LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2210873

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2210873

mercredi 1 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2210873
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLA BURTHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 novembre 2022, Mme B G, représentée par

Me Pierre Moreau, demande au juge des référés de :

1° désigner un expert, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, avec pour mission de :

- convoquer les parties et de se faire remettre tout document utile à la réalisation de sa mission ;

- se rendre sur place, décrire les désordres, en rechercher la ou les causes et fournir au tribunal tout élément technique permettant d'en déterminer la nature ;

- évaluer le coût de reprise des désordres ;

- fournir toutes les indications utiles sur les responsabilités et leur partage éventuel ;

- chiffrer l'ensemble des préjudices ;

2° condamner les parties défenderesses à lui payer la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3° réserver les dépens.

Elle soutient que :

- sa propriété située au 18 rue de la Maréchalerie sur le territoire de la commune de la Trétoire, en aval de terrains agricoles exploités, a fait l'objet en mars 2016 d'inondations lors d'épisodes pluvieux ayant provoqué l'écoulement d'eaux sur son terrain via un réseau de buses et de drains ;

- un huissier de justice a constaté l'ampleur des dégâts sur sa propriété ;

- en mai 2018, des eaux de ruissellement émanant de plusieurs voisins du fait du débordement d'un fossé collecteur se sont déversées sur sa propriété ;

- elle a pu procéder aux réparations et à la remise en état de son bien grâce à l'indemnisation versée par son assureur la MAIF ;

- en février et mars 2020, sa propriété a été de nouveau inondée du fait notamment du ruissellement des eaux provenant des terrains situés en amont ;

- des réunions d'expertise amiables ont eu lieu en novembre 2018, en juin 2020 et décembre 2021 à l'initiative de son assureur, mais sont restées infructueuses ;

- elle s'est rapprochée à plusieurs reprises de ses voisins et de la mairie, sans succès ;

- elle continue à subir des inondations et des dégradations à chaque épisode pluvieux ;

- elle a dû abattre de vieux arbres dont les racines étaient pourries ;

- elle ne peut plus utiliser le réseau d'eau extérieur dont les canalisations et le robinet sont corrodés ;

- la mesure d'expertise sollicitée est justifiée : la responsabilité de la commune de la Trétoire est susceptible d'être engagée ; elle est utile pour déterminer les responsabilités et fautes respectives des différentes parties en cause ;

- son assureur la MAIF a confié au cabinet IXI le soin de déterminer les responsabilités et le chiffrage des préjudices.

Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2022, M. A D, représenté par

Me Matthieu Malnoy, demande au juge des référés de :

1° donner acte de ses protestations et réserves sur la demande de désignation d'un expert ;

2° rejeter la demande présentée par la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requérante ne justifie pas que la mesure d'expertise sollicitée est pertinente, adaptée, utile et proportionnée au litige ;

- il n'entend pas s'opposer à l'éventuelle désignation d'un expert ;

- il conteste la réalité des dommages allégués et toute responsabilité dans la réalisation des dommages invoqués.

Par un mémoire, enregistré le 9 décembre 2022, MM. Benoît Chartier, Rémy Leterme et Dominique Demarey, représentés par Me François La Burthe, demandent au juge des référés de :

1° se déclarer incompétent au profit du tribunal judiciaire ;

2° constater que la procédure n'est pas contradictoire et n'est pas fondée en droit faute de désordres précisément allégués, les servitudes légales ou conventionnelles ne constituant pas de tels désordres ;

3° débouter la demanderesse de sa demande d'expertise ;

4° condamner la requérante à leur verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article

R. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir que :

- le litige ne relève pas de la compétence du juge administratif ;

- il a trait à des servitudes qui sont de la compétence du juge judiciaire ;

- la procédure n'est pas contradictoire car ils n'ont pas reçu les pièces annoncées par la requérante dans sa requête ;

- les désordres allégués ne sont que des servitudes ;

- aucune responsabilité n'est alléguée dans la requête ;

- la propriété de la requérante a toujours recueilli des eaux de ruissellement.

Par un mémoire, enregistré le 10 décembre 2022, la commune de la Trétoire, représentée par son maire en exercice, indique au juge des référés que le maire reste à la disposition de tous les acteurs pour trouver une issue favorable au règlement de ce litige.

Elle fait valoir que :

- les phénomènes météorologiques datent des années 2015-2016 et sont de plus en plus violents ;

- la commune n'est propriétaire d'aucune des parcelles concernées ;

- il semble que l'origine du litige provient de drains pas ou mal entretenus voire partiellement détruits ;

- la requérante n'est pas la seule touchée par les inondations ;

- aucune solution n'a été trouvée à ce jour malgré les efforts déployés.

Par un mémoire, enregistré le 16 décembre 2022, Mme H C, représentée par

Me Sara Clavier, demande au juge des référés de :

1° à titre principal, la mettre hors de cause ;

2° à titre subsidiaire, lui donner acte de ses protestations et réserves sur la demande d'expertise sollicitée par Mme G ;

3° en tout état de cause, condamner Mme G à lui verser la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- elle n'a commis aucun manquement, les désordres invoqués par la requérante ne relevant pas d'un problème de drainage mais d'un ruissellement naturel des eaux ;

- la mesure d'expertise demandée ne présente aucun caractère d'utilité.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal administratif de Melun a délégué M. E, premier vice-président, pour statuer sur les référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".

2. En application de ces dispositions, et à condition, d'une part que la demande ne soit pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative, et, d'autre part, qu'elle apparaisse utile, le juge des référés peut désigner un expert chargé de procéder à l'expertise demandée.

3. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise lorsque, en particulier, elle est formulée à l'appui de prétentions qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, qui sont irrecevables ou qui se heurtent à la prescription. De même, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste de lien de causalité entre le préjudice à évaluer et la faute alléguée de cette personne.

4. Mme G sollicite du juge des référés la désignation d'un expert, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de constater les dégradations et autres désordres occasionnés par le ruissellement sur sa propriété, sise 18 rue de la Maréchalerie sur le territoire de la commune de la Trétoire, des eaux pluviales provenant des terrains agricoles situés en amont de sa parcelle lors d'épisodes pluvieux aigus occasionnant de fortes inondations, avec une intensité accrue depuis 2015 ou 2016.

5. Il ne résulte pas de l'instruction que les dommages subis par la propriété de Mme G seraient de nature à engager la responsabilité de la commune de la Trétoire, ni que ces dommages, qui sont attribués à des réseaux de buses, drains ou fossés privés, auraient pour cause l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, ou alors présenteraient le caractère de travaux publics. Dans ces conditions, la demande d'expertise de la requérante, laquelle dispose au demeurant de rapports d'expertise amiable, est manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, cette demande ne peut qu'être rejetée.

Sur l'application des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit à la demande de frais d'instance présentée par Mme G. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme H C tendant à l'application de l'article L. 761-1 ci-dessus. En l'absence de dépens exposés, les conclusions présentées par MM. Benoît Chartier, Rémy Leterme et Dominique Demarey au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La demande d'expertise présentée par Mme B G est rejetée en ce compris ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Les conclusions de Mme H C présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Les conclusions présentées par MM. Benoît Chartier, Rémy Leterme et Dominique Demarey au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B G, à la commune de la Trétoire, à Mmes I F, H C et Nicole Desterke, à MM. A D, Dominique Demarey, Joël Houdrichon, Rémy Leterme, Gérard Verret et Benoît Chartier.

Fait à Melun, le 1er mars 2023.

Le juge des référés

B. E

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions