jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2401230 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er février 2024 sous le n° 2401230, et un mémoire complémentaire enregistré le 29 février 2024, M. A B, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- la décision référencée " 48 SI " en date du 3 janvier 2024 par laquelle le ministre de l'Intérieur a procédé à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
- les 3 décisions de retrait de 4, 3 et 3 points consécutives aux infractions des 23 janvier 2022, 19 juillet 2022 à 12 heures 10 et 19 juillet 2022 à 12 heures 15 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de retirer la décision " 48 SI " d'invalidation de son permis de conduire et de lui restituer son titre de conduite valide ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, le ministre de l'Intérieur conclut au non-lieu à statuer en ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et au rejet du surplus des conclusions de la requête en faisant valoir que les mentions afférentes aux infractions des 23 janvier 2022, 19 juillet 2022 à 12 heures 10 et 19 juillet 2022 à 12 heures 15 ont été retirées du dossier de M. B qui dispose donc d'un capital de 12 points sur son permis de conduire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : " 1' Donner acte des désistements ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. "
2. De plus, l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative dispose que : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".
3. Il résulte de l'instruction que M. A B, né le 12 janvier 2001, s'est vu retirer successivement 4, 3 et 3 points suite à 3 infractions routières relevés les 23 janvier 2022, 19 juillet 2022 à 12 heures 10 et 19 juillet 2022 à 12 heures 15. Puis, par décision référencée " 48 SI " du 3 janvier 2024, le ministre de l'Intérieur a procédé à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nuls. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de cette décision ministérielle " 48 SI " ainsi que des 3 décisions de retrait de points susmentionnées.
4. Il résulte du mémoire en défense du 27 juin 2024 du ministre de l'Intérieur que les mentions relatives aux 3 infractions des 23 janvier 2022, 19 juillet 2022 à 12 heures 10 et 19 juillet 2022 à 12 heures 15 ont été supprimées du relevé d'information intégral (R2I) afférent au permis de conduire de M. B, et que son solde de points est redevenu positif, puisqu'il est de 12 sur 12. Au vu de l'absence d'intérêt de sa requête, le conseil de M. B, Me Lesage, s'est vu adresser via l'application Télérecours le 2 juillet 2024 par le greffe de la 4ème chambre du tribunal administratif de Melun, un courrier de demande de maintien de sa requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration d'un délai d'un mois, le requérant serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Me Lesage n'a pas consulté cette mesure d'instruction, aucun accusé de réception n'ayant été délivré par l'application informatique. Conformément aux dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, le conseil de M. B doit donc être réputé avoir reçu cette mesure d'instruction dans le délai de deux jours ouvrés à compter du 2 juillet 2024, date de mise à disposition du document dans l'application Télérecours. M. B n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'Intérieur.
Fait à Melun le 11 septembre 2025.
Le président
C. Freydefont
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026