mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2311022 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | COULAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mai 2023 et un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2024, Mme B A, représentée par Me Coulaud demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de juger la requête recevable puisque précédée d'une réclamation ;
2°) de condamner :
* le Rectorat de l'académie de Créteil à lui verser une provision :
- de 216,77 euros au titre de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ pour l'année scolaire 2022-2023 de laquelle il conviendra de déduire les cotisations sociales ;
- de 1 659,59 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés ;
* de condamner le rectorat ou le GIP " formation continue et insertion professionnelle " (GIP FCIP) de l'Académie de Créteil à lui verser une somme de 1 912,18 euros correspondant aux indemnités des personnels de gestion et de direction 2017-2018, pour son activité au titre de la formation continue du GRETA MTI 94 dont la formation s'est déroulée au sein du lycée Edouard Branly de Créteil.
3°) de majorer ces sommes des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la requête et de la capitalisation de ceux-ci ;
4°) d'enjoindre le versement de ces sommes dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du Rectorat de l'académie de Créteil la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, le cas échéant de mettre à la charge du GIP FCIP une somme de 1 000 euros au titre des mêmes dispositions.
Elle soutient que :
- à compter du 1er septembre 2015, elle a été reçue au concours des personnels de direction d'établissement et de formation, et affectée comme proviseure adjointe, à compter de septembre 2017, au lycée Edouard Branly de Créteil, puis comme principale, à compter du 1er septembre 2020, au collège Jules Ferry de Villeneuve-Saint-Georges ;
- à la suite de diverses circonstances, elle a obtenu la protection fonctionnelle en juillet 2023 et signera une convention de rupture conventionnelle à compter du 1er septembre 2023 ;
- le Rectorat devait ainsi lui verser le solde des sommes dues en sa qualité de principale outre l'indemnité de rupture conventionnelle ;
- malgré plusieurs demandes de sa part, ces sommes ne lui ont pas été versées, d'autres sommes lui ont été retirées et aucune réponse n'a été apportée sur ses demandes ;
- la part modulable de l'indemnité de sujétions aurait dû lui être versée du mois de septembre jusqu'à son remplacement effectif le 9 mai 2023 ;
- la part fixe de cette même indemnité aurait dû lui être versée du 1er janvier au 9 mai 2023, alors que la somme versée correspond à un versement le 29 mars 2023 comme le rectorat en convient pour un montant de 216,77 euros déduction faite des cotisations sociales ;
- l'indemnité de fonctions, de responsabilités et de résultats ne lui a pas été versée du mois de septembre 2022 et jusqu'au 8 mai 2023 ;
- la jurisprudence communautaire comme celle du Conseil d'Etat permet à un fonctionnaire bénéficiant d'une convention de rupture conventionnelle, et alors qu'elle était en congé de maladie, d'obtenir le versement d'une indemnité compensatrice de ses congés annuels pour 9,66 jours ; l'article 5 du décret du 26 octobre 1984 ne lui étant pas opposable puisqu'elle a été dans l'impossibilité de poursuivre son activité du fait de la maladie avant la rupture conventionnelle ;
- le décompte d'une somme de 1 273,77 euros porté sur la ligne 604000 n'est pas justifié ;
- elle n'a perçu les indemnités des personnels de gestion et de direction de 2017 qu'à hauteur de deux mensualités sur dix prévues devant lui être versées en 2019, ce que le rectorat ne contesté pas ;
- elle n'est pas redevable du paiement de sommes au titre d'un trop perçu puisqu'elle a bien été rémunérée à demi traitement du 28 juin au 31 août 2023 et que la somme de 4 681,56 euros versée sous un intitulé erroné " traitement brut " correspond à une avance sur l'indemnité de rupture conventionnelle déduite du solde de cette indemnité.
Par un mémoire, enregistré le 17 novembre 2023, le Rectorat de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir :
* à titre principal :
- que la requête est irrecevable faute d'avoir été précédée d'une réclamation ;
*à titre subsidiaire ;
- qu'elle ne serait fondée à réclamer que la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ soit 216,77 euros, diminuée des cotisations sociales ;
- qu'elle percevra prochainement l'IFRR due au titre de l'année 2023 ;
- qu'elle était en congé de maladie du 28 mars au 31 août 2023 et que les dispositions de l'article 5 du décret du 26 octobre 1984, s'opposent au paiement des congés non pris et, en tout état de cause, " le pouvoir réglementaire n'a prévu aucune méthode de calcul de cette indemnité ", ce qui justifie son rejet, à défaut ne lui serait due qu'une somme de 1 552,24 euros ;
- la somme de 1 273,77 euros correspond aux charges patronales et ne lui ont été mentionnées qu'à titre d'information ;
- enfin, du fait qu'elle devait être rémunérée à demi traitement à compter du 28 juin 2023, elle a bénéficié d'un trop perçu de juin à septembre 2023 qu'elle doit reverser ;
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 relative à certains aspects de l'aménagement du temps de travail ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique ;
- le décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 relatif aux congés annuels des fonctionnaires ;
- le décret n° 2015-1087 du 28 août 2015 portant régime indemnitaire spécifique en faveur des personnels exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes " Réseau d'éducation prioritaire renforcé " et " Réseau d'éducation prioritaire " ;
- le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019 relatif à l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle dans la fonctions publique ;
- Arrêt CJUE du 20 janvier 2009, Gerhard Schultz-Hoff et Stringer e.a., aff. C-350/06 et C-520/06
- le code de justice administrative.
M. Dewailly, vice-président, ayant été désigné comme juge des référés par la présidente du tribunal administratif ;
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a exercé ses fonctions de proviseure adjointe au lycée Edouard Branly de Créteil de septembre 2015 à août 2018, où elle a notamment eu des responsabilités supplémentaires dans le cadre de la mise en œuvre de la formation continue CAP CIP, sans percevoir d'indemnité au cours de l'année 2017, sauf deux mois versés en 2019, puis a été affectée en qualité de principale du collège Jules Ferry de Villeneuve-Saint-Georges, placé en réseau prioritaire d'éducation renforcé. Elle a été placée en congé de maladie à compter du 28 mars 2023 et bénéficié de la protection fonctionnelle, courant juillet 2023, avant de conclure avec le Rectorat de l'académie de Créteil, une rupture conventionnelle prenant effet le 1er septembre 2023. Elle sera remplacée sur ses fonctions de principale de collège du 9 mai au 12 juin 2023. Dans le dernier état de ses écritures, elle demande, à titre principal, le paiement de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+, d'une indemnité compensatrice de congés payés et de l'indemnité des personnels de gestion et de direction 2017-2018 pour son activité de formation continue " CAP CIP " au GRETA MTI 94 dont une partie s'est déroulée au sein du lycée Edouard Branly de Créteil.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Le Rectorat soutient que la requête serait irrecevable faute d'avoir été précédée d'une réclamation. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par une lettre recommandée avec accusé de réception du 11 octobre 2023, reçue par le Rectorat le 12 octobre 2023, et produite à l'appui de la requête introductive d'instance, la requérante a sollicité le paiement des sommes dont elle réclame le versement. Il résulte en outre de l'instruction qu'elle a présenté une demande indemnitaire au GIP FCIP pour le paiement de l'indemnité des personnels de gestion et de direction 2017-2018. Dès lors, puisqu'elle a été précédée d'une réclamation, la requête indemnitaire de Mme A est recevable.
Sur la demande de provision :
3. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
En ce qui concerne le versement de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ :
4. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2015-1087 du 28 août 2015 portant régime indemnitaire spécifique en faveur des personnels exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes " Réseau d'éducation prioritaire renforcé " et " Réseau d'éducation prioritaire " : " Une indemnité de sujétions est allouée aux (), aux personnels de direction, () exerçant dans les écoles ou établissements relevant du programme "Réseau d'éducation prioritaire renforcé", dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale. (). Cette indemnité comporte une part fixe et une part modulable. ". Il résulte de l'instruction que le Rectorat a versé une somme correspondant à la période du 1er janvier au 8 mai 2023 à hauteur de 1 562,62 euros alors qu'elle aurait dû percevoir une somme de 1 779,39 euros. Le Rectorat admet devoir verser à la requérante une somme de 216,77 euros brut, au titre de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ pour l'année scolaire 2022-2023, correspondant à la différence entre la somme versée et celle devant l'être. Par ailleurs, dans le dernier état de ses écritures, la requérante se satisfait du versement de cette somme. L'obligation n'est dès lors pas sérieusement contestable, la requérante est fondée à en demander le versement.
En ce qui concerne le versement de l'indemnité compensatrice de congés payés :
5. Aux termes de l'article 5 du décret n°84-972 du 26 octobre 1984 relatif aux congés annuels des fonctionnaires de l'Etat : " Le congé dû pour une année de service accompli ne peut se reporter sur l'année suivante, sauf autorisation exceptionnelle donnée par le chef de service. Un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice. ". Aux termes de l'article 72-I al 2 de la loi du 6 août 2019 : " La rupture conventionnelle résulte d'une convention signée par les deux parties. La convention de rupture définit les conditions de celle-ci, notamment le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut pas être inférieur à un montant fixé par décret.". Le montant de l'ISRC est déterminé par les parties dans la convention de rupture, dans le respect des montants minimum et maximum fixés par le décret du 31 décembre 2019. Les montants plancher et plafond de cette indemnité sont fixés en considération de l'ancienneté de l'agent et de sa rémunération brute de référence, correspondant à la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant la date d'effet de la rupture conventionnelle. Il n'est prévu aucun dispositif permettant de prendre en compte des congés non pris dans cette indemnité, les dispositions précitées de l'article 5 du décret du 26 octobre 1984 y faisant d'ailleurs obstacle par principe.
6. Toutefois, ainsi que le fait remarquer la requérante, l'article 7 - 2 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003, dispose qu'une indemnité financière pourra remplacer le congé annuel non pris : " [] en cas de fin de relation de travail. ", et que le refus qui lui a dès lors été opposé méconnaît le principe d'égalité de traitement. La CJUE dans son arrêt du 20 janvier 2009, Gerhard Schultz-Hoff et Stringer a elle-même indiqué comment appliquer ce principe général du droit en précisant : "56. Lorsque la relation de travail prend fin, la prise effective du congé annuel payé n'est plus possible. Afin de prévenir que, du fait de cette impossibilité, toute jouissance par le travailleur de ce droit, même sous forme pécuniaire, soit exclue, l'article 7, paragraphe 2, de la directive 2003/88 prévoit que le travailleur a droit à une indemnité financière. 57. Aucune disposition de la directive 2003/88 ne fixe expressément la manière dont l'indemnité financière remplaçant la ou les périodes minimales de congé annuel payé en cas de fin de relation de travail doit être calculée. 58. Toutefois, selon la jurisprudence de la Cour, l'expression " congé annuel payé " figurant à l'article 7, paragraphe 1, de la directive 2003/88 signifie que, pour la durée du congé annuel au sens de cette directive, la rémunération doit être maintenue et que, en d'autres termes, le travailleur doit percevoir la rémunération ordinaire pour cette période de repos (voir, arrêt Robinson-Steele e.a., précité, point 50).". Enfin, le Conseil d'Etat, dans son arrêt du 22 juin 2022, a précisé que " En application du B de l'annexe I de cette directive, le délai de transposition de cet article était fixé au 23 mars 2005. Ces dispositions, telles qu'interprétées par la Cour de justice des Communautés européennes dans son arrêt C-350/06 et C-520/06 du 20 janvier 2009,font obstacle, d'une part, à ce que le droit au congé annuel payé qu'un travailleur n'a pas pu exercer pendant une certaine période, parce qu'il était placé en congé de maladie pendant tout ou partie de la période en cause, s'éteigne à l'expiration de celle-ci et, d'autre part, à ce que, lorsqu'il est mis fin à la relation de travail, tout droit à indemnité financière soit dénié au travailleur qui n'a pu, pour cette raison, exercer son droit au congé annuel payé. Ce droit au report ou, lorsqu'il est mis fin à la relation de travail, à indemnisation financière, s'exerce toutefois, en l'absence de dispositions sur ce point dans le droit national, dans la limite de quatre semaines par année de référence prévue par les dispositions citées ci-dessus de l'article 7 de la directive. ". Il n'est pas sérieusement contesté par le Rectorat que Mme A du fait de son congé de maladie et de la rupture conventionnelle n'a pu prendre ses congés annuels. Cependant, subsiste un doute quant au nombre de jours de congés non pris et quant au montant de la rémunération à prendre en compte pour calculer précisément la somme qui lui est due. Le fait que le Rectorat admette qu'il serait tout au plus redevable d'une somme de 1 552,24 euros et non de 1 659,59 euros ne suffisant pas à juger que " l'obligation n'est pas sérieusement contestable ", même si elle semble fondée dans son principe. Il n'y a pas lieu d'accorder une provision à ce titre.
En ce qui concerne le versement de l'indemnité des personnels de gestion et de direction 2017-2018 :
7. Il n'est pas contesté par les défendeurs que la requérante a perçu, en 2019, une somme de 550 euros, versée par l'agent comptable du GRETA MTI 94, soit deux des dix mensualités correspondant aux IPGD qui lui étaient dues au titre de l'année 2017, alors qu'elle était en fonction au lycée Edouard Branly de Créteil. Les éléments versés au dossier, notamment le compte-rendu financier de l'assemblée générale du GRETA MTI 94 du 24 juin 2020, ou les courriels de M. Deloffre secrétaire général du GRETA, du 8 avril 2022 ou le courrier de M. Arab, président de ce GRETA, ainsi que l'instruction, permettent d'établir que le GIP FCIP qui a succédé au GRETA MTI 94, en charge de la gestion du fonds académique de mutualisation des ressources de la formation continue des adultes au Rectorat de l'académie de Créteil, est redevable envers Mme A de la somme de 1.912,18 euros. Il y a lieu de mettre à la charge du GIP FCIP cette créance qui n'est pas sérieusement contestable.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de majorer les sommes dues par le Rectorat, au titre de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ et le GIP FCIP au titre de l'indemnité des personnels de gestion et de direction 2017-2018, des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la requête. En revanche, dès lors qu'une année ne s'est pas écoulée depuis l'enregistrement de la requête, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de capitalisation des intérêts.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Dans les circonstances de l'espère, il y a lieu d'enjoindre au Rectorat de l'académie de Créteil et au GIP FCIP, de verser les sommes accordées à titre de provision dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
10. Il y a lieu de mettre à la charge du Rectorat de l'académie de Créteil une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à la charge du GIP FCIP une somme de 1 000 euros au titre des mêmes dispositions.
O R D O N N E
Article 1er : Il est mis à la charge du Rectorat de l'académie de Créteil une provision de 216,77 euros brut (deux cent seize euros et soixante-dix-sept centimes), au titre de la part fixe de l'indemnité de sujétions REP+ pour l'année scolaire 2022-2023.
Article 2 : Il est mis à la charge du GIP formation continue et insertion professionnelle, rattaché au Rectorat de l'académie de Créteil, une provision de 1 912,18 euros (mille neuf cent douze euros et dix-huit centimes) au titre de l'indemnité des personnels de gestion et de direction 2017-2018.
Article 3 : Les sommes dues seront majorées des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la requête.
Article 4 : Il est enjoint au rectorat de l'académie de Créteil et au GIP FCIP de verser les sommes dues dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 5 : Le Rectorat de l'académie de Créteil et le GIP formation continue et insertion professionnelle verseront chacun une somme de 1 000 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du CJA
Article 6 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au rectorat de l'académie de Créteil et au GIP formation continue et insertion professionnelle.
Fait à Melun, le 30 janvier 2024.
Le juge des référés,
S. DEWAILLY
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026