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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2313162

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2313162

mercredi 29 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2313162
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantJASPER AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 décembre 2023 et 2 avril 2024, M. D B F, agissant en son nom propre et en celui de représentant légal de ses enfants A B, E B et C B, représenté par Me Sicard, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier Sud francilien et l'Assistance publique-hôpitaux de Paris à l'indemniser des conséquences dommageables de la prise en charge médicale dont Kuenda Maria Da Costa a été l'objet entre l'année 2013 et son décès le 16 décembre 2013 ;

2°) de lui allouer une somme de 500 000 euros ainsi que la même somme pour chacun de ses enfants, à titre de provision ;

3°) d'ordonner, avant-dire droit, une expertise médicale ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier Sud francilien et l'Assistance publique-hôpitaux de Paris la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;

Par un mémoire, enregistré le 5 avril 2024 la caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne déclare qu'elle ne s'oppose pas à l'expertise sollicitée.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 mars et 11 avril 2024, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris, représentée par son directeur général, conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 avril 2024, le centre hospitalier Sud francilien, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut au rejet de la requête.

L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des accidents iatrogènes et des maladies nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saumon, a présenté des observations le 23 janvier 2024.

Par une décision n° 2024/000459, M. B F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative :

" Lorsqu' () un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ".

2. Aux termes de l'article R. 312-14 du même code : " Les actions en responsabilité fondées sur une cause autre que la méconnaissance d'un contrat ou d'un quasi-contrat et dirigées contre l'Etat, les autres personnes publiques ou les organismes privés gérant un service public relèvent : / () 2° Lorsque le dommage invoqué est un dommage de travaux publics ou est imputable soit à un accident de la circulation, soit à un fait ou à un agissement administratif, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu où le fait générateur du dommage s'est produit ; / 3° Dans tous les autres cas, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvait, au moment de l'introduction de la demande, la résidence de l'auteur ou du premier des auteurs de cette demande, s'il est une personne physique, ou son siège, s'il est une personne morale ". L'article R. 342-1 du même code prévoit que : " Le tribunal administratif saisi d'une demande relevant de sa compétence territoriale est également compétent pour connaître d'une demande connexe à la précédente et relevant normalement de la compétence territoriale d'un autre tribunal administratif.

3. Les conclusions, visées ci-dessus, présentées à titre principal, tendent à la réparation des conséquences dommageables de dommages liés à la prise en charge médicale dont a été l'objet une patiente dans deux établissements de santé différents : la première au centre hospitalier Sud francilien, dans le département de l'Essonne et la seconde à l'hôpital Bicêtre, dans le département du Val-de-Marne. Ainsi, les dispositions citées ci-dessus du 2° de l'article R. 312-14 du même code ne permettent d'attribuer compétence à aucun tribunal administratif pour connaître de l'action en responsabilité engagée par le requérant. Par suite, ces conclusions relèvent de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvait, au moment de l'introduction de la demande, la résidence du demandeur soit en l'espèce, le tribunal administratif de Versailles. Par suite, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête présentée

par M. B F à ce tribunal.

ORDONNE :

Article 1er : Le dossier de la requête présentée par M. B F et autres est transmis au tribunal administratif de Versailles.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B F, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne, au centre hospitalier Sud francilien et à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.

Copie pour information en sera transmise à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des maladies nosocomiales.

Fait à Melun, le 29 mai 2024.

La présidente du tribunal

C. Ledamoisel

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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