LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2207440

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2207440

vendredi 3 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2207440
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationChambre DALO
Avocat requérantLEPEU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 juillet 2022, le 24 novembre 2022 et le 10 octobre 2023, Mme B E, représentée par Me Lepeu demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision implicite de refus d'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 23 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la carence des services de l'Etat à assurer son relogement, bien que sa demande de logement ait été reconnue comme étant prioritaire et urgente par la commission de médiation, avec intérêts à compter du 25 mai 2022 et capitalisation des intérêts ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce au bénéfice de la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- le mémoire en défense est irrecevable, dès lors qu'il n'est pas signé ;

- par une décision du 27 février 2020, la commission de médiation a reconnu sa demande de logement comme prioritaire et urgente ; faute pour les services préfectoraux d'avoir assuré son relogement dans les délais impartis, ils ont commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ; aucune proposition de relogement n'a été faite à la requérante depuis 2016, en dépit du jugement du 30 juin 2021 ;

- l'intéressée a droit à l'indemnisation des préjudices subis ; elle vit avec sa fille A ainsi que son petit-fils D, l'aîné étant indépendant ; le logement est suroccupé, dès lors que la famille est contrainte de vivre dans un logement de type T2 mesurant 19 mètres carrés ; en outre, la requérante est en situation de handicap ; enfin, le logement est inadapté à ses capacités financière ; le loyer et les charges s'élèvent à 670 euros, tandis que la requérante perçoit une pension de retraite et une allocation aux personnes âgées pour un montant de 864,99 euros, et sa fille perçoit le revenu de solidarité active pour un montant de 712,33 euros ; de même, son logement est insalubre puisqu'il est infesté de punaises de lit aggravant les risques sanitaires, et ce d'autant que la requérante présente des troubles sur les plans respiratoires et allergiques ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2023, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- une première proposition en novembre 2020 pour un logement de type T4 au Kremlin-Bicêtre n'a pas abouti ; une proposition de relogement en date du 5 janvier 2022 émise par Valophis Habitat a été refusée ; l'intéressée a finalement été relogée le 16 janvier 2023 dans un logement de type T3 adapté, à Villeneuve-le-Roi ;

- la famille est composée de trois personnes, compte tenu de ce que le plus âgé des petits-fils de la requérante est indépendant ;

- l'insalubrité alléguée du logement occupé n'est pas établie ; il n'est pas possible d'établir que les photographies versées au débat concernent le logement occupé par la requérante et les membres de son foyer ; les problèmes respiratoires et rhumatologiques de la requérante sont sans lien avec les conditions de logement ; enfin, l'allocation logement diminue le loyer fixé à 670 euros d'un montant de 229 euros ; le loyer résiduel constitue une charge raisonnable pour la famille, si l'on additionne la pension de retraite de la requérante (864,99 euros) et le revenu de solidarité active de sa fille (712,33 euros).

Mme E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Delmas, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant du droit au logement opposable, en application de l'article R.222-13 (1°) du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application de l'article L.732-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu à l'audience publique, le rapport de M. Delmas, les parties n'y étant ni présentes ni représentées.

L'instruction a été clôturée après l'appel de l'affaire à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E a été reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence dans un logement de type T4, sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, par une décision du 27 février 2020 de la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne. Saisi par l'intéressée, le tribunal a, par une ordonnance n° 2008369 du 30 juin 2021, sur le fondement du I de l'article L. 441-2-3-1 du même code, enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'assurer son relogement, conformément à la décision de la commission de médiation, avant le 1er septembre 2021. En l'absence de relogement, Mme E a adressé une demande préalable d'indemnisation, reçue le 25 mai 2022, par la préfecture du Val-de-Marne. Le silence conservé par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet de cette demande. Par la requête susvisée, Mme E demande au tribunal la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 23 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'absence de relogement.

Sur la recevabilité du mémoire en défense de la préfète du Val-de-Marne :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de justice administrative : " L'Etat est représenté en défense par le préfet ou le préfet de région lorsque le litige, quelle que soit sa nature, est né de l'activité des administrations civiles de l'Etat dans le département ou la région, à l'exception toutefois des actions et missions mentionnées à l'article 33 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et les départements. () ".

3. D'autre part, en vertu des dispositions combinées des articles R. 414-1 et R. 611-8-4 du même code, lorsqu'une partie, notamment l'Etat, adresse à la juridiction administrative un mémoire ou des pièces par l'intermédiaire de l'application informatique dénommée Télérecours, son identification selon les modalités prévues pour le fonctionnement de cette application vaut signature pour l'application des dispositions du code de justice administrative.

4. En l'espèce, le présent litige, qui est né de l'activité des administrations civiles de l'Etat dans le département du Val-de-Marne, ne relève pas des actions et missions mentionnées à l'article 33 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 cité plus haut. En outre, le mémoire en défense de la préfète du Val-de-Marne a été présenté au moyen de l'application Télérecours. Par suite, l'exception d'irrecevabilité du mémoire en défense et des pièces qui lui sont annexés opposée par Mme E et tirée de l'absence de la signature manuscrite du fonctionnaire qui a produit ce mémoire au nom de la préfète du Val-de-Marne ne peut qu'être écartée.

Sur les conclusions indemnitaires :

5. Lorsqu'une personne a été reconnue comme prioritaire et comme devant être logée ou relogée d'urgence par une commission de médiation, en application des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive de l'Etat à exécuter ces décisions dans le délai imparti engage sa responsabilité à l'égard du seul demandeur, au titre des troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien de la situation qui a motivé la décision de la commission, que l'intéressé ait ou non fait usage du recours en injonction contre l'Etat prévu par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Ces troubles doivent être appréciés en fonction des conditions de logement qui ont perduré du fait de la carence de l'Etat, de la durée de cette carence et du nombre de personnes composant le foyer du demandeur pendant la période de responsabilité de l'Etat, qui court dans le Val-de-Marne à l'expiration d'un délai de six mois à compter de la décision de la commission de médiation que l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation impartit au préfet pour susciter une offre de logement.

6. Il résulte de l'instruction que Mme E s'est vue reconnaître le 27 février 2020 un droit au logement opposable pour un logement de type T4 par la commission de médiation du Val-de-Marne pour les motifs suivants : " logement sur-occupé et avec enfant mineur à charge ou vous êtes handicapée " et " attente d'un logement social depuis un délai supérieur au délai fixé par arrêté préfectoral ".

7. En premier lieu, la préfète du Val-de-Marne fait valoir que l'insalubrité du logement occupé par Mme E et sa famille n'est pas établie, que la situation locative de la requérante est sans incidence sur ses handicaps, et que le coût de la location n'est pas disproportionné par rapport aux capacités financières de la famille qui doit s'appréciée en prenant en compte les ressources de Mme E et celles de sa fille.

8. Toutefois, d'une part, il résulte de l'instruction, et notamment de l'attestation de renouvellement régional d'une demande de logement locatif social versée au débat, que Mme E doit être regardée comme demandeuse d'un tel logement, et que sa fille, Mme A F, doit être regardée comme co-demandeuse de ce logement dans le cadre de la demande présentée par sa mère. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le jeune D à la charge de Mme A F au sens de la législation fiscale, tandis que son frère aîné n'est plus à la charge fiscale de sa mère, ni de sa grand-mère Ainsi, le foyer de Mme E doit être regardée comme étant constituée par trois personnes. D'autre part, il ressort du contrat de bail produit par Mme E que la surface habitable du logement occupé par sa famille mesure 19,34 mètres carrés. Par suite, la surface habitable du logement litigieux est inférieure au seuil de suroccupation fixé à 25 mètres carrés pour trois personnes par les dispositions de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Dès lors, Mme E doit être regardée comme bénéficiant d'un droit à indemnisation au titre des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral du fait de son maintien dans un tel logement compte tenu du caractère suroccupé du logement.

9. En deuxième lieu, la préfète du Val-de-Marne fait valoir que malgré les efforts de l'administration pour la reloger, Mme E a refusé les propositions qui lui ont été faites. La préfète indique dans son mémoire en défense que trois propositions de relogement ont été adressées à la requérante.

10. Or, le refus, sans motif impérieux, d'une proposition de logement adaptée est de nature à faire perdre au solliciteur d'un logement social le bénéfice de la décision de la commission de médiation, pour autant qu'il ait été préalablement informé de cette éventualité conformément à l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.

11. Toutefois, d'une part, si la préfète du Val-de-Marne se prévaut dans son mémoire en défense que Mme E a été destinataire d'une première proposition en novembre 2020 pour un logement de type T4 au Kremlin-Bicêtre qui n'a pu aboutir, cette information est corroborée par l'extrait de l'application " SYPLO ", dans sa version mise à jour le 16 novembre 2022, qui indique qu'une proposition de relogement au 10 ter rue du professeur C au Kremlin-Bicêtre examinée le 3 novembre 2020 par la commission d'attribution des logements a été " non traitée dans les temps ". Ainsi, cet échec ne saurait être reproché à la requérante.

12. D'autre part, si la préfète fait valoir qu'une proposition de relogement en date du 5 janvier 2022 émise par Valophis Habitat a été refusée par cette dernière, elle n'apporte aucun élément concret pour corroborer cette affirmation. Par suite, en l'état du dossier, une telle absence de relogement ne saurait être imputée au comportement de Mme E.

13. Cependant, la préfète prétend également que Mme E a finalement été relogée avec sa famille le 16 janvier 2023 dans un logement de type T3 adapté à Villeneuve-le-Roi. Au soutien de cet argument, il ressort de l'extrait précité de l'application " SYPLO " que la requérante a signé un contrat de bail pour un logement de type T3 situé au 1 place Marcel Paul à Villeneuve-le-Roi. Mme E, à laquelle le mémoire en défense et la pièce précitée qui lui est annexé ont été communiqués, n'a apporté aucun démenti à cette information. Dans ces conditions, si Mme E est fondée à soutenir que la responsabilité de l'Etat est engagée à son égard au titre de la carence fautive à le reloger, la période d'engagement de cette responsabilité doit être regardée comme s'achevant le 16 janvier 2023.

14. En troisième lieu, compte tenu des conditions de logement qui ont perduré du fait de la carence de l'Etat à attribuer un logement à Mme E, de la durée de cette carence, soit vingt-huit mois après la naissance de l'obligation pesant sur l'Etat, née à l'expiration d'un délai de six mois après la décision de la commission de médiation, et du nombre de personnes vivant au foyer pendant la période en cause, soit au total trois personnes, il sera fait une juste appréciation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral en condamnant l'Etat à verser à Mme E une somme de 1750 euros (mille sept cent cinquante euros).

Sur les intérêts et la capitalisation :

15. En premier lieu, Mme E a droit aux intérêts au taux légal à compter du 25 mai 2022, date de réception de sa demande préalable indemnitaire par les services préfectoraux.

16. En deuxième lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 29 juillet 2022. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 29 juillet 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts.

Sur les frais d'instance :

17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de celles de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : L'Etat est condamné à verser à Mme E une somme de 1 750 euros au titre des dommages et intérêts, assortie des intérêts au taux légal calculés à partir du 25 mai 2022. Les intérêts échus à la date du 29 juillet 2023 seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêt.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à la préfète du Val-de-Marne et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2023.

Le magistrat désigné,

S. DELMAS

La greffière,

M. G La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2207440

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions