jeudi 26 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2313096 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ROQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 25 mai 2023, Mme A se disant D demande au tribunal administratif d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2106048 du 20 janvier 2023 par lequel le tribunal a annulé la décision implicite née du silence gardé par lui sur la demande de Mme A se disant D en date du 30 juin 2020 tendant à la rectification de l'état civil de Mme B C au sein du FNE et à la rectification de l'identité portée sur son titre de séjour, de réexaminer la demande Mme A se disant D dans un délai de quatre mois suivant la notification du jugement et de verser à Mme A se disant D la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le préfet du Val-de-Marne n'a toujours pas réexaminé sa demande.
Par une ordonnance en date du 7 décembre 2023, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
La demande a été communiquée au préfet du Val-de-Marne qui a produit des pièces le
1er août 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Tiennot a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 2106048 du 20 janvier 2023, le tribunal a annulé la décision implicite née du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur la demande de Mme A se disant D en date du 30 juin 2020 tendant à la rectification de l'état civil de
Mme B C au sein du FNE et à la rectification de l'identité portée sur son titre de séjour, a enjoint de réexaminer la demande Mme A se disant D dans un délai de quatre mois suivant la notification du jugement et a condamné l'Etat à verser à Mme A se disant D la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. Le préfet du Val-de-Marne produit un extrait du FNE indiquant que Mme D s'est vue délivrer une carte de résident sous cette identité, éditée le 19 juillet 2024 et valable du 18 mars 2020 au 17 mars 2030, le numéro étranger correspondant bien à celui figurant sur les documents d'identité de Mme B C qu'elle a produit au cours de l'instance. La requérante ne conteste pas s'être vue délivrer ce nouveau titre de séjour. Ainsi, le préfet du Val-de-Marne doit être regardé comme ayant pris toutes les mesures de nature à exécuter le jugement du 20 janvier 2023, de telle sorte que la requête en exécution présentée par Mme A se disant D doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A se disant D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A se disant D et au préfet du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président,
Mme Tiennot, première conseillère,
Mme Arassus, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.
La rapporteure,
S. TIENNOTLe président,
D. LALANDE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
08/04/2026