jeudi 17 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2308165 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DEHAN SCHINAZI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 août 2023 sous le n° 2308165, M. A B, représenté par Me Siksik, demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- les 4 décisions de retrait de points consécutives aux infractions routières des 14 octobre 2017, 26 décembre 2018, 3 juin 2019 et 19 juillet 2021 ;
- la décision par laquelle le ministre de l'Intérieur a rejeté son recours gracieux réceptionné le 11 juillet 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- il conteste avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions susmentionnées ;
- il conteste la réalité de ces 4 infractions, réalité qui n'est pas établie conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2024, le ministre de l'Intérieur conclut :
- au non-lieu à statuer s'agissant des conclusions à fin d'annulation du retrait de points consécutif à l'infraction du 14 octobre 2017 ;
- au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Le ministre de l'Intérieur fait valoir que :
- l'infraction commise le 14 octobre 2017 ne donne plus lieu à retrait de points ;
- les différents moyens soulevés sont infondés.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 13 mars 2024, M. B conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens en demandant, de plus, d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire.
Par un mémoire, enregistré le 17 avril 2025, M. B se désiste de sa requête.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
DatesInfractionsCNT/TPPointsR2IRestitutionRemarques14-10-2017V ( 20 km/h0AMIrrecevable26-12-2018Inter-distancePVE-3AMAvec interpellation et refus de signer03-06-2019TéléphonePVE-3AMAvec interpellation et refus de signer23-09-2020Feu rougePVE-4AMNon contestée19-07-2021TéléphonePVE-3AMAvec interpellation et refus de signer19-09-2022TéléphonePVE-3AMNon contestéeTOTAL6 infractions
dt 4 contestées-16 points
dt 9 contestés
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : " 1' Donner acte des désistements ".
2. Il résulte de l'instruction que M. A B, né le 4 août 1993, s'est vu successivement retirer 3, 3, 4, 3 et 3 points (soit 16 points en tout) à la suite de 5 infractions routières commises respectivement les 26 décembre 2018, 3 juin 2019, 23 septembre 2020, 19 juillet 2021 et 19 septembre 2022. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI " du 24 mai 2023, acté que son permis était devenu invalide et qu'il avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son titre de conduite. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation du retrait de points consécutif à l'infraction du 14 octobre 2019 (qui ne figure pas sur la décision " 48 SI "), des 3 décisions de retrait de 3, 3 et 3 points consécutives aux infractions des 26 décembre 2018, 3 juin 2019 et 19 juillet 2021, et de la décision par laquelle le ministre de l'Intérieur a rejeté son recours gracieux réceptionné le 11 juillet 2023.
3. Par l'acte du 17 avril 2025 visé ci-dessus, M. B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B de sa requête.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'Intérieur.
Fait à Melun le 17 avril 2025.
Le président
Signé : C. Freydefont
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026