LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2415071

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2415071

lundi 10 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2415071
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantFRANCK COHEN AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et plusieurs retraits de points. Le tribunal a constaté que certains retraits de points avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables, tandis que d'autres décisions de retrait et la décision "48 SI" étaient devenues sans objet suite à leur retrait ou au rétablissement du capital de points à 12. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur une partie des conclusions et rejeté les autres comme irrecevables, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024 sous le n° 2415071, M. A... B..., représenté par Me Cohen, demande au tribunal :

1°) d’annuler :
- la décision référencée « 48 SI », jamais réceptionnée, par laquelle le ministre l’Intérieur a prononcé l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
- les 7 décisions ministérielles de retrait de points consécutives aux infractions relevées les 19 août 2020, 28 mai 2021, 8 octobre 2022, 22 janvier 2023, 21 mai 2023, 29 septembre 2023 et 30 septembre 2023 et totalisant une perte de 18 points ;
- la décision implicite de rejet de son recours gracieux adressé au ministre de l’Intérieur le 11 septembre 2024 ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’Intérieur de lui restituer les points retirés suite aux 7 infractions routières susmentionnées et de lui restituer son permis de conduire affecté d’un solde de points positif ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2025, le ministre de l’Intérieur conclut au non-lieu à statuer en ce qui concerne la décision « 48 SI » et les retraits de points consécutifs aux infractions des 22 janvier 2023, 29 septembre 2023 et 30 septembre 2023 et au rejet du surplus des conclusions de la requête en faisant valoir que :
- les mentions afférentes aux infractions des 22 janvier 2023, 29 septembre 2023 et 30 septembre 2023 ont été retirées du relevé d’information intégral (R2I) de M. B... ;
- par suite, son solde de points est redevenu positif et est crédité de 12 points sur 12 ;
- les points retirés suite aux infractions des 28 mai 2021, 8 octobre 2022 et 21 mai 2023 ont été recrédités au requérant antérieurement à l’enregistrement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


DatesInfractionsCNT/TPPointsR2IRestitutionRemarques19/08/2020Feu rougePV-4AM28/05/2021V < 20 km/hPV-1AMOUI le 18/04/2022Irrecevable08/10/2022V < 20 km/hPV-1AMOUI le 13/08/2023Irrecevable22/01/2023Ligne continuePVE-3AMRetiré du R2I : NLS21/05/2023V < 20 km/hPV-1AMOUI le 27/02/2024Irrecevable29/09/2023Sens interditPVE-4AMRetiré du R2I : NLS30/09/2023Sens interditPVE-4AMRetiré du R2I : NLSTOTAL7 infractions-18+14

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : « 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. D’une part, il résulte de l’instruction, et plus particulièrement du R2I de M. B... édit le 7 novembre 2025 et produit par le ministre en défense que les points retirés suite aux 3 infractions des 28 mai 2020, 8 octobre 2022 et 21 mai 2023 ont été restitués au requérant respectivement les 18 avril 2022, 13 août 2023 et 27 février 2024, soit antérieurement à l’introduction de la requête. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de ces 3 retraits de points doivent être rejetées comme irrecevables en application du 4° de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

3. D’autre part, il résulte du même R2I que les mentions afférentes aux 3 infractions des 22 janvier 2023, 29 septembre 2023 et 30 septembre 2023 ont été retirées de ce R2I ; les 3 décisions de retrait de points consécutives à ces infractions doivent donc être regardées comme ayant été retirées postérieurement à l’introduction de la requête ; les conclusions à fin d’annulation de ces décisions sont donc devenues sans objet ; il n’y a donc plus lieu d’y statuer en application du 3° de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

4. Le même R2I mentionne que le solde de points de M. B... est désormais de 12 sur 12. Par suite, la décision ministérielle référencée « 48 SI » portant invalidation pour solde de points nul doit être regardée comme ayant été retirée postérieurement à l’introduction de la requête ; les conclusions à fin d’annulation de cette décision « 48 SI » sont donc devenues sans objet ; il n’y a donc plus lieu d’y statuer en application du 3° de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

5. En outre, il n’y a plus lieu également de statuer sur les conclusions à fin d’annulation du retrait de 4 points consécutif à l’infraction relevée le 19 août 2020 ; en effet, dans la mesure où M. B... dispose du capital maximum de 12 points, l’éventuelle annulation de ce retrait de points ne pourrait augmenter son capital de points qui est déjà à son maximum.
6. Enfin, aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. » Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions en mettant à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. B... au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision « 48 SI » et des retraits de points consécutifs aux infractions des 19 août 2020, 22 janvier 2023, 29 septembre 2023 et 30 septembre 2023.

Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’Intérieur.


Fait à Melun le 10 novembre 2025.


Le président




Signé : C. Freydefont



La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,

La greffière,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions