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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2410250

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410250

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410250
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGIBERT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d'office de M. B A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. En défense, le ministre de l'Intérieur a retiré les mentions de deux infractions, portant le capital de points de M. A à 8 points, ce qui a privé d'objet la requête. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions via l'application Télérecours, le requérant n'a pas répondu dans le délai imparti. Conformément aux articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 août 2024 sous le n° 2410250, M. B A, représenté par Me Gibert, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 27 juin 2024 par laquelle le ministre de l'Intérieur a procédé à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul suite au retrait de 10 points consécutifs à 3 infractions routières ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de procéder à la revalidation de son permis de conduire avec un capital de 12 points sur 12 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2025, le ministre de l'Intérieur conclut au non-lieu partiel en ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision " 48 SI " et les retraits de points consécutifs aux infractions des 19 août 2021 et 31 décembre 2022 et au rejet du surplus des conclusions de la requête en faisant valoir que :

- les mentions afférentes aux infractions des 19 août 2021 et 31 décembre 2022 ont été retirées du dossier de M. A qui dispose désormais de 8 points sur 12 sur son permis de conduire ;

- les différents moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : " 1' Donner acte des désistements ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. "

2. De plus, l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative dispose que : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

3. Il résulte de l'instruction que M. B A, né le 30 avril 2002, a été destinataire d'une décision référencée " 48 SI " en date du 27 juin 2024 par laquelle le ministre de l'Intérieur a procédé à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la requête susvisée, M. A demande l'annulation de cette décision " 48 SI ".

4. Il résulte du mémoire en défense du 3 janvier 2025, et plus précisément du relevé d'information intégral (R2I) afférent au permis de conduire de M. A produit par le ministre et édité le 2 janvier 2025 que les mentions afférentes aux infractions des 19 août 2021 et 31 décembre 2022 ont été retirées du dossier de M. A qui dispose désormais de 8 points sur 12 sur son permis de conduire. Au vu de l'absence d'intérêt de sa requête, le conseil de M. A, Me Gibert, s'est vu adresser via l'application Télérecours le 6 janvier 2025 par le greffe de la 4ème chambre du tribunal administratif de Melun, un courrier de demande de maintien de sa requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration d'un délai d'un mois, le requérant serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Me Gibert n'a pas consulté cette mesure d'instruction, aucun accusé de réception n'ayant été délivré par l'application informatique. Conformément aux dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, le conseil de M. A doit donc être réputé avoir reçu cette mesure d'instruction dans le délai de deux jours ouvrés à compter du 6 janvier 2025, date de mise à disposition du document dans l'application Télérecours. M. A n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, confirmé le maintien de ses conclusions. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'Intérieur.

Fait à Melun le 25 septembre 2025.

Le président

C. Freydefont

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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