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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2206896

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2206896

mardi 11 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2206896
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantPERARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2022, Mme A B, représentée par Me Perard, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à lui verser la somme totale de 26 690 euros en réparation des conséquences dommageables de la prise en charge médicale dont elle a été l'objet le 5 avril 2017, avec intérêts au taux légal à compter du 8 mars 2022 et capitalisation de ces intérêts ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges les dépens ainsi que la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité pour faute du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges est engagée dès lors que : sa prise en charge parallèle par l'allergologue et le chirurgien n'a pas été coordonnée ; l'intervention chirurgicale qui a été pratiquée n'était pas conforme à celle qui était initialement prévue, de sorte qu'il y a eu un manquement à l'obligation d'information préalable des conséquences de l'opération ; le traitement chirurgical était inadapté et a conduit à un échec thérapeutique ;

- elle est ainsi fondée à demander réparation de son préjudice personnel à hauteur des sommes suivantes : 3 000 euros au titre de la perte de chance de refuser l'intervention chirurgicale ; 4 000 euros au titre du préjudice d'impréparation ; 450 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ; 4 500 euros au titre des souffrances endurées ; 5 340 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ; 3 000 euros au titre du préjudice esthétique définitif ; 500 euros au titre de son préjudice sexuel ;

- elle est également fondée à demander réparation de son préjudice patrimonial à hauteur de 5 900 euros au titre des dépenses de santés futures.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2022, le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, représenté par Me Chiffert, conclut à ce que la condamnation prononcée à son encontre soit limitée à 9 150 euros.

Il soutient que :

- l'engagement de sa responsabilité pour faute n'est pas contesté ;

- les sommes demandées doivent être réduites à de plus juste proportions.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie du Val de Marne, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance n° 1909720 du 28 septembre 2021, par laquelle le magistrat désigné par la présidente du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de M. C, expert, à la somme de 1 680 euros.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marine Robin, conseillère,

- les conclusions de Mme Félicie Bouchet, rapporteure publique,

- et les observations de Me Laroudie, substituant Me Chiffert, avocat du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 avril 2017, Mme B a subi, au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, une intervention chirurgicale consistant en une rhinoseptoplastie, à la suite d'une fracture du nez. Après avoir obtenu la désignation d'un expert devant le juge des référés, Mme B demande au tribunal de condamner le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à l'indemniser du préjudice qu'elle a subi en raison des conséquences de l'intervention chirurgicale réalisée le 5 avril 2017.

Sur la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".

3. Si Mme B soutient que l'intervention chirurgicale réalisée le 5 avril 2017 a conduit à un échec thérapeutique, aucune obligation de résultat ne pèse sur les établissements hospitaliers de sorte qu'aucune faute ne peut leur être imputée sur ce fondement. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que l'absence de coordination entre le chirurgien et l'allergologue est constitutive d'une faute médicale de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges. En revanche, il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert désigné par le juge des référés, que l'intervention chirurgicale consistant en une rhinoseptoplastie n'a eu qu'une visée esthétique, sans geste sur les cornets inférieurs du nez de Mme B, alors que l'obstruction nasale dont se plaignait l'intéressée nécessitait la réalisation d'une turbinoplastie ayant une visée fonctionnelle. Par suite, Mme B est fondée à se prévaloir d'une faute dans la prise en charge médicale dont elle a été l'objet et à rechercher en conséquence la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel () / En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen () ". Il résulte de ces dispositions que doivent être portés à la connaissance du patient, préalablement au recueil de son consentement à l'accomplissement d'un acte médical, les risques connus de cet acte qui, soit présentent une fréquence statistique significative, quelle que soit leur gravité, soit revêtent le caractère de risques graves, quelle que soit leur fréquence.

5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expertise diligentée en référé, que la réalisation d'une intervention chirurgicale consistant en une rhinoseptoplastie entraine une modification de l'aspect esthétique du nez du patient ainsi qu'une cicatrice. Or, s'il résulte également de l'instruction que la rhinoseptoplastie avait été envisagée lors de la consultation du 30 janvier 2017, le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges n'apporte aucun élément de nature à établir que Mme B a été informée des conséquences de cette intervention conformément aux dispositions citées ci-dessus de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique. Par suite, la requérante doit être regardée comme n'ayant pas bénéficié de l'information à laquelle elle avait droit, ce qui constitue une faute susceptible d'engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

Sur le lien de causalité :

6. D'une part, en cas de manquement à l'obligation d'information rappelée au point 4, si l'acte de diagnostic ou de soin entraîne pour le patient, y compris s'il a été réalisé conformément aux règles de l'art, un dommage en lien avec la réalisation du risque qui n'a pas été porté à sa connaissance, la faute commise en ne procédant pas à cette information engage la responsabilité de l'établissement de santé à son égard, pour sa perte de chance de se soustraire à ce risque en renonçant à l'opération. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, compte tenu de ce qu'était l'état de santé du patient et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'acte, des alternatives thérapeutiques qui pouvaient lui être proposées ainsi que de tous autres éléments de nature à révéler le choix qu'il aurait fait, qu'informé de la nature et de l'importance de ce risque, il aurait consenti à l'acte en question.

7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que si l'obstruction nasale de la requérante l'a conduite à envisager une opération, cette obstruction ne présentait pas de caractère invalidant et ne rendait pas nécessaire l'opération. Toutefois, il résulte également de l'instruction que l'intéressée se plaignait de la bosse présente sur son nez, qu'elle souhaitait voir disparaître. Il s'ensuit que, si le manquement à l'obligation de l'informer des conséquences d'une rhinoseptoplastie a fait perdre une chance à Mme B de se soustraire à l'opération qu'elle a subie le 5 avril 2017 en y renonçant, il ne peut être exclu que, même parfaitement informée de ces conséquences, Mme B aurait consenti à la réalisation de cette intervention chirurgicale. Dans ces conditions, il sera fait, dans les circonstances de l'espèce, une juste appréciation de la chance perdue par Mme B de refuser l'intervention de rhinoseptoplastie en fixant le taux à 50 %.

8. D'autre part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que le choix thérapeutique erroné a fait perdre à Mme B une chance de voir son état s'améliorer qui peut être évalué à 10 %, compte tenu de ce que le geste chirurgical n'aurait pas nécessairement amélioré l'obstruction nasale dont elle souffre.

9. Pour fixer le taux de la perte de chance totale subie par l'intéressée, il convient d'additionner, d'une part le taux de sa perte de chance de se soustraire à l'opération, c'est-à-dire la probabilité qu'elle ait refusé l'opération si elle avait été informée du risque qu'elle comportait et, d'autre part, le taux de sa perte de chance résultant de la faute médicale commise lors de l'intervention, ce taux étant multiplié par la probabilité qu'elle ait accepté l'opération si elle avait été informée du risque qu'elle comportait.

10. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée à demander réparation au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges de la fraction du préjudice corporel lié aux fautes évoquées précédemment à hauteur d'un taux global de 55 %.

Sur le préjudice :

11. Contrairement à ce que soutient Mme B, la perte d'une chance de refuser l'intervention chirurgicale ne constitue pas un préjudice autonome devant être réparé. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la requérante est susceptible d'obtenir réparation, d'une part, d'une fraction de son préjudice corporel, à hauteur de 55 % et, d'autre part, du préjudice d'impréparation résultant du manquement à l'obligation d'information relevé ci-dessus.

En ce qui concerne le préjudice corporel de Mme B :

12. Il résulte de l'instruction que la date de la consolidation de l'état de santé de Mme B peut être fixée au 5 avril 2018.

13. En premier lieu, Mme B a éprouvé des souffrances en lien avec les manquements commis par le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges lors de l'intervention chirurgicale qu'elle a subi le 5 avril 2017 et dont l'intensité a été estimée à 3 sur une échelle de 0 à 7 par l'expert désigné par le juge des référés. Compte tenu des circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ces souffrances en fixant à 4 000 euros le montant devant les réparer.

14. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a subi, du fait des manquements commis par le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à l'occasion de l'intervention chirurgicale du 5 avril 2017, un déficit fonctionnel temporaire partiel de 5 % du 17 avril 2017 au 5 avril 2018. Il sera fait une juste appréciation des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence qui en ont résulté pour l'intéressée en fixant à 350 euros la somme destinée à les réparer.

15. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert désigné par le juge des référés que, après la consolidation de son état de santé, l'obstruction nasale dont souffre Mme B est persistante et que l'intéressée a vu l'aspect esthétique de son nez modifié. L'expert évalue le déficit fonctionnel permanent qui en résulte à 3 %. Dans ces conditions, compte tenu de son âge à la date de sa consolidation, soit 21 ans, il sera fait une juste évaluation de ce préjudice en l'évaluant à 4 000 euros.

16. En quatrième lieu, Mme B subit un préjudice esthétique permanent, en raison de la présence d'une cicatrice sur son nez et de la modification de l'aspect esthétique de celui-ci, estimé à 2 sur une échelle de 0 à 7 par l'expert désigné par le juge des référés. Il sera fait une juste réparation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 3 000 euros.

17. En cinquième lieu, il résulte de l'instruction que les séquelles dont souffre Mme B ont entraîné un retentissement sur le plan sexuel. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste évaluation de ce préjudice en fixant la somme devant le réparer à 500 euros.

18. En sixième et dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que les manquements causés à l'occasion de l'intervention chirurgicale du 5 avril 2017 nécessitent la réalisation d'une opération de chirurgie de reprise, alors que l'obstruction nasale dont souffre Mme B n'est pas invalidante et qu'il n'y a eu aucune complication dans les suites de l'opération. Dans ces conditions, l'intéressée n'est pas fondée à demander la condamnation du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à l'indemniser des frais de dépenses de santé futures relatifs à une opération chirurgicale de reprise.

19. Il résulte de ce qui a été dit aux points 12 à 17 que le montant total du préjudice corporel de Mme B s'élève à 11 850 euros. Après application du taux de perte de chance de 55 %, la requérante est ainsi fondée à demander réparation à ce titre à hauteur de 6 517,50 euros.

En ce qui concerne le préjudice d'impréparation :

20. Indépendamment de la perte d'une chance de refuser l'intervention, le manquement des médecins à leur obligation d'informer le patient des risques courus ouvre pour l'intéressé, lorsque ces risques se réalisent, le droit d'obtenir réparation des troubles qu'il a subis du fait qu'il n'a pas pu se préparer à cette éventualité. S'il appartient au patient d'établir la réalité et l'ampleur des préjudices qui résultent du fait qu'il n'a pas pu prendre certaines dispositions personnelles dans l'éventualité d'un accident, la souffrance morale qu'il a endurée lorsqu'il a découvert, sans y avoir été préparé, les conséquences de l'intervention doit, quant à elle, être présumée.

21. Il résulte de l'instruction que les conséquences esthétiques et cicatricielles que l'intervention en litige a entraînées et que Mme B a découvertes sans y avoir été préparée ont occasionné une souffrance morale dont il sera fait une juste réparation en allouant à ce titre à la requérante une somme de 3 000 euros.

22. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B est fondée à demander la condamnation du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges à lui verser la somme totale de 9 517,50 euros.

Sur les intérêts :

23. Mme B a droit aux intérêts au taux légal à compter du 16 mars 2022, date à laquelle sa demande indemnitaire préalable a été reçue par le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

24. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond même si, à cette date, les intérêts sont dû depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée par Mme B le 16 mars 2022. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 16 mars 2023, date à laquelle était due pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

25. En premier lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ". L'article R. 621-13 du même code prévoit que : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires () Dans le cas où les frais d'expertise mentionnés à l'alinéa précédent sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une partie autre que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent ou par le jugement rendu sur un recours dirigé contre cette ordonnance () ".

26. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre les frais d'expertise de M. C, expert désigné par le juge des référés, liquidés et taxés à la somme de 1 680 euros, à la charge définitive du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

27. En second lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le présent jugement est déclaré commun à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne.

Article 2 : Le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges est condamné à payer à Mme B une somme de 9 517,50 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 16 mars 2022. Les intérêts échus à la date du 16 mars 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : Les frais de l'expertise confiée à M. C, liquidés et taxés à 1 680 euros par l'ordonnance n° 1909720 du 28 septembre 2021, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

Article 4 : Le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges versera à Mme B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne et à M. C.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Timothée Gallaud, président,

Mme Marine Robin, conseillère,

Mme Héloïse Mathon, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.

La rapporteure,

M. Robin

Le président,

T. GallaudLa greffière,

L. Potin

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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