LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2405114

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2405114

vendredi 13 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2405114
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre
Avocat requérantEARTH AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B, étudiante en soins infirmiers, qui contestait le refus de validation de son unité d'enseignement et sollicitait 17 000 euros pour préjudices financiers et moraux. La requérante invoquait une illégalité fautive liée à la composition irrégulière de la commission d'attribution des crédits et à une double correction de son épreuve, contraire au règlement intérieur et au principe d'égalité. Le tribunal a écarté le premier moyen, faute de précisions suffisantes, et le second, en jugeant que la copie n'avait fait l'objet que d'une seule correction, la suspicion de fraude ayant conduit à un abandon de la procédure disciplinaire. La solution s'appuie sur le règlement intérieur de l'institut et le code de la santé publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 avril 2024 et le 22 avril 2025, Mme A B, représentée par Me Clerc, demande au tribunal :

1°) de condamner l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud à lui verser la somme de 17 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;

2°) d'enjoindre à l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud de réunir une nouvelle fois le jury de l'examen afin que celui-ci statue une nouvelle fois sur sa situation avec les éléments corrigés de sa candidature ;

3°) de mettre à la charge de l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision d'ajournement est entachée d'illégalité fautive dès lors qu'aucun élément ne permet de s'assurer de la régularité de la composition de la commission d'attribution des crédits et de son président ;

- la décision est entachée d'illégalité fautive dès lors qu'une nouvelle correction de l'épreuve UE 5.3 " communication et conduite de projet " a été réalisée par deux correctrices, ce qui n'est prévu ni par le règlement intérieur de l'institut, ni par aucune disposition législative ou règlementaire, et qu'elle aurait dû être soumise aux mêmes modalités d'examen que les autres étudiants au regard des dispositions du règlement intérieur de l'institut de formation en soins infirmiers et du principe d'égalité entre les étudiants ;

- elle a subi un préjudice financier équivalent à une perte de six mois de revenus, évaluée à hauteur de 12 000 euros ;

- elle a vécu un épisode dépressif, nécessitant un traitement médical, dont le préjudice est évalué à hauteur de 5 000 euros ;

- elle a dû contracter des prêts financiers auprès de ses proches pour pouvoir financer la fin de ses études en l'absence de revenus, dont le préjudice est évalué à 2 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 mars 2025, l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud, représenté par Me Spitz, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'autorité de chose jugée s'oppose à ce que la requérante demande par les mêmes conclusions et les mêmes moyens l'annulation de la décision attaquée ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'infirmier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dutour, conseillère,

- et les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est inscrite en troisième et dernière année de la formation au diplôme d'État d'infirmier au sein de l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud. La commission d'attribution des crédits a refusé de lui accorder, au titre du semestre 3, les crédits de l'unité d'enseignement " 5.3 Communication et conduite de projet ". La requérante n'ayant pas acquis, du fait de cette décision, les 150 crédits correspondant aux cinq premiers semestres, elle n'a pas été présentée au jury régional du diplôme d'État d'infirmier qui n'a, dès lors, pris aucune décision la concernant. La requérante demande la condamnation de l'institut à lui verser une somme de 17 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subi du fait de l'illégalité fautive de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

2. En premier lieu, la requérante soutient que la décision d'ajournement est entachée d'illégalité fautive dès lors qu'aucun élément ne permet de s'assurer de la régularité de la composition de la commission d'attribution des crédits et de son président. Toutefois, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

3. En second lieu, aux termes de l'article 3.10 du règlement intérieur, relatif à l'évaluation, dans sa version en vigueur au sein de l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud depuis le mois de septembre 2021 : " Consignes pour les évaluations théoriques sur table : (). / Un délit de fraude et/ou de communication lors des examens dûment constaté entraine une notification sur le procès-verbal ; une rencontre avec la directrice en présence du coordonnateur de promotion ou à défaut, du surveillant de l'épreuve ; le zéro à l'épreuve et une possible convocation en section disciplinaire ".

4. La requérante soutient que la décision est entachée d'illégalité fautive dès lors qu'une nouvelle correction de l'épreuve UE 5.3 " communication et conduite de projet " a été réalisée par deux correctrices, ce qui n'est prévu ni par le règlement intérieur de l'institut, ni par aucune disposition législative ou règlementaire, et qu'elle aurait dû être soumise aux mêmes modalités d'examen que les autres étudiants au regard des dispositions du règlement intérieur de l'institut de formation en soins infirmiers et du principe d'égalité entre les étudiants. Toutefois, en ce qui concerne l'épreuve UE 5.3 " communication et conduite de projet ", il ressort des pièces du dossier que sa copie a fait l'objet d'une seule correction dès lors que le premier correcteur s'est borné à relever une suspicion de fraude et n'a donc pas évalué les mérites de la copie. En outre, il ressort de l'entretien du 9 février 2022 que la directrice de l'institut de formation en soins infirmiers a décidé d'abandonner la procédure prévue à l'article 3.10 du règlement intérieur en cas de suspicion de fraude. Ainsi, rien ne faisait obstacle à ce que la copie de Mme B soit corrigée par un nouveau correcteur, pour des motifs d'impartialité, en lieu et place de la proposition de note de 0 motivée par une suspicion de fraude. Par suite, ce moyen doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède qu'en prenant la décision de ne pas présenter Mme B au diplôme d'État d'infirmier, l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud n'a commis aucune illégalité de nature à engager sa responsabilité pour faute, de sorte que ces conclusions indemnitaires ne peuvent qu'être rejetées.

6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de chose jugée opposée en défense, que la requête de Mme B doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions au titre des frais d'instance.

Sur les frais d'instance :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 000 euros à verser à l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'institut de formation en soins infirmiers Paul Guiraud.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Dutour, conseillère,

M. Collen-Renaux, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2025.

La rapporteure,

L. DUTOURLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

H. KELI

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions