Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2401593

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2401593
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui reconnaître la qualité de travailleuse handicapée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), comme l'exige l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas fourni la décision de la CDAPH ni la preuve du dépôt de ce recours. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 février 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 6 décembre 2023 par laquelle la maison départementale des personnes handicapées a rejeté sa demande portant sur une reconnaissance de la qualité de travailleuse handicapée.

Vu :

- la lettre du 12 février 2024 adressée par le greffe du tribunal à Mme B l'invitant à transmettre la décision par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées a statué sur son recours administratif préalable obligatoire ou la preuve du dépôt d'un tel recours ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles : " Le recours contentieux formé à l'encontre des décisions prises par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au titre des 1° et 2° du I de l'article L. 241-6 à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé, et du 4° du I dudit article est précédé d'un recours préalable. ". Et aux termes de l'article L. 241-6 du même code : " I.-La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : () 4° Reconnaître, s'il y a lieu, la qualité de travailleur handicapé aux personnes répondant aux conditions définies par l'article L. 5213-1 du code du travail ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal, par courrier recommandé le 12 février 2024, dont l'avis de réception permet d'établir qu'il a été distribué à la requérante contre sa signature le 14 février suivant, Mme B n'a produit, même après l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, ni la décision par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées aurait statué sur le recours administratif préalable obligatoire qu'elle lui aurait adressé, ni la preuve de dépôt d'un tel recours. Par suite, la requête de Mme B est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Melun, le 14 novembre 2024.

La présidente,

Signé :

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,