LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2301752

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2301752

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2301752
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation11ème chambre, JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2022 pour un bien situé à Saâcy-sur-Marne. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts, car le bien en cause ne constituait pas sa résidence principale, condition nécessaire pour les titulaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ailleurs, les conclusions à fin de remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, cette demande relevant de la compétence de l'administration fiscale et non du juge de l'impôt.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2023 sous le n° 2301752, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la décharge totale de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2022 pour un montant de 442 euros à raison du bien immobilier dont il est propriétaire au 30 rue de Citry à Saâcy-sur-Marne (77730) ;

2°) à défaut, de lui accorder la remise gracieuse de cette cotisation de taxe foncière.

M. A... soutient que :
- il est titulaire de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) avec un taux d’incapacité de 80% et la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) lui a accordé en août 2022 le renouvellement de ses droits à l’AAH ;
- toutefois, la caisse d’allocations familiales l’a injustement pénalisé en lui réclamant un indu d’AAH de 6 597,15 euros sur sept mois ; il ne lui reste donc que 680,15 euros et se retrouve donc en situation de grande difficulté financière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que M. A... ne peut bénéficier de l’exonération de taxe foncière prévue pour les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés dans la mesure où le bien immobilier du 30 rue de Citry à Saâcy-sur-Marne ne constitue pas sa résidence principale puisqu’il déclare ses revenus à l’adresse du 18 Avenue Henri Barbusse à Sevran (93270).
Par un courrier en date du 9 décembre 2025, le président de la 11ème chambre du tribunal a informé les parties, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal est susceptible de soulever d’office un moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions à fin de remise gracieuse qui ne relèvent pas de l’office du juge de l’impôt.

Vu :
- la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la direction départementale des finances publiques de Seine-et-Marne a statué sur la réclamation préalable ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;

A été entendu au cours de l'audience publique du 19 janvier 2026, en présence de Mme Darnal, greffière d’audience, M. Freydefont, président rapporteur, qui a lu son rapport.

Ni le requérant, ni le défendeur ne sont présents ou représentés


Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l’instruction que M. B... A... a été assujetti à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l’année 2022 pour un montant de 442 euros à raison du bien immobilier dont il est propriétaire au 30 rue de Citry à Saâcy-sur-Marne (77730) dans le département de Seine-et-Marne. Par la requête susvisée, M. A... doit être regardé comme demandant la décharge totale de cette cotisation de taxe foncière ou, à défaut, la remise gracieuse de cette imposition.


Sur les conclusions à fin de décharge de l’imposition litigieuse :

2. Aux termes de l’article 1380 du code général des impôts : « La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ». Aux termes de l’article 1390 du même code : « I. – Les titulaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l'article L. 815-1 du code de la sécurité sociale ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité mentionnée à l'article L. 815-24 du même code sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont ils sont passibles à raison de leur habitation principale. / (…) ». Aux termes de l’article 1391 de ce code : « I. – Les redevables âgés de plus de soixante-quinze ans au 1er janvier de l'année de l'imposition sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'immeuble habité par eux, lorsque le montant des revenus de l'année précédente n'excède pas la limite prévue à l'article 1417. / (…) ». Aux termes de l’article 1415 du même code : « La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. »

3. De plus, en vertu du paragraphe 40 de l’instruction publiée au bulletin officiel des impôts sous la référence BOI-IF-TFB-10-55-10 publiée dans ses versions des 22 décembre 2020 et 27 juin 2023 : « Le bénéfice de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties prévue au I de l'article 1390 du CGI est étendu, pour leur habitation principale, aux contribuables percevant l'allocation aux adultes handicapés définie à l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale et dont le revenu fiscal de référence de l’année précédant celle au titre de laquelle la TFPB est due n’excède pas la limite prévue au I de l’article 1417 du CGI ».

4. D’une part, il résulte des dispositions citées au point 2 que M. A..., en tant que titulaire allégué de l’allocation adulte handicapé (AAH), ne pourrait, sur le terrain de loi fiscale, valablement revendiquer l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) prévue au I de l’article 1390 du code général des impôts, que le législateur a entendu réserver aux titulaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l'article L. 815-1 du code de la sécurité sociale ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité mentionnée à l'article L. 815-24 du même code.

5. D’autre part, le paragraphe de la documentation administrative précitée au point 3 se borne à étendre, sans se référer au moindre fondement légal, l’exonération prévue à l’article 1390 du code général des impôts à une catégorie de personnes non visée par ce texte. Il ne constitue donc pas l’interprétation d’un texte fiscal mais une mesure de tolérance prise par l’administration fiscale, au bénéfice des contribuables titulaires de l’allocation aux adultes handicapés, hors de tout cadre légal. Dans ces conditions, à supposer que M. A... puisse être regardé comme se prévalant, sur le fondement de l’article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations de ce paragraphe 40, une telle invocation est inopérante.

6. Au demeurant, il résulte de l’instruction que le bien immobilier du 30 rue de Citry à Saâcy-sur-Marne dont M. A... est propriétaire ne constitue pas sa résidence principale puisque celui-ci déclare ses revenus à l’adresse du 18 Avenue Henri Barbusse à Sevran (93270) dans le département de la Seine-Saint-Denis. Par suite, le requérant ne saurait bénéficier de l’exonération de taxe foncière prévue pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) qui ne peut être accordée que pour le logement qui constitue effectivement l'habitation principale du redevable de la taxe foncière sur les propriétés bâties.

7. De plus, et en tout état de cause, il ressort des propres termes de la requête de M. A... que celui-ci n’était plus titulaire de l’AAH au 1er janvier 2022, puisque la caisse d’allocations familiales de Seine-et-Marne lui avait notifié un indu d’AAH perçu à tort du 1er novembre 2021 au 31 mai 2022.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge totale de la taxe foncière à laquelle M. A... a été assujetti au titre de l’année 2022 à raison de sa résidence du 30 rue de Citry à Saâcy-sur-Marne doivent être rejetées.


Sur les conclusions à fin de remise gracieuse :

9. Aux termes de l’article L. 247 du livre des procédures fiscales : « L'administration peut accorder sur la demande du contribuable : 1° Des remises totales ou partielles d'impôts directs régulièrement établis lorsque le contribuable est dans l'impossibilité de payer par suite de gêne ou d'indigence (…) »

10. M. A... soutient qu’après les retenues opérées par la caisse d’allocations familiales, il ne lui reste donc que 680,15 euros et se retrouve donc en situation de grande difficulté financière. A supposer qu’il doive, par un tel argumentaire, être regardé comme demandant la remise gracieuse de la taxe foncière à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2022, il résulte toutefois des dispositions précitées de l’article L. 247 du livre des procédures fiscales qu’il n’appartient qu’à l’administration compétente, et non au juge de l’impôt, d’accorder des remises gracieuses ; par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées comme irrecevables.


11. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 19 janvier 2026.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2026.


Le président,





C. Freydefont



La greffière,





L. DarnalLa République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances, de l'industrie et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.


Pour expédition conforme,

La greffière,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions