jeudi 19 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2211767 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | EXPERTON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 novembre 2022 et 4 août 2023, M. A G, représenté par Me Experton, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 septembre 2022 de F nationale des titres sécurisés refusant sa demande de changement de titulaire du certificat d'immatriculation FQ-529-BX ;
2°) d'enjoindre à F nationale des titres sécurisés de modifier le titulaire du certificat d'immatriculation à son profit, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de condamner F nationale des titres sécurisés à lui verser la somme de 16 900 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du 28 septembre 2022 et de la faute commise par F nationale des titres sécurisés en autorisant le 21 juin 2022 le changement de titulaire du certificat d'immatriculation au profit de Mme D ;
4°) de mettre à la charge de F nationale des titres sécurisés une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 28 septembre 2022 est illégale ; F nationale des titres sécurisé a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation en autorisant le changement du titulaire du certificat d'immatriculation au profit de Mme D le 21 juin 2022 ; il n'a jamais cédé le véhicule dont il est propriétaire à cette dernière ;
- F nationale des titres sécurisés a commis une faute en faisant droit à ce changement ; il possède toujours le certificat d'immatriculation de son véhicule qui n'est pas barré et sur lequel aucune cession n'est mentionnée ; dans ces conditions, F a nécessairement autorisé un changement de titulaire de certificat d'immatriculation sur la base d'une demande comprenant des pièces justificatives falsifiées ;
- il a subi un préjudice qui doit être évalué à 16 900 euros, ce qui correspond à la valeur actuelle de son véhicule à la revente.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2023, la directrice de F nationale des titres sécurisés conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'elle est irrecevable en tant qu'elle est dirigée contre F nationale des titres sécurisés, celle-ci n'étant pas compétente en matière de demande de changement de titulaire de certificat d'immatriculation, et que le requérant ne démontre pas avoir subi un préjudice qui lui serait imputable.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les conclusions indemnitaires présentées par le requérant sont irrecevables, faute pour lui d'avoir présenté une demande indemnitaire préalable, et que les moyens qu'il soulève ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le décret n° 2007-240 du 22 février 2007 ;
- l'arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Prissette
- et les conclusions de M. Grand, rapporteur public.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. G a acquis un véhicule de marque Huyndai pour un montant de 12 765 euros le 7 janvier 2020 et a obtenu un certificat d'immatriculation FQ-529-BX pour ce véhicule le 28 mai 2020. Le 20 juin 2022, M. C, professionnel de l'automobile agissant pour le compte de Mme D, ancienne compagne de M. G, a déclaré que l'intéressé avait cédé son véhicule à cette dernière et a enregistré une demande de cession dans le système d'immatriculation des véhicules. Le même jour, il a introduit sur le site de F nationale des titres sécurisés une demande tendant au changement du titulaire du certificat d'immatriculation du véhicule FQ-529-BX, qui a été validée le lendemain. M. G a, le 22 septembre 2022, via la téléprocédure disponible sur le site de F national des titres sécurisés, déclaré qu'il n'avait jamais cédé son véhicule et demandé le blocage du certificat d'immatriculation FQ-529-BX. Sa demande, qui doit être regardée comme tendant au changement de titulaire à son profit de ce certificat d'immatriculation, a été rejetée le 28 septembre 2022. Le requérant demande au tribunal d'annuler cette décision et de condamner F nationale des titres sécurisés à lui verser la somme de 16 900 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de la faute qu'elle a commise en autorisant le changement du titulaire du certificat d'immatriculation du véhicule au profit de Mme D et en refusant de le rétablir comme titulaire de ce certificat.
Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative :
" La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
3. D'autre part, F nationale des titres sécurisés, établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre de l'intérieur, a pour mission, en vertu de l'article 2 du décret du 22 février 2007 l'ayant créée, dans sa version applicable au litige, de répondre aux besoins des administrations de l'Etat de conception, de gestion et de production de titres sécurisés, qui sont des documents délivrés par l'Etat et faisant l'objet d'une procédure d'édition et de contrôle sécurisée, ainsi que de la transmission des données qui leur sont associées. Selon les dispositions de cet article, F est notamment chargée d': " 1° Assurer ou faire assurer, le développement, la maintenance et l'évolution des systèmes, des équipements et des réseaux informatiques permettant la gestion des titres sécurisés / 2° Assurer ou faire assurer, la mise en œuvre de services en ligne, de moyens d'identification électronique et de transmissions de données associée à la délivrance et à la gestion des titres sécurisés ; / 3° Procéder, pour le compte des administrations de l'Etat, aux achats des titres sécurisés ; / 4° Acquérir et mettre à disposition des administrations intéressées les matériels et équipements nécessaires à la gestion et au contrôle de l'authenticité et de la validité des titres sécurisés et en assurer la maintenance ; / 5° Mettre en œuvre des actions d'information et de communication dans son domaine d'activité ; / 6° Développer et mettre en œuvre des plates-formes d'échanges sécurisés des données dans le cadre du 1° et 2° ci-dessus ". Le même article dispose, en outre, d'une part, que F accomplit sa mission dans le respect des orientations générales arrêtées par l'Etat en matière de titres sécurisés et dans le cadre de la coopération européenne et internationale et, d'autre part, que sa mission exclut l'instruction des demandes et la délivrance des titres. Cet article prévoit également que les modalités d'intervention pour le compte d'une administration de l'Etat sont précisées dans une convention. Enfin, selon la convention-cadre signée le 27 février 2017 entre le ministère de l'intérieur et F, cette dernière est chargée d'assurer un soutien aux usagers par le centre de contacts citoyens et par des équipes de support.
4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que, lorsqu'un usager demande à l'Etat la délivrance d'un titre sécurisé pour lequel F nationale des titres sécurisés exerce ses missions et qu'il doit, en conséquence, s'enregistrer sur la plate-forme de cet établissement public, les dysfonctionnements ou retards qui peuvent survenir à l'occasion des différentes étapes au cours desquelles, successivement, les données sont transmises par F aux services de l'Etat, ceux-ci instruisent la demande et, si le titre est octroyé, F assure son édition et son acheminement, tout en ayant en charge, tout au long du processus, un soutien à l'usager, peuvent avoir différentes causes, qui sont susceptibles d'engager, selon le cas, la responsabilité de F ou celle de l'Etat mais dont l'usager n'est pas en mesure d'identifier l'auteur.
5. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que M. G aurait formulé une demande indemnitaire préalable avant l'introduction de sa requête ni qu'il aurait saisi le ministre
de l'intérieur ou F nationale des titres sécurisés d'une telle demande en cours d'instance et qu'une décision de l'administration, expresse ou implicite, serait intervenue à la date du présent jugement. Dès lors, en l'absence de liaison du contentieux, les conclusions indemnitaires présentées par l'intéressé sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif. La fin de non-recevoir soulevée en ce sens par le ministre de l'intérieur doit être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
6. D'une part, aux termes de l'article 1er du décret du 22 février 2007 portant création de F nationale des titres sécurisés : " Il est créé, sous le nom F nationale des titres sécurisés, un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre de l'intérieur () ". L'article 2 du même décret dispose, dans sa version alors applicable : " F a pour mission de répondre aux besoins des administrations de l'Etat de conception, de gestion, de production de titres sécurisés et des transmissions de données qui leurs sont associées. Ces titres sont des documents délivrés par l'Etat et faisant l'objet d'une procédure d'édition et de contrôle sécurisée. / Sans préjudice des dispositions relatives au système d'information et de communication de l'Etat, pour l'accomplissement de ces missions, F est chargée notamment de : () / 2° Assurer ou faire assurer, la mise en œuvre de services en ligne, de moyens d'identification électronique et de transmissions de données associée à la délivrance et à la gestion des titres sécurisés ; () / 6° Développer et mettre en œuvre des plates-formes d'échanges sécurisés des données dans le cadre du 1° et 2° ci-dessus (). La liste des titres sécurisés est fixée par décret (). Sa mission exclut l'instruction des demandes et la délivrance des titres () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article R. 322-1 du code de la route : " I. - Tout propriétaire d'un véhicule à moteur [] et qui souhaite le mettre en circulation pour la première fois doit faire une demande de certificat d'immatriculation en justifiant de son identité () / Cette demande de certificat d'immatriculation est adressée au ministre de l'intérieur par le propriétaire, soit directement par voie électronique, soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité par le ministre de l'intérieur () ". L'article R. 322-2 du même code dispose : " I.- Le certificat d'immatriculation est établi dans les conditions fixées par le ministre chargé des transports, après avis du ministre de l'intérieur, et expédié à l'adresse du demandeur. Ce certificat comporte un numéro d'immatriculation attribué à titre définitif au véhicule par un système informatique centralisé () ". L'article R. 322-5 de ce code dispose que : " I. - Le nouveau propriétaire d'un véhicule déjà immatriculé doit, s'il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d'un mois à compter de la date de la cession, un certificat d'immatriculation à son nom dans les conditions prévues à l'article R. 322-1. / Cette demande est adressée au ministre de l'intérieur soit directement par voie électronique, soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité par le ministre de l'intérieur. / Le nouveau propriétaire doit pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur : / () / 2° De la déclaration certifiant la cession et indiquant que le véhicule n'a pas subi de transformation susceptible de modifier les indications du précédent certificat d'immatriculation / () ".
8. Enfin, l'article 11 de l'arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules dispose : " () Tout acquéreur d'un véhicule déjà immatriculé doit demander l'établissement d'un certificat d'immatriculation à son nom avant toute nouvelle cession même si cette dernière intervient dans le délai d'un mois fixé par l'article R. 322-5 du code de la route. / L'acquéreur en fait la demande : / -soit auprès du ministère de l'intérieur par voie électronique, en s'authentifiant sur le site internet https :// immatriculation. ants. gouv. fr par l'utilisation du dispositif "France Connect" ; / -soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité par le ministère de l'intérieur à l'aide du certificat de cession CERFA, référencé en annexe 14 du présent arrêté. () ".
9. Il résulte de ces dispositions que la personne qui entend obtenir la délivrance du certificat d'immatriculation doit renseigner son dossier de demande en recourant à la plateforme informatique du site dédié de F nationale des titres sécurisés. Lorsque le ministre de l'intérieur auquel le dossier est transmis délivre, à l'issue de l'instruction conduite par les services compétents de l'Etat, le certificat d'immatriculation du véhicule, il fait assurer par F nationale des titres sécurisés la production du titre sécurisé demandé et son expédition à l'intéressé.
10. En l'espèce, M. G produit le courriel du 28 septembre 2022 de F nationale des titres sécurités aux termes duquel sa demande est " rejetée par le service instructeur ". Ce courriel doit être regardé comme révélant l'existence d'une décision de rejet de la demande de certificat d'immatriculation déposée par le requérant par le centre d'expertise et de ressource titre de Besançon, pour le compte du ministre de l'intérieur. Par suite, M. G doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du centre d'expertise et de ressource titre de Besançon du 28 septembre 2022.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 28 septembre 2022 :
11. Il ressort des pièces du dossier que, pour s'opposer à la demande présentée par le requérant le 22 septembre 2022, l'administration s'est fondée sur l'incohérence des déclarations de l'intéressé. La décision du 28 septembre 2022 relève que le télédéclarant n'est ni titulaire, ni acquéreur du véhicule en cause, et qu'il ne justifie pas d'un mandat l'autorisant à introduire la demande pour le compte de quelqu'un d'autre, de sorte qu'il lui appartient de refaire une démarche le cas échéant. Il ressort en effet des pièces produites par le ministre de l'intérieur en défense que la téléprocédure a été introduite par un dénommé E G, qui a indiqué agir pour lui-même, et a déclaré dans la rubrique " Identité du titulaire " le nom de A G. Or, le requérant ne conteste nullement la légalité de ce motif, alors qu'il est constant que M. E G n'a jamais été l'acquéreur du véhicule en cause ou le titulaire du certificat d'immatriculation afférent, établi au nom de A G. Dans ces conditions, si le requérant soutient que l'administration a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation en autorisant le 21 juin 2022 le changement du titulaire du certificat d'immatriculation au profit de Mme D alors qu'il n'a jamais cédé son véhicule, et qu'il produit à l'appui de ses allégations une copie du certificat d'immatriculation établi à son nom et un constat d'huissier dont il ressort qu'il est vierge de toute mention relative à une quelconque cession, ces éléments, sans rapport avec le motif fondant la décision attaquée du 28 septembre 2022, sont sans incidence sur sa légalité. Il suit de là que ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède que M. G n'est pas fondé à soutenir que la décision du 28 septembre 2022 serait entachée d'illégalité. Les conclusions présentées par le requérant à fin d'annulation de cette décision doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. G au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens soit mise à la charge de F nationale des titres sécurisés qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A G, à F nationale des titres sécurisés et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, présidente,
M. Duhamel, premier conseiller,
Mme Prissette, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2024.
La rapporteure,
L. PRISSETTE
La présidente,
I. GOUGOTLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026