LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2301993

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2301993

lundi 20 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2301993
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions routières commises entre 2018 et 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision "48 SI" ayant été notifiée par courrier recommandé présenté le 24 avril 2021, sans que le requérant ne justifie d'un recours contentieux dans les deux mois suivant cette notification. Les dispositions des articles L. 223-3, L. 223-6, R. 223-3 et R. 223-8 du code de la route étaient invoquées, mais la fin de non-recevoir a été opposée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 février 2023 sous le n° 2301993, M. A B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- la décision référencée " 48 SI " du ministre de l'Intérieur émise le 24 avril 2021 constatant son solde de points nul et portant invalidation de son permis de conduire ;

- la décision de retrait de 3 points consécutive à l'infraction du 3 février 2018 ;

- la décision de retrait de 3 points consécutive à l'infraction du 29 mars 2019 ;

- la décision de retrait de 1 point consécutive à l'infraction du 25 février 2020 ;

- la décision du 9 février 2023 par laquelle le ministre de l'Intérieur implicitementa rejeté son recours gracieux du 9 décembre 2022 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui délivrer son permis de conduire valide en reconstituant son capital de points sous huitaine à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- le ministre viole les dispositions des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route puisqu'il justifie avoir effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière en date des 28 et 29 avril 2021 ;

- il conteste la réalité des infractions susmentionnées ayant donné lieu aux retraits de points litigieux ;

- il conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions susmentionnées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le ministre de l'Intérieur conclut au rejet de la requête en faisant valoir que :

- à titre principal, elle est irrecevable car tardive ;

- à titre subsidiaire, les différents moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 14 mai 2024, M. B conclut aux mêmes fins que sa requête en contestant la tardiveté de se requête qui lui est opposée par le ministre en défense.

Vu :

- les décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Mme Bouchet, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 7 janvier 2025, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, le rapport de M. Freydefont.

Ni M. B, requérant, ni le ministre de l'Intérieur, défendeur, ne sont présents ou représentés.

DatesInfractionsCNT/TPPointsRIIRestitutionRemarques03-02-2018TéléphonePVE-3AM29-03-2019CeinturePVE-3AM25-02-2020V ( 20 km/hContrôle automatisé-1AMTOTAL-7

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que M. A B, né le 8 avril 1992, a constaté à la lecture du relevé d'information intégral afférent à son permis de conduire qu'une décision référencée " 48 SI " émise le 24 avril 2021 lui aurait été notifiée à la suite de diverses infractions au code de la route ayant ramené son solde de points à 0, dont celle du 3 février 2018 ayant entrainé une perte de 3 points, celle du 29 mars 2019 ayant entrainé une perte de 3 points et celle du 25 février 2020 ayant entrainé une perte de 1 points. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision " 48 SI " et des 3 décisions de retrait de points susmentionnées.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre en défense :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " ; aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. " Aux termes de l'article L. 410-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Pour l'application du présent titre, on entend par : () / 2° Recours gracieux : le recours administratif adressé à l'administration qui a pris la décision contestée () " ; aux termes de l'article L. 411-2 du même code : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. / Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés. " ; enfin aux termes de l'article L. 231-4 de ce code, une décision implicite de rejet naît du silence gardé pendant plus de deux mois par l'administration.

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision ministérielle référencée " 48 SI " a été notifiée à M. B par envoi d'un courrier recommandé n° 2C 155 367 9849 9 adressé à son domicile du 11 rue Decauville à Villemonble (93250) et que ce courrier a été présenté le 24 avril 2021 à cette adresse. Ce courrier, qui n'a pas été réclamé par son destinataire, a ensuite été retourné à l'expéditeur et l'accusé de réception porte la mention " Pli avisé non réclamé ". Il s'en déduit que la décision " 48 SI " est réputée avoir été notifiée à la date de présentation du pli, soit le 24 avril 2021. Si M. B soutient en réplique qu'il n'a pas été destinataire de ce pli puisqu'il avait entretemps déménagé sur la commune de Meaux (77100) en Seine-et-Marne, il n'en demeure pas moins que le facteur a bien trouvé son adresse au 11 rue Decauville à Villemonble, l'accusé de réception portant la mention " Pli avis non réclamé " et non la mention " Destinataire inconnu à cette adresse ". De plus, la décision " 48 SI " contenait mention des voies et délais de recours. Il s'ensuit que M. B avait, en application des dispositions combinées des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, deux mois à compter de la notification de la décision litigieuse, soit jusqu'au 24 juin 2021 pour présenter soit une requête contentieuse au tribunal compétent, soit un recours gracieux à l'auteur de la décision. Or, la présente requête n'a été enregistrée que le 27 février 2023 et le recours gracieux qui l'a précédée n'a été réceptionné que le 9 décembre 2022, ainsi qu'il ressort des pièces produites par le requérant lui-même. Il s'ensuit que l'un comme l'autre ont été formulés bien au-delà de l'expiration du délai du recours contentieux. Par suite, c'est à bon droit que le ministre de l'Intérieur soulève en défense une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête de M. B. Il s'ensuit que celle-ci doit être écarté comme irrecevable en toutes ses conclusions.

Sur l'amende pour recours abusif :

4. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

5. Pour solliciter l'annulation des décisions attaquées, M. B a soutenu que sa requête était recevable car il n'avait jamais eu connaissance de la décision " 48 SI ". Toutefois, il résulte de ce qui précède que celle-ci lui a été notifiée le 24 avril 2021 et qu'il ne pouvait l'ignorer, l'avis de passage ayant été laissé dans sa boîte aux lettres. Il a donc présenté de façon délibérée une requête qu'il savait manifestement irrecevable. Dans ces conditions, la requête de M. B revêt un caractère abusif ; il y a donc lieu de lui infliger une amende de 1 500 euros en application des dispositions citées au point précédent.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B est condamné à verser une amende de 1 500 euros pour recours abusif en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 7 janvier 2025.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 20 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : L. Darnal

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions