Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer une carte de résident. Le juge estime que la requête est irrecevable car elle ne contient pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, ce qui est la seule voie de recours ouverte devant lui en l'espèce. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, rappelant qu'elle ne peut adresser d'injonction à l'administration en dehors des cas prévus par la loi.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2025, M. B... A..., représenté par Me Enama, demande au tribunal :
1°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident dans un délai d’un mois à compter de la signification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
3. Dans sa requête, M. A... se borne à demander au tribunal à ce qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et ne contient ainsi pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative implicite ou explicite. Par suite, les conclusions présentées par M. A... sont manifestement irrecevables, de sorte qu’il y a lieu, en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter sa requête.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet du Val-de-Marne.
Le vice-président,
R. Combes
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,