Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2313424

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2313424
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus de remise de dette de la CAF de Seine-et-Marne et demandait des dommages-intérêts. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, M. A n'a pas signé sa requête comme l'exige l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Le pli de notification de cette demande a été considéré comme régulièrement notifié à son domicile. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2023, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 octobre 2023 du directeur de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne lui refusant une remise de dette totale ;

2°) de condamner la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne à l'indemniser de son préjudice moral.

Vu :

- la lettre du 4 janvier 2024 adressée par le greffe du tribunal à M. A l'invitant à signer sa requête ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. D'autre part, aux termes l'article R. 431-4 du code de justice administrative " Les requêtes et les mémoires doivent, lorsqu'ils ne sont pas présentés par un avocat, être signés par leurs auteurs () ".

3. Par un courrier du 4 janvier 2024, M. A a été invité, à peine d'irrecevabilité, à signer sa requête. Ce pli a été régulièrement présenté le 8 janvier 2024 à l'adresse que M. A avait indiquée, mais est revenu au tribunal le 27 janvier 2024 avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, il doit être regardé comme notifié dès sa date de présentation au domicile de l'intéressé. Le requérant n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti et à la date de la présente ordonnance, signé sa requête. Dès lors, la requête de M. A qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu, par suite, de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Melun, le 14 novembre 2024.

La présidente,

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2313424