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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2203829

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2203829

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2203829
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre, JU
Avocat requérantSCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 avril 2022 sous le n° 2203829, M. A B, représenté par Me Belfiore, demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- la décision du ministre de l'Intérieur référencée 48 SI du 8 février 2022 du ministre de l'Intérieur invalidant son permis de conduire ;

- la décision du ministre de l'Intérieur portant rejet de son recours gracieux réceptionné le 14 février 2022 ;

- la décision de retrait de 1 point de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 8 mars 2019 ;

- la décision de retrait de 3 points de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 20 septembre 2019 ;

- la décision de retrait de 3 points de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 25 novembre 2019 ;

- la décision de retrait de 3 points de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 2 mai 2021 à 1 heure 30 ;

- la décision de retrait de 3 points de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 2 mai 2021 à 1 heure 31 ;

- la décision de retrait de 2 points de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 7 avril 2021 ;

- la décision de retrait de 1 point de son permis de conduire consécutive à l'infraction du 30 mai 2021 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui délivrer son permis de conduire avec reconstitution du capital de points décidé par la présente juridiction, sous huitaine à compter de la signification de la présente décision à venir ;

3°) de mettre à la charge du ministre de l'intérieur à la somme de 2 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

M. B soutient que :

- le principe de la reconstitution de 1 point au bout de 6 mois non interrompus à compter de l'infraction du 30 mai 2021 devenue définitive le 18 octobre 2021 et ayant elle-même décidée la perte de 1 point est acquis en application de l'article L. 223-6 du code de la route ;

- les décisions querellées violent l'obligation d'information incombant à l'administration en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la réalité des infractions qui lui sont reprochées n'est pas établie, notamment de celles n'ayant pas donné lieu à condamnation, en application de l'article L. 223-1 du code de la route.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2022, le ministre de l'Intérieur conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les différents moyens soulevés sont infondés, et à la mise à la charge du requérant de la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de la route compte tenu des frais spécifiques engagés pour la défense de ce dossier.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code des postes et des communications électroniques ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Mme Blanc, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 10 septembre 2024, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a lu son rapport.

Ni le requérant, ni le défendeur ne sont présents ou représentés.

DatesInfractionsCNT/TPPointsR2IRestitutionRemarques08-03-2019V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAttestation paiement AFM : 14-01-202020-09-2019Ligne continuePVE-3AMSuite à interpellation25-11-2019TéléphonePVE-3AMSuite à interpellation02-05-2021 (1h30)Dépassement par la droitePVE-3AMSuite à interpellation02-05-2021

(1h31)Dépassement dangereuxPVE-3AMSuite à interpellation07-04-2021V ( 30 km/hCNT-CSA-2AMAttestation paiement AFM : 04-05-202230-05-2021V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAttestation paiement AFM : 04-11-2021TOTAL-16

1. Il ressort des pièces du dossier que M. A B, né le 26 juillet 1998, s'est vu successivement retirer 1, 3, 3, 3, 3, 2 et 1 points (soit 16 points en tout) à la suite d'infractions commises respectivement les 8 mars 2019, 20 septembre 2019, 25 novembre 2019, 2 mai 2021 à 1 heure 30, 2 mai 2021 à 1 heure 31, 7 avril 2021 et 30 mai 2021. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI " du 8 février 2022, constaté qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des 7 décisions de retraits de points, de la décision " 48 SI " du 8 février 2022 et de la décision par laquelle le ministre de l'Intérieur a implicitement rejeté son recours gracieux réceptionné le 14 février 2022.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " ; aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. " ; enfin, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux : " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, un avis du prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. "

3. Il résulte de ces dispositions que lorsque le destinataire du pli recommandé avec avis de réception le retire au bureau de poste durant le délai de mise en instance de quinze jours, la date de notification de ce pli est celle de son retrait. En cas de retour du pli à l'administration au terme du délai de mise en instance, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste.

4. Au cas d'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'avis de réception communiqué par le ministre en défense, que le pli contenant la décision 48 SI du 8 février 2022 a été posté ce même jour ; en revanche, s'il ressort de l'avis de réception que son destinataire a bien été avisé mais que le pli n'a pas été réclamé, la date alléguée par le ministre de présentation du pli au 10 février 2022 ne ressort d'aucune mention figurant sur l'avis de réception. Il en résulte que la notification de la décision 48 SI au 10 février 2022 n'est pas établie, contrairement à ce que soutient le ministre en défense. Par suite, la requête présentée le 19 avril 2022 est recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Il suit de là que l'absence de notification, préalablement aux décisions de retrait de points opérées sur le permis de conduire de M. B est sans influence sur la légalité de ces retraits, ces modalités de notification ayant pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressée et de faire courir le délai dont dispose celle-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, le moyen sus-analysé est inopérant et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive " ; qu'aux termes de l'article L. 223-3 du même code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de la composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. Il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 2 25-1 à L. 225-9 () " ;

7. Il résulte des dispositions précitées que, d'une part, en vertu des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité d'une infraction est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. Il résulte de ces mêmes dispositions que l'établissement de la réalité de l'infraction entraîne la réduction de plein droit du nombre de points dont est affecté le permis de conduire de l'intéressé. D'autre part, en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code, l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a délivré ledit document.

8. Primo, M. B conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions visées sur le document 48 SI querellé. Toutefois, d'une part, s'agissant des 4 infractions des 20 septembre 2019, 25 novembre 2019, 2 mai 2021 à 1 heure 30 et 2 mai 2021 à 1 heure 31, dont il ressort du relevé d'information intégral (R2I) produit par le ministre en défense qu'elles ont été relevées par procès-verbal électronique (PVE) suite à interpellation de M. B, le ministre produit en défense copie de ces 4 procès-verbaux comportant l'identité du conducteur interpellé, en l'espèce M. B, et portant mention des informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route. La signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit, pour les infractions constatées à partir du 15 avril 2015, que les informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route lui ont bien été délivrées.

9. D'autre part, s'agissant des 3 infractions des 8 mars 2019, 7 avril 2021 et 30 mai 2021 constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique puis télétransmises au centre national de traitement du contrôle sanction automatisé (CNT-CSA), il ressort du R2I, et notamment de la mention " AM ", que ces infractions ont a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Par suite, un avis de contravention puis un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route ont été adressés automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce M. B. Cette réception est attestée par le paiement des amendes forfaitaires majorées en date des 14 janvier 2020, 4 mai 2022 et 4 novembre 2021 ainsi que l'établit le comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé (TCA) de Rennes. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les faits de l'espèce, comme apportant la preuve que les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route ont bien été portées à la connaissance du requérant.

10. Secundo, M. B conteste la réalité des infractions mentionnées dans la décision 48 SI querellée. Toutefois, s'agissant des 3 infractions des 8 mars 2019, 7 avril 2021 et 30 mai 2021, elles ont fait l'objet d'un paiement au stade de l'amende forfaitaire majorée. De plus, s'agissant des 4 infractions des 20 septembre 2019, 25 novembre 2019, 2 mai 2021 à 1 heure 30 et 2 mai 2021 à 1 heure 31, il résulte des mentions " AM " figurant au R2I afférent au permis de conduire du requérant produit par l'administration, qu'elles ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Or, le requérant ne soutient ni n'établit avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation des titres exécutoires de ces amendes forfaitaires majorées. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité desdites infractions est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.

11. En troisième lieu, au termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points. " Aux termes du III de l'article R. 223-3 du même code : " () Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l'auteur de l'infraction est informé par le ministre de l'intérieur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis de conduire et enjoint à l'intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d'outre-mer de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. "

12. Or, en l'espèce, le capital de points du titre de conduite de M. B a abouti à un nombre de points nul consécutivement à l'infraction commise le 30 mai 2021, et ne pouvait donc faire l'objet d'une restitution de point dès lors que son permis était automatiquement invalidé par la décision " 48 SI " en application des dispositions de l'article R. 223-3 précité. Ce dernier moyen sera donc écarté comme infondé. En tout état de cause, eût-il été admis qu'il n'aurait eu aucune conséquence sur la légalité de la décision 48 SI puisque le total de points retirés serait resté supérieur à 12.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation contenues dans la requête de M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, seront également rejetées ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais de l'instance :

14. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Aux termes de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. "

15. En premier lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que soient mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, compte tenu des frais spécifiques engagés par le ministre de l'Intérieur pour la défense de ce dossier dont il est justifié notamment par la production de nombreuses pièces jointes au mémoire en défense ayant nécessité des recherches longues et fastidieuses, il est mis à la charge de M. B la somme de 750 euros à verser à l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. En second lieu, M. B ne justifie avoir engagé, dans la présente instance, aucun des frais mentionnés par l'article R. 761-1. Ses conclusions relatives aux entiers

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Il est mis à la charge de M. B la somme de 750 euros à verser à l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'Intérieur.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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