LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2304643

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2304643

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2304643
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantPONTAULT LEGALIS

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et trouble de jouissance suite à des travaux publics d'assainissement ayant, selon les requérants, endommagé le portail de leur propriété. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des propriétaires. Il estime que le **lien de causalité** entre les dommages constatés (basculement d'un pilier de portail) et les travaux publics réalisés par la communauté d’agglomération n'est pas établi, les requérants n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour le démontrer. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère au régime de **responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public** (théorie des risques), mais son rejet est fondé sur l'absence de preuve du lien causal, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'application stricte de ce régime.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et des mémoires, enregistrés le 10 mai 2023, le 1er juin 2023 et le
1er décembre 2025, Mme C... A... épouse B... et M. D... B..., représentés par Me Corbel, demandent au tribunal :

1°) de condamner la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire à leur verser une somme de 31 410,66 euros, en réparation des préjudices qu’ils estiment avoir subis consécutivement à la réalisation, dans leur rue, de travaux publics de mise en conformité des réseaux d’assainissement entrainant la déstabilisation du pilier gauche de leur portail, lequel est devenu inutilisable depuis le mois d’août 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- la responsabilité sans faute de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire doit être engagée du fait des dommages causés, sur leur portail et son pilier gauche, par la réalisation des travaux publics sur le réseau d’assainissement ;
- le lien de causalité entre le dommage et la réalisation des travaux publics est établi ;
- ils ont subi un préjudice matériel correspondant à la mise en sécurité de l’ouvrage dans l’attente de la réparation qu’ils estiment à 1 869 euros ;
- ils ont subi un préjudice matériel correspondant aux travaux de remise en état qu’ils estiment à 24 541,66 euros ;
- ils ont subi un trouble de jouissance qu’ils estiment à 5 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 octobre 2025, la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, représentée par Me Guerreau, conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge de Mme et M. B... une somme de 3 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme et M. B... ne sont pas fondés.


Un mémoire, présenté pour Mme et M. B..., par Me Corbel, a été enregistré le
18 décembre 2025 et n’a pas été communiqué.


Des pièces ont été demandées à la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire sur le fondement de l’article R. 613-1-1 du code de justice administrative. Ces pièces ont été reçues le 16 janvier 2026 et communiquées le 19 janvier 2026 aux requérants sur le fondement des mêmes dispositions.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fanjaud,
- les conclusions de M. Pradalié, rapporteur public,
- et les observations de Me Corbel, représentant Mme et M. B....


Considérant ce qui suit :

Mme et M. B... sont propriétaires d’une maison d’habitation située sur la commune de Pomponne (Seine-et-Marne). Pendant les mois d’avril à d’août 2021, la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire a fait procéder, notamment devant la propriété de Mme et M. B..., à la réalisation de travaux publics de mise en conformité des réseaux d’assainissement. Au cours du mois d’août 2021, Mme et M. B... indiquent avoir constaté que le pilier gauche de leur portail avait en partie basculé, entrainant un dysfonctionnement du mécanisme d’ouverture du portail lequel est devenu inutilisable. Estimant que les travaux publics réalisés étaient la cause de ces dommages, Mme et M. B... ont adressé à la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, une réclamation indemnitaire préalable, par courrier du 27 décembre 2022, laquelle a été implicitement rejetée le 27 février 2023. Par la présente requête, Mme et M. B... demandent la condamnation de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire à leur verser une somme de 31 410,66 euros en réparation des préjudices qu’ils estiment avoir subis.


Sur les conclusions indemnitaires :

Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure.

Les époux B... soutiennent que la responsabilité sans faute de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire doit être engagée dès lors que les travaux litigieux sont à l’origine du basculement du pilier du portail, provoquant le dysfonctionnement du mécanisme d’ouverture du portail lequel est devenu inutilisable et que le défendeur n’apporte pas la preuve que les fissures dont il fait état préexistaient avant le début desdits travaux et, en tout état de cause, qu’il n’apporte pas la preuve que ces fissures auraient entrainé un état de fragilité du pilier. Toutefois, les requérants n’apportent pas d’éléments suffisants permettant de conclure que les dommages subis par leur propriété aient été causés par les travaux publics, alors notamment que l’inclinaison du pilier avait débuté avant les travaux, et qu’il n’est pas établi qu’elle aurait été amplifiée ou aggravée par les travaux. Il s’ensuit que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le lien causal entre les dommages constatés et la réalisation des travaux publics dans leur rue, qui ne peut se déduire de leur seule contemporanéité, n’est pas établi. Dès lors, c’est à tort que les époux B... soutiennent que la responsabilité sans faute de la communauté d’agglomération de Marne-et-Gondoire devrait être engagée.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par
Mme et M. B... doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les époux B... au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de Mme et M. B... la somme demandée par la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire au même titre.





D E C I D E :





Article 1er : La requête de Mme et M. B... est rejetée.


Article 2 : Les conclusions de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.





Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... A... épouse B... et M. D... B... et à la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire.


Délibéré après l'audience du 22 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Lalande, président,
Mme Arassus, première conseillère,
M. Fanjaud, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2026.


Le rapporteur,

C. FANJAUD
Le président,

D. LALANDE



La greffière,




C. KIFFER


La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions