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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2505592

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2505592

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2505592
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement partiel de la requérante concernant ses demandes d'annulation et d'injonction contre le préfet. Il condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à la part contributive de l'État liée à l'aide juridictionnelle totale dont bénéficie sa cliente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 avril 2025, Mme B... demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler une décision du préfet du Val-de-Marne du 8 mars 2025, portant refus implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne la délivrance d’un certificat de résidence portant mention « vie privée et familiale », ou à défaut, de réexaminer sa situation administrative et de lui accorder une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de huit jours suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de condamner l’Etat à verser la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, de l’article L. 761-1 du code de la justice administrative et de l’article 37, alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, et à défaut à elle-même.

La requête a été communiquée au préfet du Val-de-Marne le 12 août 2025, qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Par une décision n°2025/002120 du 17 septembre 2025 du bureau d’aide juridictionnelle, Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1/ Donner acte des désistements ».

2. Par un mémoire enregistré le 22 février 2026, Mme B... déclare se désister partiellement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction qu’elle avait présentées à l’encontre du préfet du Val-de-Marne, à l’exception de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37, alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

3. Mme B... ayant été admise à l’aide juridictionnelle totale par décision du bureau d’aide juridictionnel de Melun du 17 septembre 2025, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Siran, avocate de Mme B..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros.




O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....

Article 2 : L’Etat versera à Me Siran une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B..., au préfet du Val-de-Marne et à Me Siran.



Le vice-président,





R. Combes







La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,





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