LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2204039

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2204039

mardi 25 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2204039
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantCABINET FRANCOIS JACQUOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 avril 2022, l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme (" CCDH "), représentée par Me Jacquot, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 avril 2021 par laquelle la direction générale du Centre hospitalier Les Murets a maintenu son refus de lui communiquer le registre sollicité, mentionnant les identifiants anonymisés des patients ;

2°) d'enjoindre à la direction générale du Centre hospitalier les Murets de lui communiquer le document sollicité sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du Centre hospitalier les Murets la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- le registre des contentions et isolements est communicable, sans l'identification des professionnels de santé, mais avec la mention de l'identifiant anonymisé des patients et des mentions relatives aux durées d'isolement et de contention ;

- l'absence de cette mention porterait atteinte au droit d'accès aux documents administratifs ;

- la communication de l'identifiant anonymisé des patients ne porte pas atteinte à la vie privée des patients mais est indispensable pour permettre à l'association de poursuivre son objectif statutaire de défense des patients contre les abus qu'ils peuvent subir en matière d'isolement et de contention ;

- l'identifiant anonymisé du patient doit obligatoirement figurer sur le registre pour que l'objectif de traçabilité institué par le législateur puisse être atteint ;

- le refus de communication contesté porte atteinte à sa liberté d'expression et viole les stipulations de l'article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2022, le Centre hospitalier Les Murets, représenté par son représentant légal en exercice, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le document sollicité a été communiqué à l'association requérante le 27 avril 2021, occulté des données relatives aux professionnels et aux patients ;

- la communication de l'identifiant des patients contrevient à l'article 4 du A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 dit " A " ;

- le code de la santé publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gracia, président-rapporteur,

- les conclusions de Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique,

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier électronique en date du 21 décembre 2020, l'association CCDH a demandé au directeur du Centre hospitalier Les Murets la communication d'une part, de la

copie du registre de contention et d'isolement de l'établissement, établi du 1er janvier au 31 décembre 2019, et, d'autre part, la copie du rapport annuel établi pour l'année 2019 relatif aux pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention. A la suite du silence gardé par l'administration, l'association CCDH a saisi le 25 février 2021 la commission d'accès aux documents administratifs (" CADA ") d'une demande d'avis sur le caractère communicable de ces documents, qui a, le 15 avril 2021, émis un avis favorable sous réserve à la communication demandée. Le 27 avril 2021, le Centre hospitalier Les Murets a adressé à la requérante le rapport et le registre sollicités, occulté pour ce dernier, entre autres, des identifiants anonymisés des patients. Par la présente requête, l'association CCDH doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 27 avril 2021 par laquelle le directeur du Centre hospitalier Les Murets a maintenu son refus de communiquer le registre sollicité comportant les identifiants anonymisés des patients.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le droit de toute personne à l'information est précisé et garanti par les dispositions des titres Ier, III et IV du présent livre en ce qui concerne la liberté d'accès aux documents administratifs ". Aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, (), quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ". Selon l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes de l'article L. 311-2 du même code : " Le droit à communication ne s'applique qu'à des documents achevés. Le droit à communication ne concerne pas les documents préparatoires à une décision administrative tant qu'elle est en cours d'élaboration ". Aux termes de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Ne sont pas communicables : () 2° Les autres documents administratifs dont la consultation ou la communication porterait atteinte : / () / d) A la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations ". Aux termes de l'article L. 311-6 du même code : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs : / 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée ; () / 3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice ". L'article L. 311-7 de ce même code dispose : " Lorsque la demande porte sur un document comportant des mentions qui ne sont pas communicables en application des articles L. 311-5 et L. 311-6 mais qu'il est possible d'occulter ou de disjoindre, le document est communiqué au demandeur après occultation ou disjonction de ces mentions ".

3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de contrôler la régularité et le bien-fondé d'une décision de refus de communication de documents administratifs sur le fondement des dispositions, citées au point 2, des articles L. 311-1 et

L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration. Pour ce faire, par exception au principe selon lequel le juge de l'excès de pouvoir apprécie la légalité d'un acte administratif à la date de son édiction, il appartient au juge, eu égard à la nature des droits en cause et à la nécessité de prendre en compte l'écoulement du temps et l'évolution des circonstances de droit et de fait afin de conférer un effet pleinement utile à son intervention, de se placer à la date à laquelle il statue.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique dans leur version, applicable à la date du présent jugement : " I.- L'isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours et ne peuvent concerner que des patients en hospitalisation complète sans consentement. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision motivée d'un psychiatre et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque après évaluation du patient. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte, somatique et psychiatrique, confiée par l'établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin et tracée dans le dossier médical. / () / III.- Un registre est tenu dans chaque établissement de santé autorisé en psychiatrie et désigné par le directeur général de l'agence régionale de santé pour assurer des soins psychiatriques sans consentement en application du I de l'article L. 3222-1. Pour chaque mesure d'isolement ou de contention, ce registre mentionne le nom du psychiatre ayant décidé cette mesure, un identifiant du patient concerné ainsi que son âge, son mode d'hospitalisation, la date et l'heure de début de la mesure, sa durée et le nom des professionnels de santé l'ayant surveillée. Le registre, établi sous forme numérique, doit être présenté, sur leur demande, à la commission départementale des soins psychiatriques, au Contrôleur général des lieux de privation de liberté ou à ses délégués et aux parlementaires. () ".

5. Comme l'a d'ailleurs relevé la CADA dans son avis du 15 avril 2021, le registre des mesures d'isolement et de contention, qui est produit et détenu par les établissements de santé dans le cadre de leur mission de service public, constitue un document administratif et est donc communicable en application des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration sous réserve, le cas échéant, et conformément à l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, de l'occultation des mentions dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée de personnes physiques ou qui feraient apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice, tels que les éléments permettant d'identifier les patients concernés.

6. D'une part, en ce qui concerne les noms des professionnels de santé qui sont consignés dans le registre en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, ces derniers n'ont, en principe, pas à faire l'objet d'une occultation, cette mention n'étant pas couverte par le secret de la vie privée, s'agissant de personnels de santé intervenant dans le cadre de leurs fonctions dans une structure publique. Il en va différemment s'il apparaît que la divulgation de l'identité d'un de ces professionnels est susceptible de révéler de sa part un comportement dont la divulgation serait susceptible de lui porter préjudice, ou s'il apparaît que l'administration requise peut légitimement craindre que la divulgation de l'identité d'un professionnel de santé pourrait conduire à des représailles ciblées sur cette personne et, ce faisant, conduire à porter atteinte à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes. Or il ressort des pièces du dossier que l'association requérante renonce à connaître l'identité des professionnels de santé figurant sur le registre. Dans ces conditions, il sera loisible au Centre hospitalier Les Murets de communiquer le registre en ayant procédé, le cas échéant, à l'occultation du nom des personnels soignants.

7. D'autre part, en ce qui concerne les patients, il résulte des dispositions de l'article

L. 3222-5-1 du code de la santé publique que le registre des mesures d'isolement et de contention comporte simplement un identifiant non nominatif du patient concerné, ainsi que son âge, son mode d'hospitalisation, la date et l'heure de début de la mesure et sa durée. Or il ne ressort pas des pièces du dossier que de tels éléments pourraient à eux seuls permettre d'identifier les personnes concernées, sans qu'y fasse obstacle la circonstance invoquée en défense selon laquelle le numéro d'identification du patient est une donnée rendant la personne concernée identifiable au sens du Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 dit " A ", dès lors que seuls les établissements de santé ont accès à la base de données permettant d'identifier le patient au moyen du numéro d'identification. Dans ces conditions, le registre est intégralement communicable en ce qui concerne les patients. Cependant, dans l'hypothèse où ce registre comporterait d'autres mentions identifiantes, celles-ci devraient être occultées. Par conséquent, en occultant les identifiants anonymisés des patients du registre sollicité, le Centre hospitalier Les Murets a commis une erreur de droit.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'association requérante est fondée à demander l'annulation de la décision du 27 avril 2021, par laquelle le directeur du Centre hospitalier Les Murets a maintenu son refus de communiquer à la requérante une copie du registre des mesures d'isolement et de contention établi pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 non occultée, sous réserve toutefois, d'une part, en ce qui concerne les personnels de santé qui y sont mentionnés, que ce document soit, si le centre hospitalier le souhaite, anonymisé sur ce point et, d'autre part, en ce qui concerne les patients, que le registre ne contienne que les données personnelles prévues par l'article L. 3222-5-1 pour les patients.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

9. L'exécution du jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au Centre hospitalier Les Murets de communiquer à l'association requérante, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, une copie du registre des mesures d'isolement et de contention établi pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 dans les conditions et sous les réserves mentionnées au point 8 du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du Centre hospitalier Les Murets une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 27 avril 2021 par laquelle le directeur du Centre hospitalier les Murets a maintenu son refus de communiquer à l'association CCDH une copie du registre des mesures d'isolement et de contention établi pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 non occultée des identifiants anonymisés des patients, est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au Centre hospitalier les Murets de procéder à la communication à l'association CCDH des documents visés à l'article 1er selon les modalités prévues au point 9 du présent jugement, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le Centre hospitalier les Murets versera à l'association CCDH la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme (association CCDH), à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et au Centre hospitalier Les Murets.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gracia, président-rapporteur,

M. Israël, premier conseiller,

Mme Potin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2022.

Le président-rapporteur,

J-Ch. GraciaL'assesseur le plus ancien,

D. Israël

La greffière,

A. Starzynski

La République mande et ordonne à la ministre de la prévention et de la santé en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions