LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2203644

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2203644

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2203644
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre, JU
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS IOSCA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 avril 2022 sous le n° 2203644, M. A B, représenté par Me Iosca, demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- la décision implicite de rejet de son recours gracieux exercé le 6 janvier 2022 ;

- la décision du ministre de l'Intérieur référencée " 48 SI " émise le 23 juillet 2021, jamais notifiée, ayant prononcé l'annulation de son permis de conduire ;

- la décision de retrait de 3 points, suite à l'infraction commise le 30 décembre 2020 ;

- la décision de retrait de 3 points, suite à l'infraction commise le 25 février 2020 ;

- la décision de retrait de 3 points, suite à l'infraction commise le 24 novembre 2020 ;

- la décision de retrait de 3 points, suite à l'infraction commise le 19 octobre 2020 ;

- la décision de retrait de 3 points, suite à l'infraction commise le 17 mai 2019 ;

- la décision de retrait de 2 points, suite à l'infraction commise le 12 juin 2019 ;

- la décision de retrait de 4 points, suite à l'infraction commise le 26 juin 2017 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

M. B soutient que :

- il conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions visées sur le document " 48 SI " contesté ;

- il conteste la réalité des infractions mentionnées dans la décision " 48 SI " querellée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2022, le ministre de l'Intérieur conclut à titre principal au non-lieu à statuer partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête en faisant valoir que :

- les mentions relatives à l'infraction commise le 17 mai 2019 ont été supprimées du dossier du permis de conduire du requérant ; suite à cette suppression, le solde de points affecté au permis de conduire du requérant est redevenu positif ;

- les différents moyens soulevés sont infondés.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 24 juin 2022, M. B conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Mme Blanc, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique du 10 septembre 2024, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a lu son rapport.

Ni le requérant, ni le défendeur ne sont présents ou représentés.

DatesInfractionsCNT/TPPointsR2IRestitutionRemarques30-12-2020Stat. dangereuxPVE-3AMSans interpellation25-02-2020Stat. dangereuxPVE-3AMSans interpellation24-11-2020Stat. dangereuxPVE-3AMSans interpellation19-10-2020Stat. dangereuxPVE-3AMSans interpellation17-05-2019Ligne continuePVE-3AMSuppression : NLS12-06-2019V ( 30km/hPVE-2AF26-06-2017V ) 40km/hPVE-4AMAvec interpellationTOTAL-21+3

1. Il résulte de l'instruction que M. A B, né le 7 juin 1983, s'est vu successivement retirer 3, 3, 3, 3, 3, 2 et 4 points (soit 21 points en tout) à la suite d'infractions commises respectivement les 30 décembre 2020, 25 février 2020, 24 novembre 2020, 19 octobre 2020, 17 mai 2019, 12 juin 2019 et 26 juin 2017. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI " du 23 juillet 2021, constaté qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des 7 décisions de retraits de points, de la décision " 48 SI " ainsi que du rejet de son recours gracieux.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte du relevé d'information intégral (R2I) relatif à la situation du requérant au 23 mai 2022, soit postérieurement à l'introduction de la requête, et produit par le ministre de l'Intérieur, que l'infraction du 17 mai 2019 représentant 3 points a été supprimée du dossier du permis de conduire du requérant. De plus, celui-ci a récupéré 8 points les 30 juin 2021 et 1er août 2019. Il s'en déduit que, sur les 21 points initialement retirés, 11 ont été restitués au requérant. Il résulte d'ailleurs du R2I produit par le ministre en défense que le solde de points du requérant est positif puisqu'il s'établit au 23 mai 2022 à 2. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " et de la décision de retrait de 3 points suite à l'infraction du 17 mai 2019, qui doivent être regardées comme ayant été retirées par le ministre de l'Intérieur postérieurement à l'introduction de la requête, sont devenues sans objet ; il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

3. Seules restent en litige les 6 décisions de retraits de points consécutives aux 6 infractions commises les 30 décembre 2020, 25 février 2020, 24 novembre 2020, 19 octobre 2020, 12 juin 2019 et 26 juin 2017.

4. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Il suit de là que l'absence de notification, préalablement aux décisions de retrait de points opérées sur le permis de conduire de M. B est sans influence sur la légalité de ces retraits, ces modalités de notification ayant pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, le moyen sus-analysé est inopérant et doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive " ; qu'aux termes de l'article L. 223-3 du même code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de la composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. Il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 2 25-1 à L. 225-9 () " ;

6. Il résulte des dispositions précitées que, d'une part, en vertu des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité d'une infraction est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. Il résulte de ces mêmes dispositions que l'établissement de la réalité de l'infraction entraîne la réduction de plein droit du nombre de points dont est affecté le permis de conduire de l'intéressé. D'autre part, en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code, l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a délivré ledit document.

S'agissant de l'infraction du 12 juin 2019 :

7. D'une part, M. B conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction du procès-verbal relatif à l'infraction du 12 juin 2019. Toutefois, il ressort du R2I du requérant produit en défense que cette infraction a fait l'objet d'un paiement de la part de M. B au stade de l'amende forfaitaire, ainsi que l'établit la mention " AF ". Ainsi, celui-ci a nécessairement reçu le courrier du ministre de l'Intérieur l'invitant à s'acquitter de ce paiement, courrier qui comporte l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que le requérant n'établit pas, à défaut de produire le document qui lui a été remis, que celui-ci ne comportait pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information, s'agissant de l'infraction du 12 juin 2019 ayant entraîné un retrait de 2 points.

8. D'autre part, s'agissant de l'infraction du 12 juin 2019, elle a fait l'objet d'un règlement au stade de l'amende forfaitaire ainsi qu'il a été dit au point précédent. Et le requérant ne soutient ni n'établit avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la réception de l'avis de contravention. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité de ladite infraction est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.

S'agissant de l'infraction du 26 juin 2017 :

9. D'une part, il ressort du R2I afférent à la situation du requérant et produit par le ministre en défense que l'infraction du 26 juin 2017 ayant entrainé la perte de 4 points a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique, ainsi qu'en atteste la mention " PVE ", avec interpellation du conducteur ainsi que le démontre le ministre qui produit copie du procès-verbal d'infraction mentionnant l'identité du conducteur. Par suite, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit, pour les infractions constatées à partir du 15 avril 2015, que les informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route lui ont bien été délivrées. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'information en violation des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté comme infondé s'agissant de l'infraction du 26 juin 2017.

10. D'autre part, il résulte du R2I afférent au permis de conduire de M. B que cette infraction a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée (AFM). Or, le requérant ne soutient ni n'établit avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, des réclamations ayant entraîné l'annulation de ces titres exécutoires. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité de ladite infraction est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route s'agissant de l'infraction du 26 juin 2017.

S'agissant des 4 infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020 :

11. Il ressort du R2I afférent à la situation du requérant et produit par le ministre en défense que les 4 infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020 ayant entrainé la perte totale de 12 points ont été relevées au moyen d'un procès-verbal électronique, ainsi qu'en atteste la mention " PVE ", mais sans interpellation du conducteur ainsi qu'il ressort des procès-verbaux d'infractions produit par le ministre en défense qui ne font pas mention de l'identité du conducteur. Il ressort également du R2I qu'elles ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, ainsi que l'atteste la mention " AM ". Par suite, un avis de contravention puis un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route ont été adressés automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce M. B. Toutefois, le ministre ne rapporte pas la preuve de la réception par l'intéressé de ces différents courriers. Il s'ensuit que l'administration ne peut être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information s'agissant des 4 infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020 ; par suite, les décisions de retraits de points consécutives à ces infractions sont illégales et doivent être annulées.

Sur les conclusions accessoires :

12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " Les annulations prononcées au point précédent impliquent nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'Intérieur de restituer à M. B les 12 points illégalement retirés suite aux infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020, et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner l'Etat à verser à M. B la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision ministérielle " 48 SI " du 23 juillet 2021 et de la décision de retrait de 3 points suite à l'infraction du 17 mai 2019.

Article 2 : Les 4 décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020 totalisant une perte de 12 points sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'Intérieur de de restituer à M. B les 12 points illégalement retirés suite aux 4 infractions des 25 février 2020, 19 octobre 2020, 24 novembre 2020 et 30 décembre 2020, et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir

Article 4 : Il est mis à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à M. B.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'Intérieur.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions