jeudi 10 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2508456 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CLERC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juin 2025, M. A C, représenté par Me Clerc, demande au juge des référés :
1°) de désigner un expert sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ayant pour mission de :
- se rendre au cimetière de la Pie à Saint-Maur-des-Fossés ;
- se faire communiquer la bonne publicité de la nouvelle redevance devant être versée par le concessionnaire pour l'année 2015, l'absence de versement par M. C de la redevance, l'ensemble des moyens mis en œuvre par la commune pour informer la famille C de son droit de renouveler la concession, et la preuve de l'impossibilité matérielle d'exhumer les restes de la famille C ;
2°) de fixer le montant de la provision à valoir sur les frais d'expertise ;
3°) de réserver les dépens.
M. A C soutient que :
- dès lors que l'article L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales prévoit qu'une sépulture ne peut être reprise par la commune qu'en l'absence de versement d'une redevance, l'expert devra se faire communiquer la preuve de la bonne publicité de la nouvelle redevance et de l'absence de versement de celle-ci par lui ;
- la commune ayant reconnu le 13 novembre 2020 n'avoir effectué aucune démarche en vue d'informer les ayants-droits des futures reprises de concession par la commune, l'expert devra se faire communiquer la preuve de l'ensemble des moyens mis en œuvre par la commune pour informer sa famille ;
- le refus d'exhumation des restes de ses parents ne pouvant intervenir qu'en cas d'impossibilité matérielle de restituer les restes de la famille, la mesure d'expertise sollicitée permettra d'établir qu'aucune exhumation n'était matériellement possible.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond, enregistrée au greffe le 23 janvier 2023 sous le n° 2300672.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B, premier vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. L'expertise que M. A C sollicite a pour objet de faire constater soit que les conditions de fond posées par l'article L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales ne sont pas réunies pour que la commune reprenne la concession attribuée à sa famille, soit pour procéder à des constatations de fait relevant du juge du fond, au besoin après l'intervention de mesures d'instruction, lesquelles n'exigent pas l'intervention d'un homme de l'art. Par suite, la mesure d'instruction sollicitée par M. A C ne présente pas le caractère d'utilité requis. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter sa requête présentée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions portant sur la provision à verser à l'expert et les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Maur-des-Fossés.
Fait à Melun, le 10 juillet 2025.
Le juge des référés,
Signé : O. B
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026