jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2203285 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre, JU |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Le tribunal administratif de Melun
Le magistrat désigné
I. Par une requête enregistrée le 16 décembre 2020 sous le n°2010389, M. B A, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 23 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui attribuer les points correspondants aux infractions visées dans cette décision et qui lui ont été retirés et de lui restituer son titre de conduite ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision référencée " 48 SI " est irrégulière dès lors que les informations requises par l'article L. 223-3 du code de la route ne lui ont pas été délivrées préalablement aux décisions de retrait de points.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 avril 2021 et 3 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu partiel de la requête et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus de lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48 SI " et sur celles prononçant les retraits de points pour les infractions commises les 10 mai 2019 et 15 novembre 2019 dès lors que ces décisions ont été retirées ;
- pour le surplus, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 1er avril 2022 sous le n°2203285, M. B A, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite intervenue le 3 février 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé d'opérer le rétablissement au solde de son permis de conduire des points afférents à l'infraction commise le 15 novembre 2019 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer ces points ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la réalité de l'infraction du 15 novembre 2019 n'est à ce jour plus établie dès lors que cette infraction a fait l'objet d'une contestation devant l'Officier du ministère public compétent qui a procédé à l'annulation du titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée y afférent.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il n'y a plus de lieu de statuer sur la requête dès lors que la décision contestée a été retirée et les points restitués.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. L'hirondel en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. L'hirondel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n°s 2010389 et 2203285 présentées par M. A présentent à juger des mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. B A a commis les 7 mars 2015, 27 septembre 2015, 13 septembre 2017, 22 janvier 2019 et 15 novembre 2019, différentes infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de dix-huit points sur son permis de conduire. A la suite d'une nouvelle infraction commise le 10 mai 2019, le ministre de l'intérieur, par une décision référencée " 48 SI " du 23 octobre 2020 a retiré quatre nouveaux points puis, après avoir récapitulé les décisions de retraits de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressé du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. M. A a, par ailleurs, contesté la réalité de l'infraction commise le 15 novembre 2019 devant l'Officier du ministère public qui a annulé le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée émise pour cette infraction. Par un recours exercé le 1er décembre 2021 devant le ministre de l'intérieur et des outre-mer, M. A a alors sollicité le rétablissement des quatre points qui lui avaient été retirés afférents à cette infraction. Par les requêtes susvisées, M. A demande au tribunal d'annuler la décision référencée " 48 SI " et des décisions de retraits de points qui y sont mentionnées ainsi que la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de lui restituer les quatre points qui lui ont été retirés consécutivement à l'infraction du 15 novembre 2019.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
3. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A édité le 1er juin 2022, que le permis de l'intéressé présente à cette date un solde de points positif de six points. Il résulte également de ce relevé que les retraits de points afférents aux infractions commises les 10 mai 2019 et 15 novembre 2019 n'apparaissent plus dans ce relevé alors qu'ils étaient pris en compte dans celui édité le 14 avril 2021. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur a ainsi implicitement mais nécessairement retiré la décision référencée " 48 SI " et les décisions de retrait de points afférentes aux infractions des 10 mai 2019 et 15 novembre 2019. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête enregistrée sous le n°2010389 en tant qu'elle tend à l'annulation de la décision 48 SI d'invalidation du permis de M. A pour solde de points nul et à l'annulation des décisions de retrait de points à la suite des infractions commises les 10 mai et 15 novembre 2019 et sur la requête enregistrée sous le n°2203285 tendant à l'annulation de la décision du ministre refusant de restituer les points retirés à la suite de l'infraction commise le 15 novembre 2019.
Sur les conclusions à fin d'annulation en ce qui concerne les infractions commises les 7 mars 2015, 27 septembre 2015, 13 septembre 2017 et 22 janvier 2019 :
4. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
5. Par ailleurs, l'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retraits de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
6. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retraits de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
En ce qui concerne les infractions commises les 27 septembre 2015 et 13 septembre 2017 :
7. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A, que les infractions des 27 septembre 2015 et 13 septembre 2017 ont été relevées au moyen de procès-verbaux électroniques dématérialisés et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur que le requérant a signé les procès-verbaux électroniques relatifs à ces infractions qui, conformément aux dispositions du II de l'article A. 37-27-2 mises en œuvre à compter du 15 avril 2015, précisent que les contraventions relevées entraînent retraits de points et comportent l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La production de telles pièces suffit donc à établir que l'intéressé a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant les infractions commises les 27 septembre 2015 et 13 septembre 2017 doit être écarté.
En ce qui concerne l'infractions commise le 22 janvier 2019 :
8. Il résulte du relevé d'information que l'infraction constatée le 22 janvier 2019, a été relevée par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique mentionnant un retrait de quatre points et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si le ministre produit le procès-verbal relatif à cette infraction qui mentionne que le contrevenant a refusé de le signer, ce document ne précise pas l'existence d'un traitement automatisé des points et la possibilité d'y accéder. Toutefois, il résulte du relevé d'information, et de ce qui a été dit au point précédent, que M. A a bénéficié, à l'occasion de l'infraction commise le 13 septembre 2017, relevée selon les mêmes modalités, soit par procès-verbal électronique, de l'ensemble des informations légalement exigées. Dès lors, l'éventuelle omission de l'information, s'agissant du retrait de quatre points consécutivement à l'infraction litigieuse, n'a pas eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver le requérant de la garantie instituée par la loi pour lui permettre d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal.
En ce qui concerne l'infractions commise le 7 mars 2015 :
9. S'il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A, que l'infraction du 7 mars 2015 a été constatée par l'intermédiaire d'un procès-verbal électronique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, l'administration ne justifie toutefois pas que l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été transmis à l'intéressé, faute pour le ministre d'apporter la preuve du paiement par le requérant des amendes forfaitaires majorées en cause et donc de la réception par lui de l'avis de contravention ou du titre exécutoire y afférent. Cette preuve ne saurait davantage résulter du procès-verbal d'infraction qui, s'il porte la mention " refus de signer, ne contient également pas l'ensemble de ces informations concernant l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Le ministre de l'intérieur n'apporte pas la preuve que de telles informations ont été portées à la connaissance de M. A à l'occasion d'infractions similaires antérieures suffisamment récentes. Par suite, la décision portant retrait de trois points à la suite de l'infraction du 7 mars 2015 doit être regardée comme fondée sur une procédure irrégulière. Elle doit être, pour ce motif, annulée.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré trois point sur son permis de conduire à la suite de l'infraction relevée le 7 mars 2015.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. L'annulation de la décision prise à la suite de l'infraction commise par M. A le 7 mars 2015 implique nécessairement que l'administration reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des trois points illégalement retirés, dans la limite d'un capital maximum de 12 points après restitution et sans préjudice des décisions de retrait de points ultérieures, prises à la suite de la commission de nouvelles infractions routières. Il y a en conséquence lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer qu'il rétablisse ces points dans la limite maximum du capital de points égal à douze, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête enregistrée sous le n°2203285 ;
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête enregistrée sous le n°2010389 tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 23 octobre 2020 portant invalidation du permis de conduire de M. A et des décisions de retrait de points à la suite des infractions commises les 10 mai et 15 novembre 2019.
Article 3 : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de trois points sur le permis de conduite de M. A à la suite de l'infraction constatée le 7 mars 2015 est annulée.
Article 4 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, les trois points illégalement retirés par la décision annulée à l'article 3, dans la limite d'un capital maximum de douze points après restitution, sans préjudice des décisions de retrait de points ultérieures, prises à la suite de la commission de nouvelles infractions routières.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
M. L'HIRONDELLa greffière,
G. AUMOND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2010389, 2203285
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026