mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2304588 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LERAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mai 2023 et le 19 juin 2023, Mme B A, représentée par Me Lerat, demande au juge des référés, statuant par application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner le syndicat intercommunal des écoles de Courpalay/La Chapelle-Iger à lui verser, à titre de provision, la somme de 1 800 euros en réparation de son préjudice financier, ainsi que la somme de 1 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence qu'elle estime avoir subis du fait de la faute qu'il a commise en ne la renseignant pas sur ses droits à pension et en ne répondant pas à ses demandes d'information ;
2°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal des écoles de Courpalay/La Chapelle-Iger la somme de 1 500 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'obligation du syndicat intercommunal des écoles de Courpalay / La Chapelle n'est pas sérieusement contestable dès lors que ce dernier a fait preuve d'une carence fautive en ne mettant pas en œuvre, en temps utile, les mesures nécessaires pour assurer son admission à la retraite qu'elle avait sollicitée dès le 2 janvier 2000 ;
- elle est fondée à obtenir réparation de l'ensemble des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de cette faute, à savoir un préjudice financier à raison duquel elle demande une provision de 2 800 euros et un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, à raison desquels elle demande une provision de 1 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 mai 2023 et le 1er juin 2023, le syndicat intercommunal des écoles de Courpalay / La Chapelle-Iger, représenté par Me Van Elslande, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme A lui verse une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- pour bénéficier d'une mise à la retraite anticipée pour invalidité, l'agent doit présenter une demande non équivoque, conformément au 1er alinéa de l'article 30 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 et des dispositions de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- Mme A ne l'a saisi d'une demande non équivoque de mise à la retraite anticipée pour invalidité que le 23 septembre 2022 ;
- la volonté de Mme A n'est pas clairement exprimée dans son courrier du 2 janvier 2020 ;
- aucune carence fautive ne peut être lui reprochée ;
- Mme A ne justifie pas s'être manifestée auprès de son employeur entre le 2 janvier 2020 et le 23 septembre 2022 ;
- l'obligation de payer est ainsi sérieusement contestable ;
- aucune faute ne peut être retenue à son encontre dans la gestion du dossier de mise à la retraite pour invalidité de la requérante ;
- Mme A ne justifie pas de préjudices certains dans leur principe et leur montant ;
- le point de départ d'un éventuel préjudice financier ne peut pas être fixé ;
- le montant du préjudice financier est inexistant dès lors qu'il prend en compte les droits à la retraite de l'intéressée dans le secteur privé et le secteur public ;
- la réalité du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence n'est pas démontrée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné Mme Billandon, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, agente territoriale spécialisée principale de 2ème classes des écoles maternelles au sein du syndicat intercommunal des écoles (SIE) de Courpaley/La Chapelle-Iger, a fait l'objet d'un arrêt initial de congé de maladie ordinaire du 19 mai 2016 au 1er juin 2016 à la suite d'un accident survenu le 13 mai 2016 sur son lieu de travail, reconnu non imputable au service par décision du 29 juillet 2021 du président du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger. Après avoir repris ses fonctions, l'intéressée a de nouveau été placée en arrêt de maladie à compter du 17 janvier 2017. Après avis du comité médical départemental des collectivités locales de Seine-et-Marne du 5 juillet 2017 et par un arrêté du 26 juillet 2017 de la présidente du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger, Mme A a été placée en congé longue maladie (CLM) à plein traitement pour une période d'un an du 13 janvier 2017 au 12 janvier 2018. Par arrêté du 23 janvier 2018 de la présidente du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger, le CLM de Mme A a été prolongé à compter du 13 janvier 2018, avec le maintien d'un demi-traitement, dans l'attente d'un nouvel avis du comité médical départemental. Ce dernier a émis un nouvel avis le 23 janvier 2019, prolongeant du 13 octobre 2018 au 12 avril 2019 le CLM de l'intéressée. Puis, à la suite d'un nouvel avis du comité médical départemental du 11 décembre 2019, ce CLM a été prolongé jusqu'au 12 janvier 2020, date de la fin des droits de l'intéressée, et celle-ci a été déclarée définitivement inapte à l'exercice de toutes fonctions. Enfin, par un arrêté du 14 février 2020, la présidente du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a placé Mme A en disponibilité à titre provisoire à l'issue de son congé de maladie avec maintien du demi-traitement dans l'attente de l'avis de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) sur son admission à la retraite pour invalidité. Le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a adressé le 20 février 2023 au comité médical départemental la demande de Mme A tendant à son admission à la retraite pour invalidité non imputable au service. Le 5 avril 2023, le comité médical départemental a sursis à statuer dans l'attente de la transmission de documents médicaux complémentaires. Mme A a adressé le 14 février 2023 une réclamation indemnitaire préalable au SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des fautes commises dans le traitement de son dossier de demande d'admission à la retraite pour invalidité. Par décision du 19 avril 2023, la présidente du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a rejeté cette réclamation indemnitaire préalable. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés, statuant par application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner le syndicat intercommunal des écoles de Courpalay/La Chapelle-Iger à lui verser, à titre de provision, d'une part, la somme de 1 800 euros qu'elle estime lui être due en raison du préjudice financier relatif au manque à gagner entre la rémunération versée et le montant de la pension de retraite qu'elle aurait dû percevoir sur la période comprise entre la date à laquelle elle aurait dû dans un délai raisonnable être admise à la retraite et la date à laquelle elle l'a effectivement été et, d'autre part, une indemnité d'un montant de 1 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence qu'elle soutient avoir subis.
Sur les conclusions à fin de provision :
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
3. Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état.
En ce qui concerne la responsabilité pour faute du syndicat intercommunal des écoles de Courpalay / La Chapelle :
4. Mme A demande au juge des référés de condamner le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger à lui verser, à titre provisionnel, sur le fondement de la responsabilité pour faute, la somme de 1 800 euros au titre du préjudice financier ainsi que la somme de 1 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence qu'elle soutient avoir subis. La requérante soutient que le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a fait preuve d'une carence fautive en ne mettant pas en œuvre, dans un délai raisonnable, les mesures nécessaires pour assurer son admission à la retraite pour invalidité sollicité le 2 janvier 2020 à la suite de l'avis du 11 décembre 2019 du comité médical départemental prolongeant son congé de longue maladie jusqu'à la date de fin de ses droits à congés maladie et la déclarant inapte définitivement à l'exercice de toute fonction.
5. D'une part, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions relatives à la fonction publique territoriale dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions () ". Le cinquième alinéa de l'article 72 de la même loi, dans sa version applicable au litige dispose que : " La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2° () de l'article 57 () ". L'article 17 du décret du 30 juillet 1987 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige, dispose que : " () Lorsque le fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical. En cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret du 30 septembre 1985 susvisé, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. () ". Aux termes de l'article 37 du même décret : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé (), soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme () ". L'article 38 du même décret précise que : " La mise en disponibilité visée aux articles 17 () du présent décret est prononcée après avis du comité médical () sur l'inaptitude du fonctionnaire à reprendre ses fonctions () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article 30 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire qui se trouve dans l'impossibilité définitive et absolue de continuer ses fonctions par suite de maladie, blessure ou infirmité grave dûment établie peut être admis à la retraite soit d'office, soit sur demande. () ". Aux termes de l'article 39 du même décret : " Le fonctionnaire qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'une invalidité ne résultant pas du service peut être mis à la retraite par anticipation soit sur demande, soit d'office dans les délais prévus au troisième alinéa de l'article 30. ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'un fonctionnaire territorial qui a été, à l'issue de la période de congés de longue maladie, reconnu par le comité médical définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, ne peut qu'être admis à la retraite, soit d'office, soit sur sa demande, après avis du comité médical réuni en formation plénière. Il appartient à l'autorité administrative, qui est tenue de placer l'intéressé dans une position statutaire régulière, de placer d'office l'agent en position de disponibilité jusqu'à ce que le comité médical se soit prononcée sur sa radiation des cadres, et de saisir cette instance dans les plus brefs délais suivant l'avis du comité médical.
8. Au cas particulier, par courrier du 2 janvier 2020, Mme A a informé le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger qu'elle n'était pas défavorable à son admission à la retraite pour invalidité à la suite de l'avis rendu le 11 décembre 2019 par le comité médical la déclarant inapte définitivement à l'exercice de toutes fonctions. Il résulte de l'instruction et en particulier d'une part, de l'arrêté du 14 février 2020 par lequel le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a placé Mme A en disponibilité à titre provisoire, dans l'attente de l'avis de la CNRACL, qui mentionne expressément l'existence d'une demande d'admission à la retraite pour invalidité formulée par l'intéressée et, d'autre part, de l'arrêté du 23 décembre 2021 par lequel le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger a placé Mme A en disponibilité à titre conservatoire, dans l'attente de l'avis de la CNRACL, qui précise qu'une procédure d'admission à la retraite pour invalidité est engagée, que le SIE a interprété le courrier de Mme A du 2 janvier 2020 comme valant demande d'admission à la retraite pour invalidité, contrairement à ce qu'il soutient désormais en défense. Dès lors, le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger ne peut sérieusement faire valoir à l'instance que la demande officielle de mise à la retraite pour invalidité présentée par la requérante daterait seulement du 23 septembre 2022, date à laquelle celle-ci a réitéré sa demande. En tout état de cause, comme mentionné au point 7, il appartenait au SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger de saisir le comité médical dans un délai raisonnable à la suite de l'avis du 11 décembre 2019 déclarant Mme A définitivement inapte à l'exercice de toute fonction. Par suite, en ne convoquant Mme A à une expertise médicale qu'à compter du 19 janvier 2023 et en n'adressant au conseil médical départemental le dossier de demande de l'intéressée d'admission à la retraite pour invalidité qu'à compter du 20 février 2023, le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger n'a pas mené dans un délai raisonnable la procédure d'admission à la retraite de Mme A auprès de la CNRACL, ce qui révèle une faute de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne le préjudice financier :
9. Il résulte de l'instruction qu'à compter de son placement en disponibilité le 13 janvier 2020, Mme A a bénéficié d'un demi-traitement, à raison de 885,72 euros bruts par mois. La requérante soutient qu'elle aurait subi un préjudice financier sur la période comprise entre la date à laquelle elle aurait dû dans un délai raisonnable être admise à la retraite et la date à laquelle elle l'a effectivement été, résultant de la différence entre le montant du demi-traitement ainsi perçu et le montant de la pension de retraite pour invalidité qu'elle aurait dû percevoir et qu'elle évalue à 1 369 euros bruts, si son dossier d'admission à la retraite avait été traité dans un délai raisonnable par le SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger. Toutefois, si Mme A estime le montant de son préjudice financier à la somme de 374,13 euros nette par mois, représentant un montant total de 4 115,43 euros à compter du 9 avril 2022, date de son admission à la retraite à l'âge légal, ou un montant total de 8 979,12 euros en prenant en compte une admission à la retraite dès sa demande exprimée le 2 janvier 2020, le seul document qu'elle produit à l'appui de ses allégations se limite à une " estimation indicative globale " de ses droits à la retraite à taux plein pour un départ à l'âge légal, éditée par le site info-retraite.fr, lequel au demeurant prend en compte, en plus du montant annuel brut estimé à 6 933 euros relatif à ses droits à la retraite issus de son affiliation à la CNRACL en qualité de fonctionnaire territoriale, les montants de ses droits à la retraite de base et à la retraite complémentaire pour les trimestres cotisés dans le secteur privé représentant des montants annuels bruts respectifs de 7 787 euros et de 1 714 euros. Ainsi, le montant de la provision demandée par Mme A au titre du préjudice financier subi n'est justifié ni dans son principe, ni dans son montant. Par suite, l'obligation dont se prévaut la requérante à l'égard du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger au titre du préjudice financier qu'elle estime avoir subi ne peut être regardée comme non sérieusement contestable.
En ce qui concerne le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence :
10. Mme A soutient qu'elle aurait subi un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence du fait de la perte de chance d'être admise à la retraite plus tôt. Toutefois, l'intéressée ne produit aucun document permettant de justifier le principe et le montant de ces préjudices à raison desquels elle demande une provision de 1 000 euros. Dans ces conditions, cette obligation dont se prévaut la requérante ne peut être regardée comme non sérieusement contestable.
11. Il résulte de ce qui précède que l'existence d'une obligation du SIE de Courpaley/La Chapelle-Iger dont se prévaut Mme A dans sa requête n'est pas établie avec un degré suffisant de certitude et est donc sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la requête doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à la demande de Mme A tendant à ce que soit mise à la charge du syndicat intercommunal des écoles de Courpalay / La Chapelle, qui n'est pas la partie perdante, une somme de 1 500 euros. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par le syndicat intercommunal des écoles de Courpalay / La Chapelle sur le fondement de ces mêmes dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La demande présentée par le syndicat intercommunal des écoles de Courpalay/La Chapelle-Iger sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au syndicat syndicat intercommunal des écoles de Courpalay/La Chapelle-Iger.
Fait à Melun, le 11 décembre 2024.
La juge des référés,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026