Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2400508

vendredi 27 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2400508
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester le refus de l’administration fiscale de lui accorder des délais de paiement pour une taxe foncière de 1 061 euros due au titre de 2023. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé ces délais et la somme a été réglée en trois mensualités. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en rejetant la demande de remboursement de frais, faute de justificatifs. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2024, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 décembre 2023 par laquelle l'administration fiscale a rejeté sa demande tendant à lui accorder des délais de paiement pour s'acquitter de la somme de 1 061 euros correspondant à la cotisation de taxe foncière à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023, à raison d'un logement sis 37 rue du docteur A à Villiers-sur-Marne

(Val-de-Marne) ;

2°) le remboursement des frais exposés.

Il soutient, contrairement au motif de rejet que lui oppose l'administration fiscale dans sa décision de rejet tiré de la non transmission de justificatif, qu'il a communiqué tous les documents qui lui avaient été demandés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête et, à défaut, au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est tardive et, par suite, irrecevable ;

- la requête présentée par M. B est dépourvue d'objet dès lors qu'en cours d'instance le conciliateur lui a accordé des délais de paiement et que le montant de la taxe foncière a été " soldé " ;

- le présent litige n'a généré aucun frais.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () ; / 3°Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article

L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. D'une part, il ressort des pièces du dossier et ce n'est pas contesté que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction de la requête, accordé des délais de paiement à M. B pour s'acquitter du paiement de la somme de 1 061 euros correspondant à la cotisation de taxe foncière à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023, à raison d'un logement sis 37 rue du docteur A à Villiers-sur-Marne et que ce montant a été effectivement réglé en trois mensualités. Il suit de là que, dans les circonstances particulières de l'espèce, la requête présentée par M. B est désormais dépourvue d'objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait exposé, dans le cadre du présent litige, des frais dont, au demeurant, il ne justifie pas. Par suite, les conclusions qu'il a présentées tendant au remboursement des frais exposés ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision du 29 décembre 2023.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à la directrice départementale des finances publiques de Seine-et-Marne.

Fait à Melun, le 27 décembre 2024.

La présidente de la 9ème chambre,

S. BONNEAU-MATHELOT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,