lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400641 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CARRE - PAUPART |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 janvier 2024, Mme B C, représentée
par Me Aïley Alagapin-Graillot, demande au juge des référés :
1°) de prescrire une expertise médicale sur le fondement des dispositions de l'article
R. 532-1 du code de justice administrative ayant pour objet de déterminer l'étendue du préjudice résultant de l'accident dont elle a été l'objet le 18 avril 2021;
2°) de mettre à la charge de la A Autonome des Transports Parisiens (RATP) la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Mme B C soutient que :
- alors qu'elle empruntait le bus n° 393 direction Thiais Village, appartenant aux services de la RATP, elle a fait l'objet d'une chute en raison du freinage brutal du conducteur ; à la suite de cet accident, elle a dû notamment subir plusieurs mois de rééducation et de prises de médicaments ;
- la responsabilité de la RATP est manifeste dès lors qu'une proposition d'indemnisation a été formulée par son assureur ; la mesure d'expertise permettrait de faire évaluer les différents postes de préjudices.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, la A Autonome des Transports Parisiens (RATP), représentée par Me Caroline Carré-Paupart, conclut à ce que le juge des référés :
1°) rejette la requête de Mme C ;
2°) mette à la charge de Mme C la somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le tribunal administratif n'est pas compétent, dans la mesure où sont seuls compétents les tribunaux de l'ordre judiciaire pour connaître de l'action formée par un usager contre les personnes chargées de l'exploitation d'un service public à caractère industriel et commercial.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme D, première vice-présidente, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article 2 de la loi du 21 mars 1948 relative à la réorganisation et à la coordination des transports de voyageurs dans la région parisienne : " Il est instituée, sous le nom de " A autonome des transports parisiens " (R.A.T.P.), un établissement public, à caractère industriel et commercial () ".
2. Il résulte des pièces du dossier et des dispositions précitées qu'au moment où est survenu l'accident du 18 avril 2021, Mme C, qui empruntait le bus n° 393 direction Thiais-Village, avait la qualité d'usager d'un service public industriel et commercial. En raison des liens existants entre un tel service et ses usagers, lesquels sont des liens de droit privé, les tribunaux de l'ordre judiciaire sont seuls compétents pour connaître de l'action formée par un usager contre les personnes chargées de l'exploitation du service. La mesure d'expertise sollicitée par Mme C est ainsi insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la juridiction administrative. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter la requête de Mme C comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions présentées par la RATP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la RATP tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B C est rejetée.
Article 2 : les conclusions présentées par la RATP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et à la A Autonome des Transports Parisiens (RATP).
Fait à Melun, le 13 mai 2024.
La juge des référés,
Signé : S. D
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026