jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204035 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête un mémoire complémentaire, enregistrés le 22 avril 2022 et le 8 mars 2023, Mme B A, représentée par Me de Lipski, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Bussy-Saint-Georges à lui payer la somme de 120 000 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de faits constitutifs de harcèlement moral et sexuel ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bussy-Saint-Georges la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune de Bussy-Saint-Georges a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en raison des faits de harcèlement moral et sexuel dont elle a été victime ;
- ces faits lui ont occasionné un préjudice de carrière, un préjudice physique, un préjudice moral et un préjudice financier dont le montant total doit être évalué à la somme de 120 000 euros.
Par un mémoire en défense et des mémoires complémentaires, enregistrés le 21 octobre 2022, le 17 avril 2023 et le 13 juillet 2023 et présentés par Me Cazin, la commune de Bussy-Saint-Georges, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce que le tribunal fasse application des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Issard,
- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,
- et les observations de Me de Lipski, représentant Mme A,
- la commune de Bussy-Saint-Georges n'étant pas représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été titularisée au sein des effectifs de la commune de Bussy-Saint-Georges en 2001. Par un courrier en date du 30 décembre 2021, elle a présenté une demande indemnitaire préalable au maire de Bussy-Saint-Georges qui l'a rejetée par une décision du 22 février 2022. Par la présente requête, elle demande la condamnation de la commune de Bussy-Saint-Georges à lui payer la somme de 120 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de faits constitutifs de harcèlement moral et sexuel.
Sur la responsabilité :
2. Mme A recherche l'engagement de la responsabilité pour faute de la commune de Bussy-Saint-Georges à raison des agissements constitutifs de harcèlement moral et sexuel dont elle estime avoir été victime.
3. Aux termes de l'article L. 133-1 du code général de la fonction publique : " Aucun agent public ne doit subir les faits : 1° De harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ; 2° Ou assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l'auteur des faits ou au profit d'un tiers. " Aux termes de l'article L. 133-2 du même code : " Aucun agent public ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. " Aux termes de l'article L. 134-1 du même code : " L'agent public ou, le cas échéant, l'ancien agent public bénéficie, à raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire, dans les conditions prévues au présent chapitre. "
4. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Par ailleurs, pour être qualifiés de harcèlement moral, les agissements en cause doivent excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.
6. Par ailleurs, il résulte des dispositions de l'article L. 133-1 précité, que sont constitutifs de harcèlement sexuel des propos ou des comportements à connotation sexuelle, répétés ou même, lorsqu'ils atteignent un certain degré de gravité, non répétés, tenus dans le cadre ou à l'occasion du service, non désirés par celui ou celle qui en est le destinataire et ayant pour objet ou pour effet soit de porter atteinte à sa dignité, soit, notamment lorsqu'ils sont le fait d'un supérieur hiérarchique ou d'une personne qu'elle pense susceptible d'avoir une influence sur ses conditions de travail ou le déroulement de sa carrière, de créer à l'encontre de la victime, une situation intimidante, hostile ou offensante.
7. En premier lieu, Mme A soutient avoir été " sous l'emprise " d'un des agents de la commune entre 1999 et 2001 et avoir été conviée à des soirées organisées dans le cadre de jumelages au cours desquelles des avances lui auraient été faites par un homme dont elle ne précise pas l'identité. Elle ne produit néanmoins aucun élément étayant ces allégations.
8. En deuxième lieu, Mme A se plaint d'avoir fait l'objet d'une " mise au placard " et de ce que ses demandes de mutation ont toutes fait l'objet d'un refus. Il résulte néanmoins de l'instruction qu'elle a formulé le 18 décembre 2001 une demande de mutation ne précisant pas à quel poste elle souhaitait candidater, puis que sa demande de mutation présentée en 2003 à l'occasion de son entretien d'évaluation professionnelle a été acceptée. Elle verse également au dossier un courrier en date du 9 septembre 2014 l'informant de ce que ses demandes de mutation au sein de la police municipale ou à un poste d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles ont été rejetées sans pour autant démontrer qu'elle disposait des qualifications requises pour occuper ces postes. Enfin, elle produit un échange de courriers électroniques datant d'août 2016 dans lesquels un agent de la commune dont elle ne précise pas les fonctions lui demande de la rappeler au sujet de sa demande de changement de service sans fournir plus d'indications quant aux suites qui ont été données à cette demande. Ces éléments, à eux seuls, ne laissent pas présumer de l'existence de faits constitutifs de harcèlement moral.
9. En troisième lieu, la requérante affirme avoir subi des conditions de travail difficiles lorsqu'elle était en poste à la médiathèque municipale. Pour l'établir, elle produit sa fiche de notation pour l'année 2007, qui ne fait état d'aucune difficulté, son courrier du 29 janvier 2008 adressé au maire dans lequel elle critique sévèrement sa supérieure et confirme avoir insulté l'une de ses collègues, un courrier du même jour adressé au maire dans lequel elle retire ses propos en raison de son départ imminent du service mais accuse tout de même cette même supérieure d'avoir traité un autre de leurs collègues de " couille molle " pour avoir retiré les propos qu'il aurait tenus contre elle dans un autre cadre, ainsi qu'un courrier de ce dernier collègue, non assorti d'une pièce d'identité, dans lequel celui-ci affirme souhaiter retirer son témoignage recueilli par leur supérieure dans le cadre d'un dépôt de plainte à l'encontre de la requérante. Enfin, la requérante ne verse aucune pièce au dossier concernant la procédure de reconnaissance d'imputabilité au service de la hernie discale dont elle aurait souffert alors qu'elle était en poste à la médiathèque. Ces éléments ne peuvent être regardés comme présumant une situation constitutive d'un harcèlement moral.
10. En quatrième lieu, la requérante soutient que sa hiérarchie aurait fait obstacle à de nombreuses reprises à l'exercice par elle d'un cumul d'activités. Il résulte de l'instruction qu'afin d'exercer son activité de " bien-être relaxation " entre 2014 et 2018, elle a disposé de nombreux aménagements de sa quotité de travail, variant de 50 à 70 %, et que sa hiérarchie lui a proposé des aménagements horaires ainsi qu'en atteste son échange de courriers électroniques du 16 juillet 2015 avec sa supérieure. Par la suite, par un échange de courriers électroniques du 7 juillet 2016, la requérante a elle-même indiqué souhaiter mettre fin à ce premier cumul d'activité en demandant une quotité de travail à 100 % à compter du 1er septembre 2016 pour ensuite se raviser et présenter le même jour une demande de cumul d'activité afin d'exercer l'activité d'agent immobilier les samedis. Si cette demande a été finalement rejetée le 17 décembre 2018 au motif de l'intérêt du service, ces éléments ne font pas naître de présomption de harcèlement moral.
11. En cinquième lieu, si la requérante allègue avoir fait l'objet d'une procédure disciplinaire abusive à la suite des propos insultants qu'un collègue aurait tenus à son égard, elle ne produit au dossier aucun document circonstancié permettant de l'établir.
12. En sixième lieu, si la requérante soutient avoir été surveillée et harcelée par ses supérieurs hiérarchiques successifs au sein du service culturel de la commune, les échanges de courriers électroniques du 22 août 2016, du 20 juillet 2018, du 7 décembre 2018, du 26 novembre 2019 et du 24 février 2020 dans lesquels ces agentes lui demandent des renseignements sur l'exercice de ses fonctions, n'excèdent pas l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
13. En septième lieu, la requérante impute à ses collègues la détérioration de son véhicule personnel. Il résulte néanmoins de l'instruction, et notamment de ses courriers électroniques du 18 juillet 2018 et du 7 août 2020 ainsi que du rapport d'expertise établi par un médecin psychiatre le 13 janvier 2021 qu'elle ne dispose d'aucun élément de preuve pour les incriminer, alors que les dégradations dont elle se prévaut se résument à avoir retrouvé une branche sur le toit de sa voiture ainsi que des traces de " matifiant " sur sa carrosserie et la fenêtre de son bureau.
14. Enfin, si la requérante cherche à établir un lien entre les faits de harcèlement dont elle se prévaut et le suicide de son ancienne belle-sœur, elle-même agente de la commune de Bussy-Saint-Georges, elle ne produit néanmoins aucun élément probant à l'appui de ces allégations.
15. Il suit de tout ce qui précède que les faits invoqués par Mme A ne sont pas susceptibles, pris isolément ou dans leur ensemble, de faire présumer des agissements de harcèlement moral ou de harcèlement sexuel. En outre, si elle invoque un syndrome dépressif qu'elle aurait développé, son état de santé ne saurait à lui seul faire présumer une situation de harcèlement moral. Ainsi, l'ensemble des faits invoqués par la requérante ne laissant pas présumer une situation de harcèlement moral, celle-ci n'est, par suite, pas fondée à rechercher la responsabilité de la commune de Bussy-Saint-Georges à raison d'un tel harcèlement.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A et tendant à la condamnation de la commune de Bussy-Saint-Georges à lui réparer le préjudice qu'elle estime avoir subi, doivent être rejetées.
Sur les conclusions de la commune de Bussy-Saint-Georges tendant à la suppression des passages des écritures de Mme A présentant un caractère injurieux, outrageants ou diffamatoires :
17. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : " Art. 41, alinéas 3 à 5. - Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts. () ".
18. Les passages de la requête de Mme A commençant par les mots : " son ancienne belle-sœur, Mme () " et se terminant par les mots : " () qu'elle avait des informations compromettantes contre cette Mairie dans son téléphone " (pages 5, 10 et 11 de la requête et pages 5 et 12 du mémoire en réplique) ainsi que ceux commençant par les mots : " un courrier de Pierre Roynel () " et se terminant par les mots : " () me critiquant du fait de mes absences pour arrêt maladie " (page 10 du mémoire en réplique) présentent un caractère diffamatoire et doivent être supprimés.
Sur les frais liés au litige :
19. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bussy-Saint-Georges, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A une somme de 2 000 euros à verser à la commune de Bussy-Saint-Georges au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les passages des écritures de Mme A mentionnés au point 18 du présent jugement sont supprimés.
Article 3 : Mme A versera une somme de 2 000 euros à la commune de Bussy-Saint-Georges au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Bussy-Saint-Georges.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Issard, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.
La rapporteure,
C. ISSARD
La présidente,
I. BILLANDON La greffière,
L. LE GRALL
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026