction au code de la route et précisait que l'émission de l'amende forfaitaire majorée pouvait entraîner un retrait de points du permis de conduire, que cette amende pouvait être contestée dans un délai de trois mois, que les retraits et reconstitutions de points faisaient l'objet d'un traitement automatisé et que le titulaire du permis pouvait accéder à ces informations. Ces indications mettaient le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il serait procédé au retrait de points et portaient à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

8. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de Mme A que les infractions des 24 octobre 2019, 12 novembre 2019 et 9 mars 2021 ont été constatées par voie de radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si l'administration n'est pas en mesure d'apporter la preuve du paiement par la requérante des amendes forfaitaires majorées en cause, toutefois, et d'une part, le ministre produit les courriers de contestation relatifs aux infractions des 24 octobre 2019, 12 novembre 2019 et 9 mars 2021, envoyés par Mme A à ses services, qui contiennent les avis de contravention portant majoration des trois amendes forfaitaires afférentes à ces infractions, prouvant la bonne réception par cette dernière de ces avis et la présence des mentions requises sur ceux-là. D'autre part, il ressort du point 6 du présent jugement que Mme A a bénéficié à l'occasion d'au moins une infraction similaire, commise au cours de l'année 2015 et constatée par voie de radar automatique, de l'ensemble des informations légalement exigées. Dans ces conditions, l'omission éventuelle de l'information pour les infractions relevées les 24 octobre 2019, 12 novembre 2019 et 9 mars 2021 n'a pas eu pour effet de priver la requérante de la garantie instituée par la loi pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant des infractions commises les 24 octobre 2019, 12 novembre 2019 et 9 mars 2021 doit être écarté.

S'agissant des infractions commises les 22 avril 2021 et 31 juillet 2021 constatées par procès-verbal électronique et ayant fait l'objet d'une amende forfaitaire majorée :

9. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

10. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.

11. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de Mme A que les infractions des 22 avril et 31 juillet 2021 ont été relevées au moyen de procès-verbaux électroniques dématérialisés et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur, d'une part, que la requérante n'a pas été mise en mesure de signer le procès-verbal électronique relatif à l'infraction commise le 22 avril 2021 en raison des règles sanitaires alors en vigueur pour lutter contre la propagation du virus du Covid-19 et, d'autre part, que le procès-verbal établi lors de l'infraction commise le 31 juillet 2021 n'a pas été signé, sans qu'il soit fait mention de la raison, procès-verbaux qui, conformément aux dispositions du II de l'article A. 37-27-2 mises en œuvre à compter du 15 avril 2015, précisent que les contraventions relevées entraînent retrait de points et comportent l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, si la production de telles pièces suffit à établir que l'intéressée a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions, l'absence de signature apposée par la requérante sur les procès-verbaux électroniques dématérialisés dressés à la suite des infractions commises les 22 avril 2021 et 31 juillet 2021 ne permet pas d'établir que l'intéressée a reçu l'information requise. Par suite, elles doivent, pour ce motif, être annulées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. L'annulation des décisions prises à la suite des infractions commises par Mme A les 22 avril et 31 juillet 2021 implique nécessairement que l'administration lui reconnaisse le bénéfice des 5 points illégalement retirés. Il y a en conséquence lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur qu'il rétablisse ces points dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés à l'instance :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, la somme que demande Mme A au titre des frais exposés dans le cadre de la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 2 février 2022 portant invalidation du permis de conduire de Mme A.

Article 2 : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de 5 points sur le permis de conduite de Mme A suite aux infractions constatées les 22 avril 2021 et 31 juillet 2021 sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à Mme A, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, les 5 points illégalement retirés par les décisions annulées à l'article 2, dans la limite d'un capital maximum de douze points après restitution, sans préjudice des décisions de retrait de points ultérieures, prises à la suite de la commission de nouvelles infractions routières.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

La magistrate désignée,

N. MULLIELa greffière,

H. KELI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions