Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., qui demandait une injonction au préfet du Val-de-Marne pour l'attribution d'un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et ne comportait pas l'acte attaqué, en violation des articles R. 431-4 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 27 juin 2025, M. B... n'a pas corrigé ces défauts dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; », aux termes de
l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ».
3. M. B... n’a pas signé sa requête et n’a pas produit l’acte attaqué,
en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 431-4 du code de justice administrative, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé du 24 juin 2025 et qui a été retournée au tribunal avec la mention « présenté /avisé le 27 juin 2025 ». Cette demande doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée
le 27 juin 2025 à l’adresse connue de l’intéressé. Par suite, la requête de M. B..., qui n’a pas été régularisée même après l’expiration du délai de quinze jours imparti, est manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées
du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Le premier vice-président,
O. Di Candia
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,